Retrait américain d'Irak: Bagdad veut modifier le projet d'accord avec Washington

Publié le par JC

Le gros os ! Les Irakiens veulent que l'armée américaine gicle fin 2008, or ils ont l'intention de rester jusqu'à fin 2011, histoire de ruiner et de piller davantage le pays. Les seuls qui sont d'accord avec le texte actuel sont les kurdes, fidèles alliés des sionistes et entraînés par eux. Michael Mullen, sioniste notoire de l'armée américaine, menace.. si le texte n'est pas signé en l'état, "il a averti l'Irak qu'il s'exposait à des pertes "significatives" si Bagdad ne signait pas l'accord." Le plus étrange étant qu'il clame "Nous manquons cruellement de temps..." Pense-t-il aux futures élections et au changement de président ? Ou pense-t-il à ce qui "serait" en train de se préparer ??? Car il se murmure qu'un "incident pourrait se produire..." Maccain lui même a dit qu'un incident extérieur pourrait le faire élire. A notre avis, les "cornuts" de Washington qui tirent les ficelles sont en  train de nous concocter quelque chose de copieux pour ne pas que les élections aient lieu. On remarquera aussi que Mullen accuse l'Iran de conseiller aux Irakiens de ne pas voter ce texte. Lui, il ne pas peut cacher pour qui il travaille. Dans tous les cas, on peut s'attendre à une recrudescence d'attentats signés Al Qaïda, bien entendu ! On vous a compris.






Retrait américain d'Irak: Bagdad veut modifier le projet d'accord avec Washington



Le gouvernement irakien a décidé mardi à l'unanimité d'apporter des changements au projet d'accord âprement négocié avec Washington depuis neuf mois et qui prévoit la fin de la présence américaine en Irak d'ici fin 2011.

A Washington, la Maison Blanche a dit attendre de voir quels changements le gouvernement d'Irak réclamait, sa porte-parole admettant qu'un accord sur la présence militaire américaine était "un peu plus compliqué".

Le gouvernement du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki "a décidé à l'unanimité que des changements étaient nécessaires pour permettre que ce texte soit acceptable au niveau national", a déclaré le porte-parole du cabinet Ali al-Dabbagh dans un communiqué.

Le cabinet, qui a étudié quatre heures durant les 31 articles du texte négocié depuis février entre responsables irakiens et américains, a demandé aux ministres de présenter "leurs suggestions pour qu'elles soient incluses dans les négociations avec les Américains", a-t-il ajouté.

Le gouvernement doit approuver le texte avant de le transmettre au Parlement qui pourra ratifier ou rejeter à la majorité simple le projet de loi.

Selon la télévision irakienne al-Charqia, des ministres appartenant aux deux principaux partis sunnite et chiite, le Front de la Concorde nationale et l'Alliance unifiée irakienne, ont pesé de tout leur poids pour imposer l'idée de changements.

Dans une interview à la chaîne Al-Arabiya mise en ligne sur son site, le chef de la diplomatie irakienne Hoshyar Zebari a estimé que le Parlement ne se prononcerait "probablement pas" sur le projet d'accord avant la présidentielle américaine du 4 novembre.

"L'Irak espère toujours signer l'accord avant la fin de l'année", a-t-il ajouté.

L'accord, baptisé Sofa (Status of forces agreement), vise à donner un cadre légal à la présence militaire américaine en Irak, à l'expiration le 31 décembre 2008 du mandat de l'ONU.

Des divergences, notamment sur le calendrier de retrait des troupes et l'immunité des soldats et civils américains, retardent sa signature.

Le projet d'accord, dont l'AFP a obtenu une copie, prévoit la fin de la présence militaire américaine avec le retrait total des troupes d'ici fin 2011 et permet à la justice irakienne de juger des soldats américains accusés de crimes graves commis hors de leurs bases et hors mission.

Le projet prévoit aussi que les Irakiens peuvent demander le maintien de troupes américaines pour l'entraînement de l'armée irakienne au-delà de cette date.

Dans l'état actuel, M. Maliki n'est pas assuré d'obtenir la majorité simple de 138 voix sur 275 pour faire avaliser le texte par le Parlement.

Les Kurdes, qui disposent de 53 voix, ont déjà fait savoir qu'ils soutiendraient le projet. Les groupes parlementaires sunnites ont émis des réserves. Les partis chiites ont fait état de leurs divergences, les partisans du leader radical Moqtada Sadr étant opposés à l'accord alors que les groupes plus proches du pouvoir le soutiennent, parfois timidement.

Le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, a averti l'Irak qu'il s'exposait à des pertes "significatives" si Bagdad ne signait pas l'accord.

"Nous manquons cruellement de temps", a-t-il dit. Après le 31 décembre et faute d'accord conclu, les forces de sécurité irakiennes "ne seront pas prêtes à assurer la sécurité. Et à cet égard, le risque est important de pertes significatives".

"Il est clair aussi que les Iraniens travaillent dur pour que le texte ne soit pas adopté", a accusé l'amiral Mullen.

Lundi, un responsable du département d'Etat avait estimé que malgré les retards, les Etats-Unis n'envisageaient pas pour le moment de recourir au "plan B", c'est-à-dire une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU autorisant pour une année supplémentaire la présence de troupes américaines en Irak.

 Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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