Le président de la Fed, Ben Bernanke, s'alarme du risque d'inflation aux Etats-Unis

Publié le par JC




Le président de la Fed, Ben Bernanke, s'alarme du risque d'inflation aux Etats-Unis




L
a Réserve fédérale américaine (Fed) ne laissera pas s'installer chez les acteurs de l'économie l'idée que l'inflation va accélérer, a averti, lundi 9 juin, son président, Ben Bernanke, qui s'exprimait à la conférence annuelle de la Fed à Boston. Le comité de politique monétaire de la Fed "résistera fortement à une érosion des attentes d'inflation à long terme, car un dérapage de ces attentes risquerait de déstabiliser la croissance autant que l'inflation", a-t-il expliqué, selon le texte de son
intervention diffusé à la presse. Il a souligné que l'augmentation du coût des matières premières – à la fin de la semaine dernière, le marché du pétrole a connu les deux séances les plus frénétiques de son histoire, les cours prenant 16 dollars au total sur les séances de jeudi et vendredi, le baril culminant à 139,12 dollars à New York – contribue à cette menace. "Les dernières augmentations des prix de l'énergie ont renforcé les risques de hausse de l'inflation et les anticipations inflationnistes", a-t-il argumenté.

La Fed doit examiner le niveau de ses taux directeurs lors de la prochaine réunion de son comité de politique monétaire, les 24 et 25 juin. La mise en garde de M. Bernanke contre l'inflation, la troisième en une semaine, semble le rapprocher de la faction anti-inflation du comité de politique monétaire, le FOMC (Federal Open Market Committee), dirigée par les présidents des Réserves fédérales de Dallas et de Philadelphie, Richard Fisher et Charles Plosser. M.  Fisher a déclaré lundi à la chaîne de télévision CNBC qu'un dollar faible pourrait déboucher sur un cercle vicieux de hausse de l'inflation et de ralentissement de la croissance.

LE RISQUE D'UN RETOURNEMENT DE L'ÉCONOMIE S'ÉLOIGNE

M. Bernanke a par ailleurs estimé qu'en dépit des récentes mauvaises nouvelles sur le front du chômage, les derniers indicateurs économiques n'avaient érodé que "modestement" les perspectives pour la croissance. Le président de la Fed a estimé que le risque de ''retournement substantiel'' de l'économie américaine s'était éloigné, malgré une remontée significative du taux de chômage en mai. Le chômage a bondi à 5,5 % de la population active en mai aux Etats-Unis, contre 5 % en avril, et l'économie a perdu des emplois pour le cinquième mois consécutif, 49 000 postes étant supprimés après 28 000 le mois précédent. Le chômage est ainsi revenu à son plus haut niveau depuis octobre 2004, et il a connu sa hausse la plus forte depuis février 1986.

Toutefois, "sur le reste de l'année 2008, les effets des mesures de relance monétaire et budgétaire, un reflux progressif du poids de la construction résidentielle, de nouveaux progrès dans le rétablissement des marchés financiers et du crédit, et une demande toujours forte à l'étranger devraient contrebalancer les vents contraires que connaît l'économie", a-t-il développé. Il a tout de même signalé que la contraction du marché immobilier et la flambée continue des matières premières énergétiques faisaient peser un risque sur ce pronostic.

Sources
Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LE DANGER DES USA

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