Saints et damnés dans le paradis américain - 2ème partie

Publié le par Adriana Evangelizt

La première partie se trouve ICI...

 

Saints et damnés dans le paradis américain

 (2e partie et fin)

1ère partie

 

par Abdelkader Mazouz



Le racisme devenait une menace sérieuse pour l’intégrité et la stabilité de l’Amérique porteuse du flambeau de la liberté. Les lois seules ne suffisaient pas à juguler les préjugés raciaux. La force publique s’avéra nécessaire pour le respect de la loi. En plusieurs endroits et en divers moments, les troupes fédérales furent contraintes d’intervenir pour que la force demeurât à la loi. En 1957, à Little Rock, la capitale de l’Arkansas, des enfants noirs furent admis sous escorte dans la Central High School de la ville, malgré une forte opposition organisée par le gouverneur de l’Etat en personne. La résistance à l’intégration des Noirs dans l’enseignement touchait même l’université. Le cas du jeune étudiant James H. Meredith est édifiant. C’est sur un ordre du tribunal qu’il fut admis à l’université du Mississippi. L’admission d’une première étudiante noire à l’université d’Alabama suscita de violentes manifestations. La prestigieuse université californienne Berkeley fut aussi le théâtre de troubles suscités par la grogne estudiantine. La contestation s’étendit au-delà de la cause noire. L’on soupçonna alors des éléments de « la nouvelle gauche » d’être derrière l’agitation estudiantine. Parmi eux, l’on reconnaissait des enseignants et d’illustres penseurs tel Herbert Marcuse, professeur à l’université de San Diego (Californie), considéré comme le mentor de la révolte estudiantine à travers le monde, ou encore le célèbre linguiste Noam Chomsky de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT). La révolution avait un air de mode parmi une certaine jeunesse américaine déconcertée par l’échec du rêve américain. A la tête du mouvement noir pour les droits civiques, il y avait un jeune prêtre Baptiste de Montgomery (Alabama), dénommé Martin Luther King Jr., un homme cultivé et sage. Il prônait la doctrine de désobéissance pacifique tout en maintenant la pression haute sur les gouvernants. Il était parvenu à hisser le niveau de la contestation des sphères purement politiques et économiques à celles de la morale et de la conscience. A son avis, la ségrégation raciale constituait le drame de toute une nation qui aurait perdu ses repères. Les revendications à caractère politique et économique de la Ligue urbaine nationale (National Urban League) et l’Association nationale pour la promotion des gens de couleur (National Association for the Advancement of Colored People) ou NAACP favorisant le dialogue à la violence, se heurtaient encore aux réticences de la bureaucratie. La NAACP, fondée en 1909 par le célèbre activiste noir, W. E. B. Du Bois, se battait sur deux fronts. D’une part, il s’agissait de faire avancer la revendication pour une société égalitaire qui ne divisât pas ses membres en citoyens de première, seconde et voire de troisième zone, à cause de la couleur de leur peau, sexe, appartenance religieuse ou linguistique ou encore leur origine sociale. Des femmes et des hommes noirs de grand talent avaient réussi à se frayer un chemin vers la gloire lorsque l’occasion leur avait été propice, notamment dans certaines villes du Nord peu ségrégationnistes, Ils arrivaient ainsi à prouver, qu’à chances égales, les Noirs, autant ou mieux que les Blancs, pouvaient réaliser de grandes choses dans le sport, la musique, le cinéma, la littérature et aujourd’hui dans bien d’autres secteurs d’activité (affaires, diplomatie, justice, politique, armée, etc.). D’autre part, il fallait surtout prouver l’inconstitutionnalité de la ségrégation raciale, dans son ensemble. Cependant, les voix des pacifistes étaient noyées dans la cacophonie générale, les autorités étant sérieusement confrontées à un déferlement de la violence urbaine. En 1919, plusieurs villes américaines, notamment Chicago, Omaha (Nebraska) et Elaine (Arkansas), furent le théâtre de violentes émeutes raciales. L’infatigable leader noir W. E. B. Du Bois eût l’idée de réunir la première Conférence panafricaine à Paris où se tenaient déjà les pourparlers de paix scellés par le fameux Traité de Versailles. Du Bois put lier le problème de l’exploitation et de la ségrégation raciale à l’encontre des Noirs américains à celui