L'Iran annonce l'installation de 3000 centrifugeuses dimanche

Publié le par Adriana Evangelizt

C'était à prévoir, l'escalade ne fait que commencer...

L'Iran annonce l'installation dimanche de 3.000 centrifugeuses




L'Iran va entamer dimanche l'installation de 3.000 centrifugeuses pour enrichir de l'uranium dans une centrale nucléaire en réponse à la résolution de l'ONU votée samedi lui imposant des sanctions, a annoncé le principal négociateur pour le nucléaire iranien Ali Larijani au quotidien Kayhan.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté samedi, au bout de deux mois de négociations acharnées entre Occidentaux d'un côté, Russes et Chinois de l'autre, une résolution sanctionnant l'Iran pour son refus de suspendre ses activités nucléaires sensibles.

Adoptée à l'unanimité, la résolution 1737 impose à l'Iran des sanctions économiques et commerciales dans des domaines soigneusement délimités: enrichissement d'uranium, retraitement, projets liés aux réacteurs à eau lourde et développement des missiles balistiques.

Rédigée par les trois pays européens qui négocient avec l'Iran sur ce dossier (France, Grande-Bretagne et Allemagne), la résolution réitère l'exigence maintes fois exprimée par la communauté internationale que l'Iran suspende immédiatement ses activités sensibles.

Elle avertit Téhéran que le Conseil sera prêt à prendre d'autres mesures s'il ne s'y conforme pas dans les deux mois, ce que permettra d'établir un rapport du directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Ces éventuelles mesures supplémentaires nécessiteront toutefois une nouvelle résolution du Conseil de sécurité, aux termes du l'article 41 du Chapitre VII de la Charte de l'ONU, qui prévoit des sanctions n'impliquant pas l'emploi de la force armée.

En réaction, l'Iran a aussitôt annoncé qu'il poursuivrait son programme nucléaire et son projet d'installer 3.000 centrifugeuses dans une usine d'enrichissement d'uranium. "Cette nouvelle résolution ne constituera pas une entrave aux progrès de l'Iran dans le domaine du nucléaire", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini.

Les Etats-Unis ont réclamé d'autres sanctions contre l'Iran. "Nous ne pensons pas que cette résolution suffise en elle-même. Nous voulons que la communauté internationale aille au-delà. Nous n'allons certainement pas mettre tous nos oeufs dans le panier onusien", a affirmé Nicholas Burns, secrétaire d'Etat adjoint pour les Affaires politiques, chargé du dossier iranien.

L'AIEA a annoncé qu'elle allait continuer à enquêter sur le programme nucléaire iranien. L'agence onusienne "va appliquer les aspects de la résolution (...) qui concernent son travail", a fait savoir son directeur Mohamed ElBaradei dans un communiqué. Le Conseil de sécurité de l'ONU réclame un rapport au chef de l'AIEA dans les 60 jours pour savoir si l'Iran s'est conformé à la résolution. Si Téhéran se conforme à la 1737, les sanctions seront suspendues, voire levées.

Près de quatre mois ont passé depuis l'expiration de la date butoir, le 31 août, fixée à l'Iran par une précédente résolution du Conseil de sécurité, la 1696, pour suspendre l'enrichissement d'uranium sous peine de sanctions. Amendé plusieurs fois, le texte de la résolution était en discussion depuis sa première mise en circulation au Conseil de sécurité le 23 octobre. La Russie, qui a d'importants intérêts économiques en Iran où elle construit notamment la centrale nucléaire de Bouchehr, a durement bataillé pour atténuer les sanctions contre Téhéran.

Pressés d'aboutir avant Noël, les Européens avaient fait mercredi une concession importante à Moscou en supprimant du texte une interdiction de voyager à l'étranger, qui devait viser douze Iraniens liés aux programmes nucléaire et balistique de leur pays. Cette mesure a été transformée en une simple restriction aux voyages de ces personnes, beaucoup moins contraignante, sur l'insistance de la Russie.

Un gel des avoirs financiers à l'étranger à l'encontre de ces douze Iraniens et de onze entités impliquées dans les mêmes activités a cependant été maintenue. Les Etats-Unis, qui ont laissé les Européens être maîtres d'oeuvre du projet, auraient préféré un texte plus musclé. En février, l'Iran avait cessé d'appliquer le protocole additionnel au Traité de non prolifération (TNP), qui permet un large accès aux installations nucléaires, après l'adoption par le Conseil de sécurité d'une résolution pressant Téhéran de geler l'enrichissement d'uranium.

Les grandes puissances occidentales craignent que Téhéran, sous couvert de nucléaire civil, ne cherche à se doter de l'arme atomique.

