Le traficant d'armes Viktor Bout presque emmené de force aux USA

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Le traficant d'armes Viktor Bout

presque emmené de force aux USA

 

 

Un avocat représentant le trafiquant d'armes russe présumé Viktor Bout a affirmé lundi que son client avait dû se défendre physiquement pour éviter d'être emmené de force aux Etats-Unis lors de son arrestation.

Yan Dasgupta, un des trois avocats russes représentant Viktor Bout, a déclaré à la presse étrangère que juste après son interpellation le 6 mars dans un grand hôtel de Bangkok, des responsables thaïlandais et américains avaient cherché, par des pressions physiques et psychologiques, à lui faire prendre un avion pour les Etats-Unis, "sans suivre la procédure adéquate d'extradition". Viktor Bout "a fait tout ce qu'il a pu, y compris de la résistance physique", pour éviter un départ vers les Etats-Unis où il est accusé d'avoir apporté un soutien matériel à la guérilla marxiste colombienne, a indiqué M. Dasgupta.

L'avocat a précisé que ce sont les Thaïlandais qui ont mené ces efforts, en présence d'agents américains qui ont cherché à poser des questions à l'homme d'affaires russe. Interrogé à ce sujet, un porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis à Bangkok a déclaré ne pas être au courant des accusations de coercition, tout en précisant que les Etats-Unis avaient entamé les démarches en vue d'obtenir l'extradition de Bout. La période de détention provisoire en Thaïlande du trafiquant d'armes présumé expire mercredi, mais les autorités policières peuvent prolonger cette détention pendant 84 jours, jusqu'au 30 mai, sans inculpation formelle, dans l'attente de résultats d'enquête.

Décrit en Occident comme un "marchand de mort" pour les fournitures d'armes qu'on lui attribue depuis quinze ans entre l'Afrique et l'Amérique du sud en passant par l'Afghanistan, Viktor Bout est apparemment tombé dans un piège en Thaïlande, tendu par l'Agence anti-drogue américaine (DEA). Selon les autorités américaines, l'homme d'affaires russe, âgé de 41 ans, était venu à Bangkok pour finaliser une transaction portant sur la fourniture de missiles et de lance-roquettes aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), organisation qualifiée de "terroriste" par Washington.

L'avocat thaïlandais de Viktor Bout a déjà demandé en vain la semaine dernière une mise en liberté sous caution. Par ailleurs, la chambre du conseil de Bruxelles a ordonné le non-lieu, sur base des délais de prescription dépassés, dans le dossier instruit à l'encontre du trafiquant d'armes, selon des informations diffusées lundi par le quotidien La Dernière Heure. Le Russe était au centre d'un dossier de blanchiment et organisation criminelle instruit au parquet de Bruxelles depuis le début des années 2000.

Sources 7 sur 7

Posté par Adriana Evangelizt

 

Publié dans Poutine Bush

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