des Africains sous le joug du colonialisme européen. La conférence fut un grand succès. La même année, un Jamaïcain noir dénommé Marcus Garvey, prophète autoproclamé de la cause noire, fit irruption sur la scène américaine. Ses harangues incendiaires étaient suivies avec enthousiasme. Ses propos, à l’encontre des Blancs, étaient crus et incisifs : « Vous ne trouvez pas de mots assez forts pour condamner ces Allemands qui voient dans un traité un simple chiffon de papier bon à déchirer, alors que vous-mêmes vous violez dix fois par jour les engagements que vous avez solennellement contractés, dans votre propre Constitution, vis-à-vis de nous autres Noirs, Américains de couleur. » S’adressant à son auditoire noir, il ne manquait pas de lui lancer des appels élogieux : « Hommes noirs, vous fûtes grands autrefois. Vous redeviendrez grands (...) Organisez-vous et vous obligerez le monde à vous respecter. »* Durant les mois d’avril et de mai 1963, la ville de Birmingham (Alabama) connut un printemps plutôt agité. Des manifestants noirs défilèrent dans les rues, scandant des slogans hostiles aux Blancs et réclamant leurs droits et libertés civiques en tant que citoyens et humains. Considérées comme illégales, ces manifestations, pacifiques au départ, se terminèrent par des échauffourées avec la police locale qui usa de chiens et de jets d’eau pour disperser les manifestants. La tension atteignit son paroxysme. Un groupe à la fois de Noirs et de Blancs de Birmingham formèrent une sorte de comité de sages en vue de ramener l’ordre public et calmer les passions. Les deux représentants noirs, les révérends Fred Shutlesworth et Martin Luther King Jr. (plus tard lauréat du prix Nobel de la paix) s’empressèrent d’annoncer que le comité biracial avait enfin réussi une percée en adoptant une série de réformes pour la reconnaissance des droits civiques des Noirs. Cependant, les Noirs, entassés dans les ghettos et sujets constamment à l’humiliation et à l’injustice, ne pouvaient être contentés de pétitions et de bonnes intentions. A Nashville (Tennessee) comme à Philadelphie (Pennsylvanie), les accrochages avec la police étaient fréquents. Il suffisait d’un petit prétexte pour que le feu de la violence flambe à nouveau dans les villes américaines, menaçant d’embraser l’ensemble du pays. Cette menace d’une violence généralisée fut clairement perçue par l’écrivain James Baldwin dans son petit livre Le feu, la prochaine fois (The Fire Next Time), un titre annonciateur d’une catastrophe, tiré d’un verset de l’Ancien Testament annonçant l’hécatombe par le feu, après le déluge qui frappa le peuple de Noé. Les leaders du mouvement contestataire noir comprirent que l’enjeu était politique et qu’il fallait par conséquent exercer leurs pressions sur les sphères de décisions, tant à la Maison-Blanche qu’au Congrès en vue de faire avancer leurs revendications. Ils organisèrent donc une marche sur la capitale dénommée « La marche sur Washington pour l’emploi et la liberté » (March on Washington for Jobs and Freedom). Le 28 août 1963, près de 250 000 personnes, en majorité noires, marchèrent pacifiquement depuis le Monument de Washington au Mémorial de Lincoln. Martin Luther King Jr. fit un discours émouvant qu’il entama par son fameux « J’ai rêvé » (I have a dream). La marche eut un impact retentissant sur les autorités politiques qui s’empressèrent d’adopter des mesures quelque peu apaisantes vis-à-vis des Noirs. Cependant, les lois sans suivi sur le terrain n’avaient aucun effet sur les mentalités rétrogrades des racistes blancs. En effet, la ségrégation sévissait encore dans bon nombre d’Etats dont ceux du Sud anciennement esclavagistes. Des échauffourées étaient signalées dans plusieurs villes des Etats-Unis. A Rochester (New York), le mois de juillet 1964 fut particulièrement chaud. Des jeunes noirs manifestèrent pendant plusieurs nuits dans les rues, saccageant et pillant les magasins sur leur passage. Une année plus tard, le mouvement contestataire noir exerça des pressions sur le Congrès en vue d’accélérer l’adoption de la loi du droit de vote (Voting Rights Act). Le révérend Martin Luther King Jr. organisa une marche sur Montgomery, la capitale de l’Alabama depuis la ville de Selma pour démontrer l’inefficacité des lois contre la ségrégation raciale. Autorisée par la Cour fédérale, la marche fut conduite dans la sérénité.

