La manipulation Al Qaïda bat son plein en Algérie

Publié le par JC

Ils disent que l'attentat est imputé à Al Qaïda mais l'on n'a aucune preuve de quoi que ce soit. Les bombes actionnées à distance, pour nous, c'est signé. La hargne et la haine des forces déstabilisatrices qui sont en action au Proche et Moyen-Orient -et veulent mettre tous les pays Arabes au pas- est en train d'atteindre un tel paroxysme qu'ils sont capables de toutes les horreurs. Le grand tort de Bouteflicka c'est de tenir compte de ce qui se perpètre en Palestine et de poser ses conditions pour la fameuse Union de la Mediterranée. Et ça, ça ne plaît pas en haut lieu. Parce que figurez-vous que l'on n'est pas libre de faire ce que l'on veut dans ce monde. C'est le Sionisme qui mène la ronde. Enfoncez vous ça dans la tête. Et sûr que Bouteflicka sait très bien pourquoi il y a des attentats dans son pays.

 

 

Poussée de la violence islamiste en Algérie

 

par Amir Akef, Alger, Le Monde

 

L'attentat imputé à Al-Qaida au Maghreb, qui a tué dimanche soir un ingénieur français, est le quatrième en cinq jours.

Un double attentat à la bombe, imputé à Al-Qaida au Maghreb, a fait, dimanche soir, 12 morts au moins, dont un ingénieur français, dans la localité de Beni Amrane, située à environ 80km à l'est d'Alger. L'ingénieur français, employé par l'entreprise Razel, en charge de travaux dans un tunnel ferroviaire au niveau de Lakhdaria (Palestro), et son chauffeur ont été tués les premiers par l'explosion d'une bombe actionnée à distance. Deux autres occupants de la voiture s'en seraient sortis indemnes.

Huit militaires et deux secouristes de la protection civile qui leur portaient secours ont été tués, un quart d'heure plus tard, dans
l'explosion d'une autre bombe. Ce lourd bilan, livré par des sources diplomatiques, a été démenti lundi par le Ministère de la défense, qui a indiqué la mort du ressortissant français et de son chauffeur algérien. «Le bilan rapporté par certains organes d'information est dénué de tout fondement», souligne le ministère. Un convoi de l'entreprise française de travaux publics Razel avait déjà été la cible d'une attaque le 21 septembre 2007, dans la même région de Lakhdaria, faisant 9 blessés dont deux Français et un Italien.

Ces derniers jours,
les groupes terroristes ont multiplié les attaques, au moment où l'Algérie accueillait le 15e Forum méditerranéen et que s'ouvrait la Foire internationale d'Alger, occasion traditionnelle d'un grand afflux des opérateurs étrangers.

Six militaires ont été tués jeudi dernier à Cap Djinet, à l'est d'Alger, dans l'explosion d'une bombe visant leur convoi. La veille, deux attentats simultanés avaient ciblé une caserne de la garde républicaine à Bordj el-Kiffan. Au total, ce sont donc quatre attentats qui se sont produits, ces cinq derniers jours, dans la région d'Alger, faisant une vingtaine de morts.

Depuis 2006,
les étrangers travaillant en Algérie sont la cible de la nébuleuse d'Al-Qaida. Sans céder à l'alarmisme, les ambassades occidentales ont donné des consignes de sécurité très strictes à leurs ressortissants.

Le 20 septembre 2007, le numéro deux d'Al-Qaida,
Ayman al-Zawahiri, avait appelé à «nettoyer le Maghreb islamique des fils de la France et de l'Espagne». L'attaque la plus meurtrière a eu lieu le 11 décembre 2007, lorsqu'un double attentat-suicide visant les sièges du PNUD et du Conseil constitutionnel à Alger avait provoqué la mort de 37 personnes, dont 17employés de l'ONU. La multiplication des attentats-suicides a poussé les autorités à mettre en place un dispositif de sécurité drastique et contraignant, notamment à Alger, afin de rassurer les entreprises étrangères.

L'ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), le dernier groupe islamiste armé algérien qui a refusé de déposer les armes dans le cadre de la politique de réconciliation du président Abdelaziz Bouteflika, compterait encore un millier de membres. Depuis son ralliement public à Al-Qaida en 2006, et sous son nouveau nom de Branche d'Al-Qaida au Maghreb islamique, il s'est tourné vers un terrorisme spectaculaire et meurtrier, introduisant pour la première fois les opérations kamikazes en Algérie. Il a annoncé à plusieurs reprises que les étrangers seraient sa cible. De nombreuses entreprises étrangères sont actives en Algérie dans les grands chantiers d'infrastructures lancés ces dernières années par le gouvernement.

Après l'attentat de septembre 2007,
l'entreprise Razel avait indiqué que sa présence en Algérie n'était pas remise en cause, mais qu'elle allait réexaminer les mesures de sécurité pour son personnel. Des familles de cadres étrangers ont quitté le pays, mais les entreprises étrangères ont maintenu leurs activités tout en adoptant des mesures de sécurité plus strictes. La plupart des cadres de grandes entreprises qui résidaient en ville, parmi la population, se sont installés dans les grands hôtels sécurisés de la capitale. Ce nouvel attentat ciblant une entreprise étrangère risque d'être de mauvais effet alors que l'Algérie, qui souhaite attirer les investisseurs, a mis sur pied un ambitieux plan de relance de l'activité touristique.

 

Sources Le Temps 

Posté par Adriana Evangelizt 

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