L'administration Bush, visée par un ancien collaborateur, se défend

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L'administration Bush, visée par un ancien collaborateur, se défend



La diffusion d'extraits, mercredi 28 mai, de What happened : inside the Bush White House and Washington's culture of deception (Ce qui s'est passé : au cœur de la Maison Blanche de Bush et la culture de la désinformation à Washington), un livre à charge de l'ancien porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan contre l'administration Bush a provoqué un mini-séisme au sein de la classe politique américaine.

M. McClellan accuse notamment George Bush d'avoir caché les vraies raisons de la guerre en Irak et d'avoir raté l'opération de sauvetage après le passage du cyclone Katrina. Mais plus que le président lui-même, qu'il dit toujours "admirer", c'est son entourage et la culture du secret qu'ils défendent qui font l'objet des plus âpres attaques. M. McClellan, qui dit avoir été incité à démissionner en 2006 après "l'affaire Valerie Plame", s'en prend particulièrement à deux anciens conseillers de la Maison Blanche, Lewis "Scooter" Libby et Karl Rove.

"S'IL AVAIT DES SCRUPULES MORAUX, IL AURAIT DÛ LE DIRE"

Les deux hommes ont immédiatement réagi dans des interviews télévisées séparées, mercredi. Sur Fox News, chaîne pour laquelle il est désormais consultant, M. Rove a balayé les attaques à son encontre, estimant que Scott McClellan ressemble désormais "à un blogueur de gauche". "S'il avait des scrupules moraux, il aurait dû le dire", a lancé l'ancienne éminence grise de George Bush. M. Libby a également souligné que l'ancien porte-parole n'avait jamais élevé d'objections à l'époque contre les méthodes qu'il dénonce aujourd'hui.

L'actuelle porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino, a indiqué que George Bush était "étonné" par le contenu du livre. "Il ne reconnaît pas le Scott McClellan qu'il a engagé et en qui il avait confiance et qui a travaillé avec lui pendant de si longues années, a-t-elle déclaré. Et il est déçu que, s'il avait ces préoccupations et ce point de vue, il ne l'ait jamais approché, lui ou quelqu'un d'autre dans son équipe."

A mesure que les extraits étaient plus largement diffusés dans les médias américains, d'autres anciens membres du cabinet Bush sont intervenus pour donner leur avis. L'ancien conseiller de Scott McClellan a repris la même argumentation que ses anciens collègues, déclarant que M. McClellan lui apparaissait désormais "comme une personne totalement différente". "Sa décision de faire connaître publiquement des doutes dont il n'avait jamais fait part auparavant" est "une erreur", a-t-il estimé.


Sources Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

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