Talabani quitte l'Iran avec l'engagement d'une aide

Publié le par Adriana Evangelizt

Le président irakien quitte l'Iran avec l'engagement d'une aide


Le président irakien Jalal Talabani a conclu mercredi une visite à Téhéran, au cours de laquelle les Iraniens l'ont assuré de leur soutien pour stabiliser la situation en Irak, tout en appelant à un départ des forces américaines.

A son arrivée lundi, le président irakien avait expliqué que son pays avait "besoin de l'aide étendue de l'Iran pour lutter contre le terrorisme et rétablir la sécurité et la stabilité en Irak".

Les dirigeants iraniens ont abondé dans ce sens, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, estimant "qu'aider à rétablir la sécurité est un devoir religieux et humain". Il a assuré que "si le gouvernement irakien le demandait, l'Iran ferait tout ce qui est en son pouvoir pour aider au rétablissement de la sécurité et à la stabilité en Irak".

M. Talabani avait reçu un engagement similaire de la bouche des dirigeants iraniens lors de son premier déplacement présidentiel en Iran il y a un an. Cette fois, ses interlocuteurs, qu'il s'agisse de l'ayatollah Khamenei ou du président Mahmoud Ahmadinejad, ont souligné que du point de vue de Téhéran ce sont les Etats-Unis qui sont responsables du chaos sécuritaire dans lequel se trouve l'Irak.

Et que la solution préliminaire à un règlement de la crise passait par un départ des forces américaines. Mercredi, le chef du Conseil de discernement et ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani lui a répété ce message, en déclarant que "les ennemis du peuple irakien essaient de créer une guerre civile, en faisant s'affronter les chiites, sunnites et Kurdes". Il a aussi prédit que "le peuple et le gouvernement irakiens bénéficieront de la liberté et d'une nation développée après que les occupants aient quitté l'Irak".

M. Rafsandjani a encore accusé les Etats-Unis de s'opposer à un éventuel rapprochement entre Téhéran et Bagdad: "le gouvernement et le peuple d'Iran ont répété plusieurs fois qu'ils étaient prêts à aider le peuple irakien, mais, dans l'ombre, on cherche en sous-main à diviser nos nations et on empêche cette aide". Le président irakien avait identifié mardi comme principaux responsables des violences ceux qui sont "inquiets (de l'émergence) d'un Irak démocratique et nouveau, avec un gouvernement populaire à sa tête".

Devant M. Rafsandjani, il a stigmatisé ceux qui ont "pour but de monter les uns contre les autres différents groupes confessionnels". Le président irakien a insisté par ailleurs sur le fait que son pays à besoin, en matière de sécurité, de "l'aide de tous les pays de la région, et particulièrement de l'aide de la République islamique d'Iran". Il a ainsi implicitement fait référence aux liens privilégiés que Téhéran entretient avec les partis chiites influents en Irak.

Ces liens sont dénoncés par des Occidentaux, et particulièrement les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, qui accusent la République islamique de ne rien faire pour user de son influence dans le sens de l'apaisement. Lundi le ministre britannique de la Défense, Des Brown, avait ainsi affirmé que Téhéran "a une influence en Irak: le pouvoir de baisser ou d'augmenter la tension, d'ouvrir ou de fermer le dialogue".

Il avait jugé ensuite que l'Iran "n'use pas bien de cette influence", en pointant du doigt le soutien qu'il apporte, selon lui, "à des groupes qui attaquent nos forces, mais aussi à des groupes qui alimentent la violence confessionnelle". M. Talabani pourrait quitter l'Iran jeudi seulement, même si la partie officielle de sa visite s'achève mercredi après-midi.

Il est accompagné des ministres des Affaires étrangères, du Pétrole, de l'Industrie et de l'Education, et des accords seront signés dans ces trois derniers domaines.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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