Saddam Hussein exécuté dans les 30 jours

Publié le par Adriana Evangelizt

Saddam Hussein va être exécuté et Pinochet est mort tranquillement dans son lit après avoir fait torturer et exécuté des milliers de personnes. Voilà la justice des hommes et plus particulièrement celle de Bush. Ah ils n'ont pas honte ! Quand on sait que la soldatesque américaine a tué plus de 655 000 irakiens, que valent la vie de 148 personnes que Saddam aurait fait exécuté alors qu'il avait été victime d'un attentat ? Et que dire du gouvernement irakien, marionnette aux mains de l'équipe Bush, qui ressemble à celui de Pétain lors de la dernière invasion en France ? On suppose qu'eux non plus ne seront pas jugés comme le fut le maréchal dont le seul tort fut de ne plus être maître de son pays sous le joug des nazis. Si Saddam Hussein est exécuté, que Bush ne s'attende pas à une clémence christique. Il peut planter son nez dans la Bible, on voit ce qu'il en fait. Le triste constat qu'il faut faire c'est que les plus grands criminels que la terre ait pu porté -depuis qu'elle existe- gouvernent le monde et qu'ils se préparent à trinquer pour la nouvelle année sur le dos de centaines de milliers de cadavres qui par leur faute ne verront pas, eux, l'An 2007. Ces individus sont une abomination.

Saddam Hussein exécuté dans les trente jours

La condamnation à mort de l'ex-dictateur pour l'exécution de 148 chiites dans les années 80 a été confirmée par la cour d'appel irakienne. La sentence pourrait être appliquée avant un mois, ce qui empêcherait la tenue de tout nouveau procès contre Saddam Hussein.

L'appel de l'ancien dictateur a été rejeté. La cour d'appel irakienne a confirmé aujourd'hui la condamnation à mort de Saddam Hussein. L'ancien raïs devrait donc être pendu dans les trente jours. Le juge de la cour d'appel Arif Shaheen a précisé que la sentence pourrait être appliquée "à n'importe quel moment à partir de mercredi". Dans le même temps, les appels de son demi-frère, Barzan al-Tikriti, l'ancien chef des renseignements du régime baasiste, et de l'ex-président du tribunal révolutionnaire, Awad al-Bandar, ont été également rejetés et leurs condamnations à mort confirmées.

L'avocat de Saddam Hussein, maître Khalil Doulaïmi, s'est exprimé depuis Amman, en Jordanie. Il a à nouveau qualifié le procès de son client de "100% politique" et a fustigé une décision "prévisible". Plus rien ne semble donc pouvoir sauver celui qui a tenu l'Irak d'une main de fer de 1979 à 2003, car d'après la constitution irakienne, aucune autorité, pas même le chef de l'Etat, ne peut user d'un droit de grâce. La décision du tribunal a également été critiquée par Amnesty International qui a fait part de sa déception face à un "procès faussé". Abondant dans le sens de l'organisation non-gouvernementale, Salim al-Jibouri, membre du parti islamique, le principal parti sunnite, a regretté que le procès de l'ex-dictateur se soit transformé en un "show".

Saddam Hussein avait été condamné à mort pour le meurtre de 148 chiites du village de Doujail dans les années 80, en représailles d'un attentat contre le convoi présidentiel. Il est actuellement également jugé pour le massacre de 180.000 Kurdes durant les campagnes militaires d'Anfal, entre 1987 et 1988. Si jamais l'ancien dictateur est exécuté avant la fin de ce procès, les charges contre lui seront abandonnées, une hypothèse qui déplaît à la communauté kurde, à commencer par le président irakien, Jalal Talabani.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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André 27/12/2006 16:35

La peine de mort est une barbarie d'un autre âge. Même si on n'a aucune sympathie pour Saddam, ce qui est mon cas, on ne peut qu'être mal à l'aise devant cette parodie de justice émise par un régime collabo dans un pays occupé. La seule solution crédible aurait été un procès devant un tribunal pénal international par exemple à La Haye. Mais là, on n'aurait pas pu censurer les propos de l'accusé, il aurait raconté tout ce qu'il avait à dire sur les compromissions des occidentaux avec sa dictature. Inacceptable, ça, pour Cheney, Rumsfeld et Bush. Il y a des questions qui restent posées, notamment qui a fourni les gaz ?