Bush pour un dialogue sous condition avec l'Iran

Publié le par Adriana Evangelizt

Irak: Bush pour un dialogue sous conditions avec l'Iran,

mission de Blair au Proche-Orient




Le président américain George W. Bush a fixé jeudi des conditions à un dialogue avec l'Iran et la Syrie et annoncé que le Premier ministre britannique Tony Blair allait effectuer prochainement une mission au Proche-Orient pour relancer le processus de paix.

George W. Bush a jugé "intéressante" l'idée d'un groupe international de soutien à l'Irak, mais estimé que l'Iran et la Syrie ne pouvaient y participer que s'ils apportaient leur appui au gouvernement de Bagdad et renonçaient à soutenir le terrorisme.

"L'idée d'avoir un groupe international est une idée intéressante", a déclaré M. Bush lors d'une conférence de presse commune avec Tony Blair. "Si les gens viennent à la table (de négociations) pour discuter de l'Irak, ils doivent comprendre quelles sont leurs responsabilités: ne pas financer les terroristes, aider cette jeune démocratie à survivre, aider ce pays économiquement. Et si les gens ne prennent pas un tel engagement, si la Syrie et l'Iran ne s'engagent pas (à respecter) ce concept, ils ne doivent même pas prendre la peine de venir", a-t-il ajouté.

Le président américain a écarté des discussions directes avec l'Iran tant que ce pays ne suspendait pas "de manière vérifiable" ses activités d'enrichissement d'uranium. "S'ils acceptaient de suspendre de manière vérifiable leur enrichissement, les Etats-Unis seront à la table de négociations avec nos partenaires", a déclaré M. Bush.

"Nous avons pris notre décision. L'Iran a à présent l'occasion de prendre la sienne", a-t-il dit tout en condamnant "l'obstination" iranienne à essayer de se doter de l'arme nucléaire.

"Le Premier ministre Blair m'a informé qu'il allait se rendre bientôt au Proche-Orient, pour parler avec les Israéliens et avec les Palestiniens. Et je soutiens cette mission", a aussi annoncé M. Bush.

Dans son rapport publié mercredi, le Groupe d'études sur l'Irak lie la résolution du conflit au Proche-Orient entre Israéliens et Palestiniens et la stabilisation de l'Irak. Le document prône un effort diplomatique pour tout le Proche-Orient.

M. Blair lui-même affirme depuis plusieurs semaines l'importance de relancer les pourparlers israélo-palestiniens, dans l'impasse depuis l'accession de l'organisation islamiste radicale Hamas au pouvoir dans les Territoires au début de l'année.

La Maison Blanche a jusqu'à présent refusé de lier directement le conflit entre Israéliens et Palestiniens et la guerre en Irak.

"J'ai dit au Premier ministre que je pensais que ce rapport était constructif", a précisé M. Bush à propos du document réalisé par le Groupe d'études sur l'Irak. "J'ai apprécié le fait que (ses auteurs) présentaient une série de recommandations et elles méritent un examen sérieux".

George W. Bush a aussi reconnu que ça allait "mal en Irak" mais a assuré que les Etats-Unis l'emporteraient. "Ca va mal en Irak! Je sais à quel point c'est dur". Lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il était prêt à reconnaître un "échec", le président américain s'est contenté de dire: "Je sais que nous n'avons pas réussi aussi vite que nous voulions réussir".

Il a enfin estimé que les Etats-Unis ne retireraient leurs unités de combat d'Irak d'ici à début 2008, comme le préconise le rapport du Groupe d'études sur l'Irak, que si les conditions le permettaient et a affirmé la nécessité de se montrer à la fois "flexible et réaliste" pour déterminer le niveau des effectifs.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt


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