Avant le vote à l'ONU, le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu du texte au téléphone avec son homologue américain George W. Bush.

Ils ont convenu de l'"importance" de maintenir une "position commune" sur la question du programme nucléaire iranien, a indiqué la Maison Blanche.

L'Iran a, quant à lui, menacé samedi, à quelques heures du scrutin, de riposter en bloquant le travail des inspecteurs de l'AIEA, après avoir ces dernières semaines répété que rien ne l'arrêterait dans son programme nucléaire.

Sources AFP

L'Iran va votée samedi lui imposant des sanctions, a annoncé le principal négociateur pour le nucléaire iranien Ali Larijani au quotidien Kayhan. Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté samedi, au bout de deux mois de négociations acharnées entre Occidentaux d'un côté, Russes et Chinois de l'autre,. Adoptée à l'unanimité, la résolution 1737 impose à l'Iran des sanctions économiques et commerciales dans des domaines soigneusement délimités: Rédigée par les trois pays européens qui négocient avec l'Iran sur ce dossier (France, Grande-Bretagne et Allemagne), la résolution réitère l'exigence maintes fois exprimée par la communauté internationale que l'Iran suspende immédiatement ses activités sensibles. Elle avertit Téhéran que le Conseil sera prêt à , ce que permettra d'établir un rapport du directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Ces éventuelles mesures supplémentaires nécessiteront toutefois , aux termes du l'article 41 du Chapitre VII de la Charte de l'ONU, qui prévoit des sanctions n'impliquant pas l'emploi de la force armée. En réaction, l'Iran a aussitôt annoncé qu'il poursuivrait son programme nucléaire et son projet . "Cette nouvelle résolution ne constituera pas une a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini. "Nous ne pensons pas que cette résolution suffise en elle-même. Nous voulons que la communauté internationale aille au-delà. Nous n'allons certainement pas mettre tous nos oeufs dans le panier onusien", a affirmé Nicholas Burns, secrétaire d'Etat adjoint pour les Affaires politiques, chargé du dossier iranien. L'AIEA a annoncé qu'elle allait continuer à enquêter sur le programme nucléaire iranien. L'agence onusienne "va appliquer les aspects de la résolution (...) qui concernent son travail", a fait savoir son directeur Mohamed ElBaradei dans un communiqué. Le Conseil de sécurité de l'ONU réclame un rapport au chef de l'AIEA dans les 60 jours pour savoir si l'Iran s'est conformé à la résolution. Si Téhéran se conforme à la 1737, les sanctions seront suspendues, voire levées. Près de quatre mois ont passé depuis l'expiration de la date butoir, le 31 août, fixée à l'Iran par une précédente résolution du Conseil de sécurité, la 1696, pour suspendre l'enrichissement d'uranium sous peine de sanctions. Amendé plusieurs fois, le texte de la résolution était en discussion depuis sa première mise en circulation au Conseil de sécurité le 23 octobre. La Russie, qui a d'importants intérêts économiques en Iran où elle construit notamment la centrale nucléaire de Bouchehr, a durement bataillé pour atténuer les sanctions contre Téhéran. voyager à l'étranger, qui devait viser douze Iraniens liés aux programmes nucléaire et balistique de leur pays. Cette mesure a été transformée en une simple restriction aux voyages de ces personnes, beaucoup moins contraignante, sur l'insistance de la Russie. Un gel des avoirs financiers à l'étranger à l'encontre de ces douze Iraniens et de onze entités impliquées dans les mêmes activités a cependant été maintenue. Les Etats-Unis, qui ont laissé les Européens être maîtres d'oeuvre du projet, auraient préféré un texte plus musclé. En février, l'Iran avait cessé d'appliquer le protocole additionnel au Traité de non prolifération (TNP), qui permet un large accès aux installations nucléaires, après l'adoption par le Conseil de sécurité d'une résolution pressant Téhéran de geler l'enrichissement d'uranium. Les grandes puissances occidentales craignent que Téhéran, sous couvert de nucléaire civil, ne cherche à se doter de l'arme atomique. Avant le vote à l'ONU, le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu du texte au téléphone avec son homologue américain George W. Bush. Ils ont convenu de l'"importance" de maintenir une "position commune" sur la question du programme nucléaire iranien, a indiqué la Maison Blanche. L'Iran a, quant à lui, menacé samedi, à quelques heures du scrutin, de riposter en bloquant le travail des inspecteurs de l'AIEA, après avoir ces dernières semaines répété que rien ne l'arrêterait dans son programme nucléaire. Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans IRAN ISRAEL

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article