Les journaux américains crucifient Bush

Publié le par Adriana Evangelizt

Pour une fois, les médias américains sont unanymes à dénoncer le comportement de Bush et son attitude encline à poursuivre le conflit. Lorsque certains d'entre eux disent que Bush refuse de "voir la réalité en face", ils se trompent. ce n'est pas Bush qui commande. Il est tributaire de Cheney et de sa clique de néocons en  connexion directe avec le Haut Sionistan. Or que veulent tous ces gens ? Pour les uns, il y a le pétrole, pour les autres c'est l'industrie de l'armement qui se fait de l'argent et enfin il y a l'attaque de l'Iran. Tout est lié et Bush est lié à eux puisque c'est eux qui l'ont mis là où il est...

Les journaux américains crucifient Bush

par Jean-Marc Manach


Les éditorialistes de la presse américaine n'ont pas de mots assez durs pour qualifier le discours du président américain. Pour le New York Times, "le vrai désastre", ce n'est pas, comme l'a déclaré George Bush cette nuit, que les Etats-Unis risquent un jour de perdre la guerre en Irak, mais que le président n'ait pas saisi la chance qui lui était offerte d'être honnête envers le pays. A la manière d'un "touriste" qui serait arrivé en Irak par accident, il a décrit la faillite des efforts de pacification du pays comme si ni la Maison Blanche ni le Pentagone n'en portaient la responsabilité. Le quotidien, pour qui le retrait des soldats américains de cette "guerre civile" est le seul moyen d'éviter que le chaos ne touche les pays voisins, estime que le pire est encore à venir.

Alors que les généraux américains et le gouvernement irakien, déplore le
Washington Post, plaident de concert pour un transfert progressif de responsabilité entre les armées US et irakienne, le président décide quant à lui d'envoyer encore plus de soldats, ce qui risque surtout de causer encore plus de morts américains, et offre encore moins de chance de voir la situation en Irak se stabiliser.

Le
Boston Globe, pour qui George Bush "refuse de voir la réalité en face", et d'assumer ses erreurs, relève que le renforcement de la présence militaire américaine l'été dernier s'est traduite par un nombre encore plus élevé de soldats tués, estime que son plan n'offre pratiquement aucune chance de déjouer l'insurrection sunnite, mais qu'il risque d'augmenter le nombre de réfugiés, de renforcer l'influence de l'Iran et des djihadistes, et d'embraser la région.


"UNE CRISE DE CONFIANCE"


Qui peut réellement croire que sunnites et chiites veulent faire la paix ? se demande
Newsweek. Evoquant une "crise de confiance", son éditorialiste politique, qui suit George Bush depuis 1987, remarque que jamais il n'était apparu, "en public comme en privé", aussi peu sûr de lui que cette nuit, et qu'il est difficile de croire quelqu'un qui donne l'impression d'avoir "peur".

Jamais, depuis la guerre du Vietnam, un président n'avait bénéficié d'aussi peu de soutien de la part du pays, mais aussi du Congrès, relève de son côté
USA Today. Moins de deux Américains sur dix soutiendraient le renforcement de la présence militaire en Irak, selon le Chicago Tribune, suivis en cela par un nombre croissant d'élus républicains, mais aussi par ceux qui, issus de l'administration de Bush père, forment le groupe de travail sur l'Irak, mais dont les recommandations n'ont pas été suivies par Bush fils.

Pour
le Time, son discours ressemblait à un "testament", empreint de candeur, équivalent à une prière à la Vierge Marie.


Sources
Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt

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