Téhéran et la Russie

Publié le par Adriana Evangelizt

Et bien voilà un article paru sur le quotidien russe Ria Novosti qui explique beaucoup de choses. Et notamment pourquoi Poutine réagira forcément si Bush attaque l'Iran comme il a attaqué l'Irak. Ce que Cheney va faire de toute façon. On comprend mieux pourquoi Chirac a aussi évoqué les frappes nucléaires. Il doit très bien savoir ce que trament les USA... et il est l'allié de Poutine. Ceux qui croient qu'il a voulu parler de l'Iran se trompent. Il a d'ailleurs dit qu'il développerait plus tard ce sujet... mais nous sommes certains d'avoir raison...

Que veut en réalité Téhéran?
 


Pour ne pas aggraver la crise provoquée par le programme nucléaire de l'Iran il faut tout simplement tenter de comprendre ce que veut en réalité Téhéran, écrit le quotidien Vremia novostei. L'Iran veut développer, sur la base du droit international et sous le contrôle de l'AIEA, son programme nucléaire, et ce à des fins exclusivement pacifiques. L'Iran est membre des divers accords sur le contrôle de la non-prolifération des armes nucléaires. Les organes de contrôle ne possèdent aucune preuve confirmant que le programme nucléaire iranien a dépassé le cadre de sa destination pacifique et que Téhéran ne respecte pas ses engagements, écrit Radjab Safarov, directeur général du Centre d'étude de l'Iran contemporain.

Aujourd'hui, beaucoup dépend de la Russie. Moscou est le principal partenaire de Téhéran dans la réalisation de son programme nucléaire. Il ne faut pas oublier que c'est l'Iran qui a sauvé à une certaine époque l'industrie atomique russe. La centrale de Bouchehr a procuré des commandes aux usines russes et a permis à la Russie de développer son industrie atomique. Il ne faut pas oublier que par sa rentabilité l'industrie atomique civile est comparable au commerce des armes.

Les pays occidentaux, en empêchant l'Iran de développer son programme nucléaire, évincent en même temps la Russie du marché énergétique iranien qui lui promet des revenus importants. La construction de la centrale de Bouchehr promet à Moscou des avantages économiques et lui assure une influence politique durable sur l'Iran : le pays clef du monde islamique devient un partenaire stratégique de la Russie.

Il n'est pas difficile de deviner quelle sera la réaction de Téhéran et ce que deviendra la réputation de la Russie si, à ce moment difficile pour l'Iran, elle rejoint les pays occidentaux et vote pour les sanctions, surtout quand on n'a pas oublié ce que Moscou a fait à une certaine époque à l'Afghanistan (en abandonnant Najibullah à la merci des talibans) et qu'elle a délaissé l'Irak il y a deux ans, conclut le politologue.

Sources : RIA NOVOSTI

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans IRAN

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