Crise financière et flambée du yen sèment l'effroi sur les marchés

Publié le par JC

La dette des Etats-Unis est de 10.025 milliards de dollars, ils vivent sur le crochet du monde et c'est le monde qui va payer. Voilà la vérité. Tout ça par la faute de quelques banquiers véreux qui règnent sur les USA.  

Crise financière et flambée du yen sèment l'effroi sur les marchés



Les marchés d'Asie ont vécu des moments d'effroi mardi, Tokyo subissant un plongeon spectaculaire avant de se ressaisir et les autres places de la région évoluant également dans le rouge, sur fond de crise financière et de dépréciation galopante du dollar face au yen.


Au lendemain d'une dégringolade généralisée des Bourses mondiales, et alors que les gouvernements européens tentaient de rassurer les petits épargnants, les places financières d'Asie ont démarré la journée sur un vent de panique, même si la modération est peu à peu revenue dans les salles de marché.

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a ainsi brièvement plongé sous la barre des 10.000 points pour la première fois en plus de cinq ans après une chute de 5,32% en matinée, avant de réduire les pertes à 2,46% à 03H32 GMT.

"Le marché continue à paniquer", a commenté Satoru Ogasawara, stratège au Crédit Suisse. "A Tokyo, les cours chutent mais le volume des transactions est lourd. Cela veut dire que beaucoup de gens sont tout simplement en train de brader leurs actions à la hâte", a-t-il expliqué.

Selon les opérateurs, c'est principalement la chute du dollar face au yen qui inquiète les investisseurs, car ce phénomène pénalise fortement les exportateurs japonais déjà affectés par le recul de la demande aux Etats-Unis.

Les déboires économiques aux Etats-Unis et en Europe ayant fait de la monnaie japonaise une valeur refuge, le billet vert se rapproche ces derniers jours de la barre psychologique des 100 yens. Il a atteint lundi soir à New York les 100,24 yens, son plus bas niveau en sept mois, mais se reprenait légèrement mardi pour s'échanger à 102,06 yens vers 03H30 GMT.

La propagation de la crise financière en Europe amplifie en outre la chute de l'euro, qui a touché lundi un nouveau plus bas face au billet vert depuis plus de quatorze mois, à 1,3441 dollar. L'euro remontait toutefois aux alentours de 1,3511 dollar mardi vers 03H30 GMT.

La séance boursière était maussade partout en Asie, sans toutefois atteindre les extrêmes vécus à Tokyo. Vers 03H25 GMT, Séoul reculait de 0,92%, Shanghai de 1,81%, Sydney de 0,44%, Singapour de 0,12%, Manille de 2,45% et Taipei de 0,55%. La Bourse de Hong Kong était fermée en raison d'un jour férié.

Lundi, toutes les Bourses mondiales ont connu une journée cauchemardesque. Après avoir perdu plus de 7% en séance, le Dow Jones a reculé de 3,58% à New York en clôture, tombant à son plus bas niveau depuis quatre ans.

Paris a dévissé de 9,04%, le plus fort recul en une séance depuis la création de l'indice CAC-40 en 1988. Londres a cédé 7,85%, Francfort 7,07%, Milan 8,24% et Amsterdam 9,14%. Moscou a dégringolé de 19,1%, une chute record.

Face au risque de panique chez les petits épargnants, les pays européens envisagent de porter de 20.000 à jusqu'à 100.000 euros le seuil minimum de garantie bancaire par personne dans le cas d'une faillite.

Deux sources européennes ont confirmé à l'AFP qu'un projet en ce sens "était sur la table des discussions" des ministres européens des Finances à Luxembourg, qui ont commencé à se réunir lundi au niveau de la seule zone euro, et poursuivront les discussions mardi au niveau de l'ensemble de l'UE.

Actuellement, la législation européenne oblige les pays de l'UE à garantir les dépôts pour un minimum de 20.000 euros par client. Même si de nombreux pays offrent déjà des montants plus importants, comme la France qui garantit jusqu'à concurrence de 70.000 euros. Plusieurs gouvernements européens, notamment l'Irlande, l'Allemagne, le Portugal, l'Espagne et l'Islande, ont par ailleurs annoncé des initiatives unilatérales ces derniers jours.

La mesure la plus spectaculaire est venue d'Allemagne, où la chancelière Angela Merkel a annoncé dimanche la couverture par l'Etat de toute l'épargne des ménages, soit plus de 1.600 milliards d'euros. En Islande, le Premier ministre a annoncé que l'Etat était prêt à prendre le contrôle de toutes les banques du pays pour faire face à la crise financière.

Au Luxembourg, le ministre italien de l'Economie, Giulio Tremonti, comptait proposer à ses homologues la création "d'un fonds commun égal à 3% du PIB", a annoncé le Premier ministre Silvio Berlusconi. L'idée était toutefois peu susceptible de plaire à l'Allemagne et à la France.

Aux Etats-Unis, la première banque du pays, Bank of America, a annoncé lundi qu'elle allait procéder à une augmentation de capital et réduire son dividende pour consolider ses fonds propres, après avoir publié, par anticipation, des résultats en forte baisse pour le troisième trimestre.

"Ce sont les temps les plus difficiles pour les institutions financières qu'il m'ait été donné de vivre dans mes 39 années de banquier", a commenté le PDG Kenneth Lewis.

Par ailleurs, le montant de la dette publique des Etats-Unis a franchi en septembre le cap des 10.000 milliards de dollars, selon le "rapport mensuel sur la dette" disponible lundi sur le site du Trésor américain.

Au 30 septembre, le montant de la dette publique des Etats-Unis en circulation atteignait presque 10.025 milliards de dollars, contre près de 9.646 milliards de dollars fin août, indique ce rapport.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans LE DANGER DES USA

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article