Irak: l'archevêque de Mossoul retrouvé mort, 18 tués dans un attentat

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Nous étions sûrs de toute façon que l'archevêque Chaldéen serait retrouvé mort car les crapules qui l'ont enlevé puis assassiné ne l'ont fait que dans un seul but, faire de la peine aux chrétiens. De surcroit, il n'a pas été tué par balle, nul doute qu'il aura été torturé avec une haine féroce et qu'il aura subi les mille supplices. Vous aurez noté aussi toutes les morts de soldats américains qu'il y a en ce moment. Le fait que les Etats-Unis n'attaquent pas l'Iran déplait fortement aux mercenaires étrangers qui sont sur le sol irakien. Alors ils se vengent comme ils peuvent. 

 

 

Irak: l'archevêque de Mossoul retrouvé mort, 18 tués dans un attentat

 

Au moins dix-huit personnes ont été tuées jeudi dans un nouvel attentat en Irak, où le corps sans vie de l'archevêque chaldéen de Mossoul (nord) a été découvert près de deux semaines après son enlèvement par des inconnus.

Ce regain de violence intervient à quelques jours du cinquième anniversaire de l'invasion américaine de l'Irak, alors qu'à Washington une nouvelle étude du Pentagone a confirmé l'absence de lien direct entre Saddam Hussein et Al-Qaïda, prétexte avancé en 2003 par l'administration Bush pour justifier la guerre.

Le corps de l'archevêque chaldéen de Mossoul, Faraj Rahou, 65 ans, a été retrouvé jeudi sur les indications de ses ravisseurs en périphérie de cette ville située à 370 km au nord de Bagdad et considérée aujourd'hui comme un fief d'Al-Qaïda.

Mgr Rahou avait été enlevé le 29 février à Mossoul par des hommes armés non identifiés qui avaient tué trois de ses gardes du corps.

Les causes de sa mort n'ont pas encore été établies avec certitude, mais le cadavre du prélat ne portait pas de trace de balle, selon une haute autorité de la communauté chaldéenne en Irak, Mgr Raban al-Qas.

"Nous ne savons pas s'il a été torturé à mort ou s'il est mort de cause naturelle. Mais ce qui est important, c'est qu'il est mort à cause de son rapt", a déclaré Mgr Raban al-Qas.

De Rome, le pape Benoît XVI s'est dit "profondément attristé" par la mort du prélat, le plus éminent dignitaire religieux chrétien à avoir été enlevé en Irak et à mourir alors qu'il était aux mains de ses ravisseurs.

Les chaldéens, des catholiques de rite oriental, constituent la principale communauté chrétienne du pays, et l'une des plus anciennes églises chrétiennes.

A Bagdad, un kamikaze a fait exploser sa voiture piégée en plein milieu d'une petite ruelle commerçante voisine du rond-point d'Abou Nawas, l'un des plus importants carrefours de la capitale.

Au moins 18 personnes ont été tuées et 64 blessées. Sur place, un second occupant du véhicule piégé, descendu quelques instants avant l'explosion et suspecté d'être lui-même un kamikaze portant une veste d'explosifs, était activement recherché par les forces de sécurité.

L'attaque a provoqué d'importants dégâts et des dizaines de magasins ont été endommagés.

Il s'agit du quatrième attentat majeur en Irak depuis début février, alors que l'administration américaine et le gouvernement irakien se félicitaient de la baisse des violences à la suite de la mise en place du plan de sécurité à Bagdad et d'un renforcement des opérations de l'armée américaine dans le reste du pays.

Le 1er février, au moins 98 personnes avaient été tuées dans deux attentats suicide perpétrés par des femmes handicapées sur des marchés animaliers de Bagdad.

Trois semaines plus tard, 48 pèlerins en chemin pour la ville sainte chiite de Kerbala (centre-sud) avaient trouvé la mort dans un autre attentat suicide.

Le 6 mars, un double attentat sur l'une des principales avenues commerçantes historiques de la ville avait fait au moins 68 morts.

Les trois attentats ont été attribués par l'armée américaine à Al-Qaïda.

Celui de jeudi confirme la reprise des attentats de grande envergure dans la capitale, qui connaissait depuis la fin de l'automne une relative accalmie.

A Washington, cinq ans après le début de la guerre en Irak, un rapport du Pentagone n'a finalement "trouvé aucune connexion directe entre l'Irak de Saddam et Al-Qaïda".

Rédigée à partir de l'analyse de 600.000 documents officiels irakiens et de milliers d'heures d'interrogatoires d'anciens collaborateurs du défunt dictateur, cette étude a été publiée dans la discrétion.

Elle ne fait que confirmer de précédents rapports rédigés par la Commission d'enquête sur le 11-Septembre ou encore par les services de l'inspecteur général du Pentagone en 2007.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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