Rice au Proche-Orient en fin de semaine

Publié le par Adriana Evangelizt

Rice au Proche-Orient, pourquoi faire ? On se le demande. Elle va surtout rencontrer les chefs d'état "modérés" -que nous qualifions d'autre chose- sûrement pour mettre au point la future attaque de l'Iran. Ca, par contre, venant d'eux, il faut bien s'attendre à ce qu'ils apportent leur aide... voilà les pays renégats...  Arabie Saoudite, Koweït, Emirats arabes unis, Oman, Bahreïn, Egypte et la Jordanie...

Condoleezza Rice en fin de semaine au Proche-Orient

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice se rend en fin de semaine au Proche et au Moyen-Orient pour des entretiens sur le conflit palestinien et l'Irak, mais ses ambitions sont modestes.

La chef de la diplomatie américaine "va consulter les dirigeants de la région et explorer les moyens d'aider les parties à progresser vers la résolution du conflit israélo-palestinien, poursuivre les discussions sur la avenir de l'Irak et d'autres sujets régionaux", selon le département d'Etat.

"Je m'attend à ce que ce voyage soit davantage consacré à la pose de fondations pour d'éventuelles futures actions qu'à la conclusion d'accords précis", a indiqué Sean McCormack, porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères.

Mme Rice doit quitter Washington vendredi, à l'issue d'une semaine chargée, marquée par l'annonce mercredi d'une nouvelle stratégie américaine pour l'Irak, à l'élaboration de laquelle elle a étroitement participé, et par une journée, jeudi, consacrée à la promotion de ce plan devant le Congrès.

Entre le 12 et le 19 janvier, Mme Rice se rendra à Jérusalem, Ramallah, Charm el-Cheikh (Egypte), Amman, Ryad et au Koweït avant de faire halte à Londres et Berlin, selon le département d'Etat.

L'étape koweïtienne sera marquée par une réunion avec les ministres des Affaires étrangères du "CCG+2", le groupe de pays arabes modérés sur lesquels l'administration américaine compte s'appuyer pour faire échec à l'influence de l'Iran et la Syrie dans la région, a précisé M. McCormack.

Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) regroupe six monarchies pétrolières: Arabie Saoudite, Koweït, Emirats arabes unis, Oman, Qatar et Bahreïn. L'Egypte et la Jordanie se sont jointes à ce groupe pour former le "CCG+2" qui s'est déjà réuni à plusieurs reprises avec Mme Rice l'an passé à New York, au Caire, à Ryad et en Jordanie.

Peu après son retour, Mme Rice reprendra l'avion pour participer le 25 janvier à Paris à une conférence internationale d'aide au Liban, en marge de laquelle devrait se tenir une réunion du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union Européenne, Russie et ONU).

Cette tournée intervient dans un contexte difficile pour l'administration américaine, soumise à d'intenses pressions de l'opposition démocrate, désormais majoritaire au Congrès, pour se désengager d'Irak où plus de 3.000 soldats américains ont été tués depuis 2003.

Les Etats-Unis sont aussi pressés par leurs alliés arabes et européens d'accentuer leur effort sur le conflit israélo-palestinien, considéré comme un important facteur d'instabilité dans l'ensemble de la région.

Depuis son appel de 2003 à la création d'un Etat palestinien, M. Bush s'est peu mobilisé sur le conflit israélo-palestinien, concentrant son énergie à la guerre en Irak.

Depuis la défaite électorale des républicains en novembre et la publication le mois dernier du rapport Baker, qui établissait un lien étroit entre les violences en Irak et le manque de progrès dans le conflit israélo-palestinien, Mme Rice a promis de consacrer "beaucoup d'énergie" à la paix au Proche-Orient.

Mais elle a prévenu qu'elle n'avait pas l'intention de parler avec ses ennemis, comme lui conseillait le rapport Baker, ce qui réduit sa marge de manoeuvre diplomatique.

Washington n'entretient aucune relation avec le Hamas, qui contrôle le gouvernement palestinien et que les Etats-Unis, tout comme l'UE, considèrent comme un mouvement terroriste.

De même, les Etats-Unis ne parlent pas depuis un quart de siècle à l'Iran, dont ils dénoncent l'influence néfaste en Irak. Ils ont des échanges minimaux avec la Syrie et aucun contact avec le Hezbollah libanais pro-iranien, qui tente de renverser le Premier ministre modéré Fouad Siniora à Beyrouth.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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