Le président afghan accusé de couvrir le trafic de drogue

Publié le par JC

Alors dans l'article précédent de Thierry Meyssan, il est dit : Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.

Il est quand même curieux que ce Mr Thomas Schweich, tout d'un coup, accuse Karzaï... il accuse tout le monde sauf la CIA... étrange.



Le président afghan accusé de couvrir le trafic de drogue




Le président afghan, Hamid Karzaï, entrave la lutte contre le trafic de stupéfiants et protège les barons de la drogue, affirme un ancien diplomate américain dans une tribune à paraître dimanche dans le New York Times magazine.

"S'il est vrai que les ennemis taliban de Karzaï financent (leur insurrection) grâce au commerce de drogue, beaucoup de ses partisans le font aussi", écrit Thomas Schweich, chargé jusqu'au mois dernier auprès de l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul de la lutte contre le trafic de drogue.

"La narco-corruption a atteint le sommet du gouvernement afghan", ajoute-t-il, soulignant que les trafiquants achètent les faveurs de centaines de chefs de la police, magistrats et autres responsables.

Selon Thomas Schweich, le président Karzaï profiterait de la situation pour accuser les Occidentaux de tous les maux et être réélu en 2009. Il a répondu jeudi que l'explosion du trafic de drogue, considéré comme une menace pour la pérennité de l'Etat, n'était pas imputable à l'Afghanistan.

"Comme je l'ai dit il y a deux ans, l'Afghanistan n'est pas en cause (...) Désespérée, en guerre, la nation afghane (...) a été forcée de recourir à cela", a dit le président afghan lors d'une conférence de presse aux côtés du secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer.

"Sans doute certains Afghans sont des trafiquants de drogue, mais la majorité d'entre (les trafiquants) font partie de la mafia internationale qui ne vit pas en Afghanistan", a-t-il dit.

Hamid Karzaï a souligné que les autorités avaient emprisonné des centaines de criminels et demandé une solution sérieuse pour combattre cette menace.

Thomas Schweich, qui a démissionné du service des stupéfiants du département d'Etat le mois dernier, juge néanmoins que le gouvernement afghan n'est pas le seul fautif dans l'expansion du trafic.

Il reproche au Pentagone son refus d'envoyer des renforts et l'idée que l'éradication du trafic doit attendre la fin de la guerre, alors que c'est l'argent de la drogue, assure-t-il, qui entretient l'insurrection.

Il condamne enfin les réticences des alliés au sein de l'Otan à s'impliquer dans cette lutte. "Une étrange cabale d'Européens timorés, de médias aveugles, d'Afghans corrompus, d'officiers du Pentagone bornés, de démocrates aux motivations politiciennes et de taliban ont empêché la mise en oeuvre d'un programme anti-drogue efficace", conclut-il.

La culture du pavot s'est rapidement développée depuis 2006 en Afghanistan. Le pays fournit actuellement 90% de l'héroïne mondiale. Selon Thomas Schweich, les destructions de champs de pavot cette année représenteront le tiers de celles de 2007.

Anthony Boadle, avec Hamid Shalizi à Kaboul, version française Grégory Blachier

Sources
L'Express

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans AFGHANISTAN

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