Bush a rencontré finalement Maliki

Publié le par Adriana Evangelizt

Bush a finalement rencontré Maliki, ce qui prouve la cacophonie qui règne tant en Jordanie qu'à la Maison Blanche. Bush n'a pas fait ce voyage pour des prunes, c'est certain. A notre avis, ils sont en train de nous concocter quelque chose de copieux. La tête de Moktada Sadr ne doit pas peser lourd à l'heure actuelle et nous avons l'impression qu'ils vont envoyer le feu de l'enfer dans Sadr City pour essayer de l'éradiquer lui et ses troupes. Les criminels de guerre sont à l'oeuvre...

 

Bush rencontre le Premier ministre irakien Maliki à Amman




Le président américain George W. Bush et le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki ont débuté jeudi matin des entretiens placés sous le signe de la détérioration de la situation en Irak et de tensions apparentes entre les deux hommes.

Selon une note confidentielle, la Maison Blanche paraît douter de la capacité à faire face aux violences confessionnelles dans son pays.

Arrivés mercredi dans la capitale jordanienne à quelques heures d'intervalle, les deux dirigeants se sont retrouvé pour un petit-déjeuner de travail avant de tenir une conférence de presse.

M. Maliki devait se joindre mercredi soir à un entretien entre le roi Abdallah II et M. Bush, mais cette rencontre a été annulée au dernier moment. "C'est la Jordanie, pays hôte, qui a annulé la rencontre, faute de temps", a souligné un haut responsable du Palais royal, tandis que la Maison Blanche démentait tout lien entre ce changement de programme et la publication, quelques heures auparavant, de la note de l'administration américaine.

Selon la note, publiée par le New York Times, "la réalité dans les rues de Bagdad suggère soit que Maliki ignore ce qui se passe, soit qu'il ne décrit pas convenablement ses intentions, soit que ses facultés ne suffisent pas à traduire en actes ses bonnes intentions". La Maison Blanche s'est empressée de réaffirmer son soutien au chef du gouvernement irakien. "Nous restons déterminés à aider le gouvernement Maliki à atteindre ses buts politiques, économiques, diplomatiques et sécuritaires", a dit son porte-parole.

La rencontre Bush-Maliki a déjà provoqué une crise au sein du gouvernement irakien. Le mouvement du chef radical chiite Moqtada Sadr a en effet décidé de suspendre sa participation pour dénoncer "une provocation contre le peuple irakien".

Adversaire résolu de l'occupation américaine, Moqtada Sadr contrôle cinq ministères et dirige l'armée du Mahdi, une milice accusée d'exactions contre la communauté sunnite et d'attaques contre les forces de la Coalition.

Alors que certains médias américains qualifient désormais de "guerre civile" les violences confessionnelles en Irak, M
. Bush a récusé cette expression, lors de son déplacement mardi à Riga, et démenti envisager un retrait des troupes américaines "avant que la mission ne soit achevée".



Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans IRAK

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