Saddam Hussein "a payé"

Publié le par Adriana Evangelizt

Les diverses réactions des pays avec un bonus pour Israël dont un dirigeant a dit "Justice a été faite" Ils n'ont pas honte ! Nous aussi nous demandons que Justice soit faite pour tous les Palestiniens et Irakiens assassinés. Quand Olmert paiera-t-il pour le milliers de libanais morts grâce à lui. Que les criminels payent et soient pendus comme Saddam. Il n'y a pas de raison les assassins qui mènent le monde n'aient pas droit au même régime que lui.

Saddam Hussein "a payé"

 

# Pour George W. Bush, la mort de Saddam Hussein marque la "fin d'une année difficile pour le peuple irakien". Paris a "pris acte de l'exécution".

# "Quelle que soit la position des gens sur la peine de mort, nous devons respecter le droit des Etats à prononcer des jugements", commente l'Australie.

  - en Irak : la nouvelle de l'exécution de Saddam Hussein a été accueillie samedi par une multitude de tirs de joie à Najaf, ville sainte chiite du sud de l'Irak. A Bagdad, quelques rafales ont résonné brièvement, également en direction des quartiers majoritairement chiite, mais la situation semblait normale à l'aube dans la ville, alors que les muezzins appelaient à la prière. Dans la ville sainte chiite de Koufa en revanche, un attentat à la voiture piégée a fait de nombreuses victimes sur un marché. Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki s'est félicité de "l'exécution du criminel Saddam", tout en lançant un appel à la réconciliation, à l'intention des partisans de l'ancien régime dont "les mains ne sont pas tachées de sang".

    - aux Etats-Unis : George W. Bush a souligné que l'exécution marquait la "fin d'une année difficile pour le peuple irakien et pour les soldats" (américains). Mais, a-t-il prévenu depuis son ranch du Texas, cette mort ne mettra pas fin aux violences en Irak.

    - en France : Paris, tout en rappelant son opposition à la peine de mort, a "pris acte de l'exécution" et "appelé tous les irakiens à regarder vers l'avenir et à travailler à la réconciliation et à l'unité nationale".

    - au Royaume-Uni : Saddam Hussein "a payé", a déclaré la ministre britannique des Affaires étrangères, Margaret Beckett, tout en rappelant que "le gouvernement britannique ne soutient pas le recours à la peine de mort en Irak ni nulle part ailleurs".

    - au Vatican : l'exécution de Saddam Hussein est une "nouvelle tragique" a indiqué le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican. "Il y a un risque qu'elle alimente l'esprit de vengeance et sème de nouvelles violences".

   - en Israël : "justice a été faite", a déclaré un haut responsable israélien après l'exécution de l'ex-président irakien.

   - à Gaza : l'exécution de Saddam Hussein est un "assassinat politique" et "viole toutes les lois internationales", a affirmé un porte-parole du mouvement Hamas.

   - la Lybie a décrété trois jours de deuil national pour le "prisonnier de guerre Saddam Hussein".

    - en Australie : ce pays, fervent allié de la politique américaine en Irak, a indiqué samedi qu'il "respectait" la décision des autorités irakiennes d'exécuter par pendaison l'ex-président irakien Saddam Hussein  malgré son opposition de principe à la peine capitale. "Quelle que soit la position des gens sur la peine de mort, et le gouvernement connaît celle du gouvernement australien en la matière, nous devons également respecter le droit des Etats souverains à prononcer des jugements concernant des crimes commis contre leur peuple dans leurs juridictions", a indiqué le ministre australien des Affaires étrangères Alexander Downer. 

    - en Russie : le ministère russe des Affaires étrangères a exprimé ses regrets après l'exécution, alors que des appels internationaux à la clémence avaient été lancés, a rapporté l'agence Interfax. Des représentants du Parlement russe ont estimé que cette mort allait déstabiliser encore plus la situation en Irak et dans toute la région du Golfe.

    - le Japon a pris acte de l'exécution de Saddam Hussein. "Il s'agit d'une décision prise par le nouveau gouvernement de l'Irak conformément à l'état de droit. Nous la respectons", a déclaré un porte-parole du ministère japonais des Affaires étrangères.

    - en Malaisie : l'exécution de Saddam Hussein risque d'entraîner un regain des violences en Irak, où le gouvernement doit rapidement restaurer la confiance, a estimé le pays qui assure la présidence de l'Organisation de la conférence islamique (OCI).

    - réactions d'ONG : "Saddam Hussein était responsable de terribles et nombreuses violations des droits de l'homme, mais ces actes, aussi brutaux soient-ils, ne peuvent justifier son exécution, une punition cruelle et inhumaine", a déclaré un responsable de Human Rights Watch, Richard Dicker. Il a qualifié le procès de "profondément irrégulier".


Sources : TF1

Posté par Adriana Evangelizt

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André 30/12/2006 15:54



Il me semble intéressant de mettre ici l'intervention de Louis Michel ancien ministre belge des affaires étrangères, grand opposant à l'invasion de l'Irak par la "coalition"  et actuellement commissaire européen.(Belga) L'exécution de Saddam Hussein est contraire au principe de base de l'Union Européenne, qui est contre la peine de mort, quels que soient les crimes commis, selon le commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire, Louis Michel. "Ce n'est pas un grand jour pour la démocratie", a-t-il indiqué sur les ondes de la RTBF.




L'Union européenne est opposée à la peine de mort et il n'y a aucune exception à ce principe de base, a indiqué Louis Michel. "On ne répond pas à la barbarie par la barbarie", a-t-il expliqué. "Je crois qu'il y avait d'autres moyens de sanctionner les actes abominables que Saddam Hussein a commis. Mais je ne crois pas que la peine de mort soit la réponse adéquate". Le commissaire européen et ancien ministre belge des Affaires étrangères a confié que ce n'était pas "un grand jour pour la démocratie et les démocrates". Il craint que cette exécution ait un impact négatif et fasse de Saddam Hussein un martyr. (GFR)