Les mouvements pacifistes se rédicalisent

Le mouvement pacifiste au départ commença à se radicaliser. En effet, d’autres courants, souvent extrémistes, vinrent se greffer à lui. Un groupe de jeunes « militants » noirs montèrent au créneau en réclamant ouvertement un « pouvoir noir » (Black power). Ils s’étaient lassés de quémander la philanthropie et la mansuétude des Blancs. Le radicalisme noir se renforça notamment chez les Black Muslims qui trouvaient dans les préceptes islamiques les réponses à leurs angoisses. La faction musulmane était dirigée par Elijah Mohammed durant les années 1950. Ce leader noir s’était taillé l’image d’un nouveau « prophète », un nouveau Moïse venant délivrer le peuple noir de l’injustice des pharaons blancs. On lui prêta des accointances douteuses avec la CIA qui voulait piloter le mouvement des Black Muslims. C’est Malcom X, un activiste noir converti à l’islam, qui réorganisera ce mouvement radical dans les années 1960. Après son pèlerinage à La Mecque, il se consacra à la lutte pour l’amélioration de la condition noire. Professant des idées de tolérance, il s’attira beaucoup de sympathie non seulement parmi les siens mais aussi dans le monde. Il espéra ainsi exercer par la persuasion, des pressions sur le gouvernement de son pays. La violence urbaine ne connut pas de répit. Au contraire, elle augmenta d’intensité. L’assassinat de Hadj Malcom X (le « X » étant le symbole de l’homme ayant perdu son identité) en 1965 avait compliqué davantage la situation en exacerbant les rancœurs entre pouvoir blanc et révoltés noirs, toutes confessions et tendances confondues. Dans les villes du Nord et de l’Ouest, notamment Los Angeles, la recrudescence de la violence devenait préoccupante. Les affrontements de Watts dans les faubourgs de Los Angeles, en Juillet 1965, avaient duré plusieurs jours causant de sévères dégâts matériels ainsi que des arrestations de manifestants noirs. Mais cette année-là, c’était déjà l’engagement militaire de l’Amérique dans la guerre du Vietnam, une guerre qui s’avérera, autant que la Guerre en Irak aujourd’hui, un véritable bourbier pour les américains.

