Crise financière: rejet du plan Paulson, Bourses mitigées en Asie et Europe

Publié le par JC

ON se retrouve exactement dans la même situation que lorsque la seconde guerre a commencé. Tout est identique, y compris la France qui choisit le mauvais cheval en s'alignant sur Bush grâce à Sarkozy. Bon, faut dire qu'il a dû comprendre plus ou moins son erreur vu tout ce qu'il fait pour la Russie. Sarkozy est un mec qui apprend sur le tas, il ne connaissait que dalle en politique. Il fait comme Poutine en son temps. Il apprend. Mais ses mauvaises alliances continuent de nuire à la France. Nous posons juste après un article qui montre que la France lors de la dernière guerre s'était entendu avec Hitler pour céder une partie de la Tchécoslovaquie à Hitler et avait fait un enfant dans le dos à la Russie. Ca ne vous rappelle rien ? Si on dit Kosovo ?




Crise financière: rejet du plan Paulson, Bourses mitigées en Asie et Europe



Après avoir fait rechuter Wall Street et contaminé les Bourses en Asie, l'onde de choc provoquée par le rejet lundi du plan de sauvetage des banques par le Congrès américain a atteint l'Europe mardi, où l'on craignait de nouvelles victimes dans le secteur de la finance.

Les 23 voix d'avance (228 contre 205) du "non" au plan du secrétaire au Trésor Henry Paulson ont cependant été encaissées avec une relative sérénité par les investisseurs en Europe, les principales places boursières évoluant autour de l'équilibre après avoir toutes ouvert dans le rouge.

A 09H15 GMT, le Footsie ne cédait que 0,38% à Londres et le Dax 0,93% à Francfort. Le CAC 40 était en territoire positif (+0,20%) à Paris.

Les deux Bourses de Moscou, le RTS et le Micex, suspendues dès l'ouverture, ont repris les cotations à 08Hh30 GMT, en baisse. A 09H15 GMT, le RTS cédait 3,44%.

Le Vieux continent a réagi moins dramatiquement que Wall Street à la décision surprise des parlementaires. Plus durement touché qu'après les attentats du 11 septembre 2001, le Dow Jones a perdu 6,98% lundi, soit une perte jamais vue approchant les 800 points, et le Nasdaq 9,14%.

De même, les marchés d'Asie ont vécu une journée globalement sombre mardi, tirés vers le bas par l'échec du plan Paulson qui prévoyait de débloquer 700 milliards de dollars afin d'éponger les créances douteuses des banques dans l'immobilier.

Si le Nikkei a abandonné 4,12% à Tokyo, le Hang Seng a clôturé en hausse de 0,8%, après avoir ouvert sur un plongeon de 5,6%, et le Straits Times n'a perdu que 0,10% à Singapour. Toujours en séance, le Sensex progressait de 1,94% à 09H15 GMT à Bombay.

Le président américain George W. Bush, "déçu" de la décision des députés, doit faire une déclaration mardi à 12H45 GMT. "L'enjeu est trop important pour que l'on se permette d'échouer", a insisté lundi soir M. Paulson.

Un nouveau scrutin ne devrait pas intervenir avant jeudi, le Congrès étant théoriquement fermé mardi et mercredi pour cause de Nouvel an juif.

Du côté des analystes, on ne voulait pas croire mardi à un rejet durable du plan Paulson. Si le projet n'est pas adopté, "je crois que nous aurons une très profonde récession, au lieu d'en avoir une courte", a estimé Robert MacIntosh, chef économiste d'Eaton Vance.

Dans un entretien mardi au quotidien italien La Stampa, le prix Nobel d'économie américain Joseph Stiglitz a dit s'attendre à une longue période de récession aux Etats-Unis et à la victoire du démocrate Barack Obama à la présidentielle de novembre.

En attendant, les grands argentiers faisaient feu de tout bois pour tenter d'enrayer la crise. Mardi la Banque du Japon (BoJ) a encore injecté 3.000 milliards de yens (19,5 milliards d'euros) dans le système bancaire nippon, intervenant pour la 10e journée ouvrable consécutive.

La Réserve fédérale américaine a doublé lundi à 620 milliards de dollars les lignes de crédit accordée aux autres banques centrales. Et la Banque centrale européenne a alloué mardi 190 milliards d'euros.

Côté politique, on se mobilise également.

Les gouvernements belge, français et luxembourgeois ont décidé mardi d'injecter 6,4 milliards d'euros dans le bancassureur franco-belge Dexia, deuxième victime en Belgique de la crise financière après le belgo-néerlandais Fortis. Lundi, le titre Dexia avait dévissé de près de 30% et le titre, après une suspension mardi en début de séance, reprenait 10,25% à Paris. Les deux dirigeants de la banque, Pierre Richard et Axel Miller, ont démissionné mardi. Le gouvernement belge suivait également de près la situation des banques ING et KBC.

Aux Etats-Unis, la quatrième banque américaine, Wachovia, a été rachetée dans l'urgence par Citigroup lundi, sous l'égide des pouvoirs publics américains. Cette disparition vient s'ajouter à la faillite de Lehman Brothers, au rachat de Washington Mutual et de Merrill Lynch et au renflouement d'AIG.

Au Royaume-Uni, le gouvernement a été contraint lundi de nationaliser la banque Bradford & Bingley.

Le gouvernement irlandais a annoncé mardi la mise en place d'une garantie de deux ans sur les dépôts de six grandes banques locales.

En Allemagne, Hypo Real Estate a échappé de justesse à la faillite lundi grâce à une ligne de crédit de 35 milliards d'euros garantie pour l'essentiel par l'Etat.

En Italie, mardi, la cotation de la banque UniCredit à la Bourse de Milan, après avoir franchi sa limite de baisse autorisée, alors que le titre chutait de 9,50%.

A Paris, le président français Nicolas Sarkozy devait réunir dans la matinée les dirigeants des principales banques et compagnies d'assurances françaises pour évoquer leur situation.

"Aucun euro déposé sur un compte en banque ou une assurance-vie ne peut être touché" en France par la crise financière, a assuré le ministre du Budget, Eric Woerth.

Sources : AFP

Posté par Adriana Evangelizt  

Publié dans LE DANGER DES USA

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