L'Iran tire des missiles en pleine crise sur le nucléaire

Publié le par JC

On peut lire : Israël, assurant ne rechercher "ni le conflit ni les hostilités avec l'Iran", a exprimé ses inquiétudes. Il vaut mieux entendre ça que d'être sourd. Cela fait des mois qu'ils s'activent comme des forcenés tant aux USA qu'en Europe pour qu'il y ait justement un conflit. On ne parlera même pas des menaces proférées par tous les bellicistes sionistes. Mais ils assurent qu'ils ne recherchent ni le conflit ni les hostilités avec l'Iran. C'est fou comme on les croit.




L'Iran tire des missiles en pleine crise sur le nucléaire




Les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime islamique de Téhéran, ont tiré mercredi un missile capable d'atteindre Israël, provoquant l'inquiétude internationale au moment où Américains et Israéliens n'écartent pas l'option militaire dans la crise du nucléaire iranien.

Selon la chaîne de télévision iranienne en arabe Al-Alam, neuf missiles ont été lancés dans le cadre de manoeuvres, notamment un "Shahab 3 équipé d'une charge conventionnelle, d'un poids d'une tonne et d'une portée de 2.000 km", soit deux fois la distance séparant la frontière ouest de l'Iran d'Israël.

La chaîne iranienne en anglais Press-TV a diffusé des images du lancement du Shahab 3 dans une zone désertique non identifiée d'Iran.

Selon l'agence Fars, le missile, dont les premiers tests remontent à 2006, emportait une "tête à fragmentation" permettant d'effectuer "une sorte de bombardement (...) des bases militaires, des lieux de regroupement des soldats et des navires ennemis".

Ces tirs interviennent dans une période de tension croissante avec l'Occident alors que Téhéran refuse de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium soupçonné de servir des ambitions militaires.

Du sommet du G8 au Japon, les Etats-Unis ont demandé la fin du programme de missiles balistique de Téhéran, qui selon eux "peuvent être utilisés comme vecteur militaire pour une éventuelle arme nucléaire".

"La production de missiles balistiques par l'Iran constitue une violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et est totalement incompatible avec les obligations de l'Iran" envers la communauté internationale, a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe.

"C'est la preuve que la menace d'un missile iranien n'est pas le fruit de l'imagination", a renchéri la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice en visite en Bulgarie, en référence au projet américain d'installer un bouclier antimissile en Europe de l'Est.

Israël, assurant ne rechercher "ni le conflit ni les hostilités avec l'Iran", a exprimé ses inquiétudes. "Personne au sein de la communauté internationale ne devrait rester indifférent aux programmes nucléaire et balistique iraniens", a déclaré le porte-parole du Premier ministre Ehud Olmert, Mark Regev.

La France a accueilli "avec préoccupation" l'annonce du tir du missile iranien, estimant que ces essais ne "peuvent que renforcer les inquiétudes de la communauté internationale". L'Allemagne a pour sa part appelé Téhéran à renoncer à "toute tentative d'intimidation". Berlin a regretté un "geste de mauvaise volonté" de l'Iran alors que les grandes puissances examinent la réponse iranienne à une offre de coopération en échange de la suspension de ses activités nucléaires les plus sensibles.

Selon l'agence Fars, le haut représentant diplomatique de l'Union européenne Javier Solana se rendra le 19 juillet en Iran pour discuter de ce dossier. La porte-parole de M. Solana, Cristina Gallach, s'est refusée à confirmer cette date, parlant seulement d'une rencontre avec des responsables iraniens "avant la fin du mois de juillet".

Les Gardiens de la révolution ont commencé lundi des manoeuvres intitulées Grand Prophète III dont l'objectif est d'améliorer leurs "capacités de combat".

Des navires britanniques et américains avaient de leur côté achevé mardi cinq jours de manoeuvres dans le Golfe visant à protéger des installations pétrolières, selon la 5e flotte américaine basée à Bahreïn.

Le chef d'état-major de l'armée iranienne avait averti samedi que son pays fermerait le détroit d'Ormuz, à l'entrée du Golfe, par où transite environ 40% du pétrole mondial, si ses intérêts étaient en jeu.

Mardi, l'Iran avait menacé de "mettre le feu" à Tel-Aviv et à la flotte américaine dans le Golfe en cas d'attaque contre ses installations nucléaires.

Washington a minimisé ces menaces et répété mardi vouloir régler le conflit par la voie diplomatique. Mais les Etats-Unis, comme Israël, n'ont pas exclu un recours à la force pour empêcher l'Iran d'acquérir la bombe atomique.

 Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans IRAN ISRAEL

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