Le procès de l'ex-chauffeur de Ben Laden, une plongée dans le quotidien d'Al Qaïda

Publié le par JC

Il se murmurerait que le fameux chauffeur de ben Laden, Salim Hamdan, serait du même gabarit qu'un Zarqaoui, une marionnette ou un figurant, c'est selon. Déjà, le fait qu'il suppute que ben Laden aurait laissé entendre qu'il était l'organisateur du 11/9 ou de l'attaque du USS Cole prouve qu'il ment. Car il n'existe absolument aucune preuve que ben Laden soit impliqué mais pas mal de suspicion règne quant à la participation des israéliens. Voir la video en anglais, ci-dessous.




 




Le procès de l'ex-chauffeur de Ben Laden, une plongée dans le quotidien d'Al Qaïda



BASE NAVALE DE GUANTANAMO(AFP) (AFP) — Les jurés militaires du procès de Salim Hamdan, ancien chauffeur de Ben Laden, ont été plongés mercredi dans le quotidien du chef d'Al Qaïda entre 1998 et 2001, jusqu'à ce que l'accusé quitte la salle d'audience.

 

Salim Hamdan a quitté la salle d'audience de son procès, devant un tribunal militaire d'exception à Guantanamo, pour protester contre la diffusion d'une vidéo de son premier interrogatoire, fin 2001, présentée par l'accusation.

"Quand je suis là, mes avocats peuvent parler, quand je ne suis pas là, ils ne peuvent pas", a déclaré M. Hamdan, interrogé sur son départ par le président, Keith J. Allred, juge militaire. Un de ses avocats a expliqué qu'il ne souhaitait "pas voir cette vidéo".

"Nous allons continuer à regarder cette vidéo parce que c'est une preuve", a insisté l'amiral Allred, mais l'accusé est néanmoins sorti, encadré de deux militaires.

Un premier film, de piètre qualité, montre M. Hamdan qui portait alors une barbe fournie deux jours après son arrestation en Afghanistan, en novembre 2001, à même le sol, les mains entravées et sous la surveillance d'un garde armé.

On y voit l'accusé, poursuivi pour "complot" et "soutien matériel au terrorisme", répondre maladroitement à une avalanche de questions sur les objets qu'on a retrouvés dans la voiture qu'il conduisait, dont deux missiles sol-air.

"Ce ne vous pose pas de problème d'avoir des missiles dans votre voiture?", demande l'interrogateur, "la voiture ne m'appartenait pas" puis "c'est la sienne, il les mis là" et "il m'a dit qu'il ne devrait pas y avoir de problème avec ça".

Sur une deuxième vidéo à l'image également peu nette, d'un interrogatoire plus tardif, M. Hamdan est assis en tailleur les mains libres et se plaint d'une douleur à la cheville.

Lors de ce deuxième interrogatoire, à une date inconnue, M. Hamdan donne sans se faire prier le nom du propriétaire de la voiture et regarde son interlocuteur l'air effrayé.

Cité par l'accusation, Ali Sufan, un agent du FBI expert de l'organisation terroriste Al-Qaïda, qui parle couramment arabe et a interrogé plusieurs fois l'accusé en 2002 et 2003, avait auparavant détaillé les relations qui existaient entre le chef d'Al Qaïda et son chauffeur.

Le premier échange entre les deux hommes a été plutôt confiant puisque M. Hamdan vient de la même région du Yémen que le père de ben Laden, a-t-il témoigné. Selon lui, il existait autour du chef terroriste une petite cour de fidèles employés qui s'entendaient très bien entre eux, lui vouaient une admiration sans borne et en lesquels il avait une absolue confiance.

Ainsi en était de Salim Hamdan, âgé aujourd'hui d'une quarantaine d'années, dont plus de six enfermé à Guantanamo, et qui a épousé en 1999 la soeur d'un autre employé, sur les conseils du chef terroriste.

"Il a été choisi par ben Laden" comme chauffeur, "parfois le principal, parfois non" mais "les choses étaient très fluides", a détaillé M. Sufan.

Au fil des questions du procureur John Murphy, le témoin a suivi la chronologie des événements.

Sur les attentats contre les ambassades du Kenya et de Tanzanie en 1998, l'accusé a "entendu une conversation" entre ben Laden et un de ses lieutenants. Mais ce n'est qu'après, que M. Hamdan "a vu et entendu des responsables d'Al-Qaïda regarder une vidéo et décrire les erreurs tactiques qui avaient été faites", a encore témoigné Ali Sufan.

"M. Hamdan a compris qu'ils étaient impliqués dans Al-Qaïda et dans les attentats? Est-il parti?", a interrogé le procureur. "Non", a répondu M. Sufan.

M. Hamdan était au Yémen quand il a entendu parler de l'attentat sur le navire américain USS Cole, en 2000. Quand il a repris son service auprès de ben Laden et lui a dit qu'il pensait qu'Al Qaïda n'était pas derrière cette attaque, celui-ci a explicitement souri, a encore rapporté M. Sufan.

Quant aux attentats du 11 septembre, comme souvent puisqu'il organisait les allées et venues d'un endroit à l'autre de l'Afghanistan, M. Hamdan savait "qu'une opération était en cours et qu'ils allaient devoir partir", a encore décrit M. Sufan.

Kaboul d'abord, puis Jalalabad. "Ben Laden disait +il faut partir+ et +on s'arrête là+", sans partager avec personne, pas même ses fidèles, le secret de chaque destination, a-t-il encore expliqué.

Au cours de l'un de ces trajets, M. Hamdan a entendu sur le siège arrière une conversation pendant laquelle "ben Laden était content du résultat" des attentats et se réjouissait d'avoir "tué plus de personnes que prévu". Puis, une autre conversation sur le "quatrième avion" qui "aurait pu avoir le dôme".

Le 11 septembre, outre les 3 avions qui ont frappé les tours du World Trade center à New York et le Pentagone, un quatrième avion s'est écrasé en Pennsylvannie (est). L'objectif des pirates de l'air semble avoir été le Capitole à Washington, pourvu d'un dôme.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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