La démocratie américaine à l’épreuve

Les émeutes se succédèrent et se ressemblèrent. Celles de 1967 eurent l’air beaucoup plus d’une rébellion contre l’autorité qu’une révolte contre l’injustice. A Détroit (Michigan), une ville qui tenta malgré tout de favoriser le cosmopolitisme et faciliter le dialogue des races ne fut pas épargnée par la vague de contestation violente. Mais les heurts les plus spectaculaires eurent lieu en juillet à Newark (New Jersey), entre des jeunes manifestants noirs infiltrés de loubards et les éléments de la Garde nationale et la police locale. Ce fut un véritable désastre : beaucoup de casse et de blessés. La flambée de violence s’étendit à des villes aussi éloignées que Tampa (Floride), Cincinnatti (Ohio) et Minneapolis (Minnesota). Des appels pour une révolution furent lancés par radio par des noirs réfugiés à Cuba. La nation américaine était prise dans l’engrenage de la violence interne et de la guerre du Vietnam. Le rêve américain était sérieusement ébranlé. A Memphis (Tennessee), les choses débordèrent lorsqu’un 4 avril 1968, une main assassine mit fin aux jours du Dr Martin Luther King Jr. Ironie du sort que cette tragique fin combien inattendue du chantre de la paix et de la justice. En effet, le révérend, à l’instar de Mahatma Ghandi, avait toujours prôné la solution pacifique pour le redressement des injustices infligées à ses concitoyens de couleur. Il avait inlassablement récusé le racisme sous toutes ses formes. La mort du prêtre fut un grand coup à la démocratie américaine. Elle créa une onde de choc à travers tout le pays et dans le monde. Par réaction, des jeunes noirs manifestèrent violemment leur indignation et leur colère dans près de 168 villes américaines. La capitale fédérale, Washington D. C., fut la plus touchée. Il avait fallu l’intervention des troupes fédérales pour restaurer l’ordre. Le 11 avril 1968, le président Johnson signa un nouveau projet de loi des droits civiques qui devint loi effective, au grand bonheur de Thurgood Marshall, le seul Noir membre de la Cour suprême, élu en 1967.Les années 1960 inaugurèrent l’ère du twist, du rock, de la folk-music et des soirées excentriques au Peppermint Lounge de la cité new-yorkaise. Le peuple américain, happé par la spirale de la violence, avait besoin de distractions, d’évasion. Même dans les églises, l’on encouragea les jeunes à exprimer leur foi par le rock. C’était thérapeutique, croyait-on. Le syndrome vietnamien était déjà lourd sur les consciences. Très peu de gens comprenaient les raisons de l’engagement Us en Asie. Cependant, l’atmosphère bon enfant dans laquelle baignaient les sans-souci américains était vite gâchée par l’insolite assassinat du frère du défunt président John F. Kennedy, le sénateur et candidat favori à la présidence, Robert F. Kennedy, le 5 juin 1968 par un Arabe fanatique ( ?!). C’est vrai qu’entre cet assassinat et la guerre israélo-arabe de 1967, il y avait à peine un an. Il fallait un bouc émissaire. L’idée du tueur arabe et de surcroît fanatique était bien trouvée. C’était le temps où les pays arabes influents et puissants (Algérie, Libye, Egypte, Irak, Syrie...) n’étaient pas en odeur de sainteté avec la Maison-Blanche.

