Chirac se livre à une critique en règle de la politique américaine en Irak

Publié le par Adriana Evangelizt

Il est certain que le Président Français doit en avoir gros sur la patate de la façon dont Saddam Hussein a été assassiné... il y a des limites au mépris et à l'arrogance de ces diaboliques.

Le président français réaffirme son credo pour le multilatéralisme et réitère sa proposition de conférence internationale sur le Proche-Orient

Chirac se livre à une critique en règle

de la politique américaine en Irak

 

Le président français, Jacques Chirac, a vivement critiqué hier la politique américaine en Irak, en affirmant que la guerre voulue par les États-Unis et à laquelle il s’était farouchement opposé avait « offert au terrorisme un nouveau champ d’expansion ».

Lors des traditionnels vœux du corps diplomatique, M. Chirac s’est livré, à quelques mois de la fin de son mandat présidentiel, à une critique en règle de la stratégie américaine, avant de fustiger « les impasses de l’unilatéralisme ». Il a qualifié la guerre en Irak d’« aventure, déclenchée en mars 2003 par les États-Unis ». « Comme la France le pressentait et le redoutait, la guerre en Irak a précipité des bouleversements qui n’ont pas fini de dérouler leurs effets », a-t-il dit. Alors que ce pays est aujourd’hui ravagé par des affrontements interconfessionnels, le président américain George W. Bush doit présenter une nouvelle stratégie qui pourrait inclure l’envoi de soldats supplémentaires pour renforcer les 130 000 soldats déjà sur place. Pour M. Chirac, cette guerre « a exarcerbé les clivages entre communautés et ébranlé l’intégrité même de l’Irak ». « Elle a fragilisé la stabilité de l’ensemble de la région où chaque pays, désormais, est inquiet pour sa sécurité et son indépendance ». « Elle a offert au terrorisme un nouveau champ d’expansion », a encore lancé le président français alors que M. Bush a toujours assimilé ce conflit à la guerre contre le terrorisme. Il a ajouté que « la priorité, plus que jamais, est de rendre aux Irakiens leur entière souveraineté ».


Pour relancer les efforts de paix israélo-palestiniens, M. Chirac a réitéré sa proposition de conférence internationale sur le Proche-Orient qui « apporterait les garanties » de sécurité demandées par les Israéliens et les Palestiniens afin d’enclencher « une véritable dynamique de la négociation ». Il a estimé que l’Europe devait faire cette proposition au sein du quartette (États-Unis, Union européenne, Russie, ONU). Celui-ci pourrait se réunir avant la fin du mois à l’initiative de l’Allemagne qui préside l’Union européenne.


Dans une sorte de discours-bilan de son action sur la scène internationale après 12 ans à la tête de l’État, M. Chirac a aussi fustigé « l’unilatéralisme » favorisé par l’Administration Bush et plaidé pour « un monde réconcilié et rassemblé ». « En moins d’une génération, nous avons connu l’effondrement du communisme puis les impasses de l’unilatéralisme », a-t-il dit. Estimant que le « monde multipolaire », qu’il a souvent appelé de ses vœux, devenait une réalité avec l’accession de la Chine, de l’Inde et du Brésil « au statut de puissances globales », M. Chirac a affirmé que « cette émergence marque la fin de la domination séculaire et sans partage de l’Occident sur le reste du monde ». Il a aussi dénoncé « la persistance d’une pauvreté extrême dans un monde de plus en plus riche », ce qui constitue à ses yeux « un scandale moral autant qu’une absurdité économique et un risque politique majeur ».
Le président français a enfin appelé l’Iran à suspendre ses activités d’enrichissement d’uranium afin de « rétablir la confiance » et d’engager les négociations avec la communauté internationale, en condamnant « les déclarations provocatrices et inacceptables de certains de ses dirigeants ».

Sources Lorient le Jour

Posté par Adriana Evangelizt

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