Au moins 100 civils tués en Somalie

Publié le par Adriana Evangelizt

Le bilan des soit-disant "terroristes d'Al Qaïda" s'alourdit. Hier nous avions le nombre de 19 civils tués, aujourd'hui ils seraient plus d'une centaine. Les marionnettes somaliennes sont incapables de dire le nom de "terroristes" tués -5- ou blessés -8-, et nient bien évidemment que des civils innocents aient été assassinés. Ils affirment que les attaques n'ont pas "touché de cibles civiles". Déjà le fait d'employer le mot "cible" prouve bien qu'ils étaient aussi visés, compris dans les dommages collatéraux. Heureusement, il y a le témoignage des chefs de tribu locaux pour renseigner plus exactement.  Le bouquet étant que les 3 fameux membres d'Al Qaïda qui auraient "perpétré" les attentats 15 ans auparavant courent toujours. Comme tout le monde critique les USA pour cette attaque sans le consentement de l'ONU ou de la communauté internationale, une fois de plus, un membre du département d'Etat trouve comme excuse "Les Etats-Unis ont pris ces mesures parce que nous disposions d'informations sur la présence de hauts responsables d'Al-Qaïda"... Al Qaïda... le mot magique qui permet d'assassiner en toute impunité, d'envahir un  pays et de lui voler son pétrole. Mieux le triste sire Tom Casey a le culot d'ajouter "nous avons toujours dit que lorsque nous aurions des informations susceptibles de nous permettre de présenter certains de ces individus à la justice et de prendre des mesures contre eux, nous ferions le nécessaire"... et oui... "présenter certains individus à la justice" nous semble un peu déplacé dans ce contexte, il serait préférable de dire "présenter des cadavres à la morgue". Voilà ce qui attend tous les pays récalcitrants. Personne ne sera à l'abri de ces malades mentaux qui tiennent lieu de Maîtres du Monde aux States. Nous prions fort pour que l'Immanent nous en débarrasse au plus vite...

 

Somalie: une centaine de civils auraient été tués

 dans les raids

Une centaine de civils ont été tués lors des raids aériens américains et éthiopiens ces derniers jours dans le sud de la Somalie, où se cacheraient, selon les Etats-Unis, des agents d'Al-Qaïda, ont affirmé jeudi des témoins somaliens à l'AFP.

De nouvelles attaques aériennes américaines ont frappé mercredi l'extrême sud de la Somalie où se terrent les derniers miliciens islamistes et des agents d'al-Qaïda selon les Etats-Unis, qui ont renforcé leur dispositif aéronaval face aux côtes somaliennes.

Huit "terroristes" ont été tués et cinq capturés dans ces attaques, selon le Premier ministre éthiopien, qui n'a pas donné de précisions sur l'identité et la nationalité des victimes. "La cible était 20 terroristes (...). Huit ont été tués et il y a cinq terroristes blessés qui sont sous le contrôle de nos troupes", a déclaré M. Meles lors d'un point de presse à Addis Abeba."Nous ne pouvons pas confirmer les identités" de ces "terroristes", a-t-il encore dit.

Le Premier ministre éthiopien, dont l'armée traque dans le sud semi-désertique les islamistes en fuite a affirmé que les attaques "n'ont pas touché de cibles civiles", contrairement aux affirmations de chefs coutumiers qui ont fait état d'au moins 19 civils tués.

Les Américains recherchent particulièrement le Comorien Fazul Abdullah Mohammed et le Kényan Saleh Ali Saleh Nabhan, impliqués selon les Etats-Unis dans les attentats de 1998 (224 morts) contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie. Ils traquent aussi Abu Talha al-Sudani, un Soudanais proche de Oussama Ben Laden, et expert en explosifs.

Des avions ont bombardé mercredi l'extrême-sud de la Somalie, pour le troisième jour consécutif. "Il y a eu encore (aujourd'hui mercredi) des attaques aériennes de la part des Etats-Unis et elles vont continuer jusqu'à ce que les terroristes soient éliminés de cette région de la Somalie", a déclaré le vice-Premier ministre somalien Hussein Mohamed Aïdid à Mogadiscio.

"Les attaques ont eu lieu sur des villages des districts de Badade et Afmadow", a préciséun haut responsable du gouvernement somalien sous couvert d'anonymat. Des chefs coutumiers de Badade et Afmadow ont confirmé ces informations. "Ils nous ont contacté par radio et ont confirmé qu'il y avait eu une attaque aérienne américaine dans la même région aujourd'hui" mercredi, a déclaré Yusuf Ismail Aden, habitant de Kismayo (sud), deuxième ville du pays.

"Je ne suis au courant que d'une attaque", a cependant déclaré sous couvert d'anonymat un responsable militaire américain, en référence à l'attaque aérienne menée lundi contre des dirigeants présumés d'al-Qaïda dans le sud de la Somalie.

Le Pentagone avait reconnu mardi avoir mené un raid en Somalie, première action militaire dans ce pays admise officiellement depuis le cuisant échec de l'opération "Restore Hope" et le retrait américain en 1994. Les Etats-Unis, confrontés à des critiques dans le monde entier notamment de l'Union africaine, ont de nouveau justifié mercredi leur politique musclée en Somalie, en guerre civile depuis 1991. "Les Etats-Unis ont pris ces mesures parce que nous disposions d'informations sur la présence de hauts responsables d'Al-Qaïda" dans le pays, a déclaré un porte-parole du département d'Etat, Tom Casey.

"Il est clair qu'il s'agit de terroristes internationaux et nous avons toujours dit que lorsque nous aurions des informations susceptibles de nous permettre de présenter certains de ces individus à la justice et de prendre des mesures contre eux, nous ferions le nécessaire", a précisé le porte-parole à la presse. Les Etats-Unis avaient reconnu mardi avoir mené un raid en Somalie, première action militaire dans ce pays de la Corne admise officiellement depuis le cuisant échec de l'opération "Restore Hope" et le retrait américain de 1994.

L'armée américaine a renforcé son dispositif militaire au large de la Somalie, en guerre civile depuis 1991: elle a envoyé le porte-avions Dwight D. Eisenhower qui aura uniquement, selon Washington, une mission "de surveillance des activités terroristes et (...) des activités de renseignement".

Mercredi, le Conseil de sécurité de l'ONU devait avoir des consultations à huis clos sur la Somalie.

Dans Mogadiscio, tenue par l'armée éthiopienne, la situation restait très instable mercredi. Une passante a été tuée par des hommes non identifiés qui ont tiré à la grenade contre un véhicule militaire éthiopien. A la nuit tombée, aucune attaque contre les forces éthiopiennes et somaliennes n'avait été signalée dans Mogadiscio, contrairement aux soirs précédents.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt





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