Intégration des minorités

Aujourd’hui, l’Amérique de BilI Gates tente de démontrer au reste du monde qu’elle a mûri et qu’elle a su dépasser ses contradictions et que la discrimination de tout genre est sévèrement punie par la loi. Des juges et toute une armada de fédéraux, nous dit-on, sont là pour veiller sur son respect. L’intégration sociale et politique des minorités dans la population américaine se poursuit lentement mais sûrement. Elle diffère selon les niveaux de l’échelle sociale. Pour la même qualification, un jeune Noir a aujourd’hui autant de chances de décrocher un job que son voisin Blanc, pourvu que le job soit à sa portée. Sur fond de chômage, la compétition entre les deux communautés est devenue très serrée. Dans le domaine politique, les Noirs ont fait des percées notables. Ils ont réussi à décrocher des postes élevés. Le cas de l’intrépide général Colin Powell et de la timide Condy (Godzy pour certains arabes) Rice est probant. Des centaines de Noirs étaient promus à la tête d’importantes fonctions publiques. Le caucus (3) noir était devenu un groupe de pression homogène et influent. Leurs vues sur la situation de la communauté noire étaient maintenant écoutées. Dans les universités, le nombre d’étudiants noirs en post-graduation était en nette progression. Un Noir avait été même promu président de la California State University à Sacramento (Californie). La bonne volonté politique des uns et la sagesse des autres avaient certainement favorisé le démantèlement d’un système inhumain divisant la société américaine en « saints » et en « damnés ». Le préjugé racial était visiblement en constante régression. L’on pouvait espérer que l’ère des émeutes sanglantes et fracassantes des années 1960 était bien révolue. Malgré leur bonne volonté, les Américains sont-ils parvenus pour autant à exorciser les démons du racisme et de la violence de leur société ? Le racisme autant que la violence ont aujourd’hui pris de nouvelles formes, utilisant des moyens d’expression sophistiqués, tels les nouveaux médias (Internet, TV câblée et satellitaire, téléphone mobile...). Avec l’évolution de la société et l’arrivée constante de nouveaux immigrants, de nouveaux groupes minoritaires se sont constitués. Ils réclament à leur tour plus de droits et de libertés. Ce sont entre autres les Portoricains et surtout les Chicanos d’origine Mexicaine dont le nombre, accru par une démographie galopante et une immigration clandestine importante (Wet backs), commence aujourd’hui à susciter des inquiétudes sérieuses aux USA. L’on craint, en effet, une modification de la structure linguistique du pays au profit de l’espagnol. Les Indiens autochtones, d’abord tentés par les acquis du militantisme noir, purent obtenir des autorités fédérales une reconnaissance de leurs droits sans pour autant verser dans la confrontation. L’occupation éphémère de l’île d’Alcatraz par un groupe d’indiens autochtones fut un geste symbolique sans gravité. En juillet 1970, le président R. Nixon n’hésita pas à dénoncer les siècles de spoliation et d’injustice envers les Indiens. Il entendait réparer les égarements de l’histoire en ouvrant « une ère nouvelle dans laquelle l’avenir des Indiens américains serait déterminé par des actes indiens et par des décisions indiennes (...) ».* Il ébaucha un plan global permettant aux Indiens une vie décente, une plus grande autonomie par rapport au gouvernement dans la gestion de leurs destinées. « Nous avons assez longtemps parlé des injustices commises envers les premiers Américains », reconnaissait-il. « Comme l’ont exprimé les leaders indiens eux-mêmes, le moment est venu de plus de pluie et de moins de tonnerre. » Des terres furent rendues à quelques tribus indiennes. Des projets sociaux furent financés par le gouvernement au bénéfice d’un grand nombre d’indiens. Ainsi, les différents gouvernements qui se sont succédé à la Maison-Blanche ont constamment cherché à être à l’écoute de leur opinion publique et à faire prévaloir, autant que faire se peut, la force de la loi dans les différentes sphères de la vie publique. Ils ont réussi dans certains endroits et échoué dans d’autres. Néanmoins, ils n’ont jamais baissé les bras. Prisonniers de leur propre image de leader mondial et de « grand laboratoire constitutionnel pour le monde entier », ils avancent, comme leurs ancêtres pionniers, toujours de l’avant, vers de nouvelles frontières. Mais qu’en est-il de leurs responsabilités internationales, notamment dans les questions brûlantes de notre fin de siècle telles que le surendettement des pays pauvres, la lutte contre le sida, le chômage et la faim endémiques dans le monde et bien sûr l’extinction des foyers de tension aux Balkans, au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique ? Honoreront-ils leurs engagements devant Dieu et les nations pour contribuer à faire du nouveau siècle une ère de renouveau, de paix, d’amitié et d’échanges entre les peuples ? Autant de questions que l’on aimerait poser aujourd’hui au représentant de la diplomatie américaine à Alger. Dans ce nouveau désordre international que les frasques de la politique extérieure américaine a en grande partie causé, l’on est tenté de dire, à l’instar du personnage de Wilson, dans l’œuvre de F. Scott Fitzgerald Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby), en fixant les yeux bleutés du dr T. J. Eckleburg sur une affiche publicitaire : « Dieu nous regarde. »

* Citations des auteurs américains traduites par l’auteur

Références bibliographiques :

Thornton Anderson, Development of American Political Thought, Appleton-Century-Crofts, (N. Y., 1961).
Curtis P. Nettels, The Roots of American Civilization, Appleton-Century-Crofts, (N. Y., 1939).
Kenneth Janda, Jeffrey M. Berry, Jerry Goldman, The Challenge of Democracy (Government in America) 2nd ed., Houghton Mifflin Co., (Boston, 1989).
Nelson Manfred Blake, A History of American Life and Thought, McGraw-Hill Book Company (1972).
Franck L. Shoell, Histoire des Etats-Unis, Pbp, (Paris, 1977)
The Poems of Philip Freneau, ed. Fred Lewis Pattee, Russel & Russel, (N. Y., 1963), I.
An Outline of American History, ed. International Communication Agency, 1983.

Chercheur et doctorant en études américaines

Sources El Watan

Posté par Adriana Evangelizt

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