Trafic d'organes en Serbie : Carla Del Ponte accuse

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Mais c'est sûr qu'elle dit la vérité. Il se passe la même chose en Irak comme nous l'avons signalé ICI et ailleurs... partout où les gens sont assassinés pour rien, c'est pour ça. Au billot, les assassins !


Carla Del Ponte accuse

 

L'actuel premier ministre du Kosovo, Hashim Thaçi, et d'autres dirigeants de l'ancienne Armée de libération du Kosovo (UCK) auraient été impliqués dans un vaste réseau de trafic d'organes dont quelque 300 prisonniers serbes auraient été victimes à l'été 1999.

C'est du moins ce qu'affirme l'ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), Carla Del Ponte, dans le livre La Chasse: Moi et les criminels de guerre, écrit en collaboration avec un ancien journaliste du New York Times, Chuck Sudetic. Le livre vient d'être publié en Italie.

Selon Mme Del Ponte, des Serbes capturés par l'UCK auraient ainsi été envoyés à Burrel, en Albanie, après que les forces serbes et yougoslaves du Kosovo eurent quitté le Kosovo sous la pression de l'OTAN. Ils y étaient maintenus captifs en attendant que des chirurgiens prélèvent leurs organes, qui étaient acheminés vers des cliniques à l'étranger. Certains auraient été opérés plus d'une fois avant d'être tués.

Mme Del Ponte ne nomme pas de sources précises pour appuyer ses dires, mais évoque des « journalistes fiables » et la MINUK, l'administration civile de l'ONU au Kosovo.

Elle soutient que des enquêteurs du TPI se sont rendus à l'endroit où se seraient déroulés ces crimes en 2003 et y ont trouvé « des traces de sang, [...] une seringue, des flacons vides de médicaments, dont un utilisé lors d'interventions chirurgicales. Comme preuve, c'est malheureusement insuffisant », peut-on lire dans le livre, selon un extrait publié par le quotidien Le Monde.

Un livre qui provoque des remous

Selon l'AFP, la Serbie compte maintenant demander au TPI d'enquêter sur cette affaire. Le responsable serbe de la coopération avec le tribunal de La Haye, Dusan Ignatovic, affirme qu'il faut que cette enquête « soit rouverte immédiatement et qu'elle soit menée jusqu'au bout ». À défaut d'une réponse favorable du TPI, dit-il, la Serbie demandera que ces informations lui soient transférées afin qu'elle puisse enquêter elle-même.

La ministre kosovare de la Justice, Nekibe Kelmendi, a pour sa part qualifié les affirmations de Mme Del Ponte de « fabrications ». « Si elle était au courant de ces événements, elle devrait être inculpée de retenue de preuves et de dissimulation de ces crimes », a-t-elle déclaré à l'agence.

La publication du livre de Mme Del Ponte cause des maux de tête au ministère suisse des Affaires étrangères, qui en a fait son ambassadrice en Argentine. Le ministère lui a formellement interdit de participer à toute activité de promotion du livre.

Le Kosovo a officiellement proclamé son indépendance de la Serbie le 17 février dernier, malgré la ferme opposition de Belgrade, qui juge que la sécession de la province est illégale. L'indépendance du Kosovo a néanmoins été reconnue par les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie et de nombreux autres pays européens. La Russie s'est rangée du côté de Belgrade.

Sources Radio - Canada

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Poutine Bush

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