Washington manque les principaux "terroristes" en Somalie

Publié le par Adriana Evangelizt

Quelques précisions sur les "terroristes" tués en Somalie, il s'agit de nomades. Les Peuples libres ne sont pas bien vu par la crapule qui gouverne le monde. Ils ont en plus le culot de dire qu'aucun civil n'a été tué.

 

Somalie: Washington manque les principaux "terroristes",

 100 civils seraient morts

Les Etats-Unis n'ont pas tué les trois principaux membres présumés d'Al-Qaïda en Somalie lors d'une attaque aérienne dans le sud du pays, mais une centaine de civils auraient fait, selon des témoins, les frais des raids américain et éthiopiens de ces derniers jours.

Aucune source indépendante n'a cependant été en mesure de confirmer le bilan d'une centaine de civils tués. Le précédent chiffre donné par des habitants mardi était de 19 civils tués.

L'Ethiopie et les Etats-Unis ont mené ces derniers jours des attaques aériennes dans le sud, où se cacheraient, selon Washington, des agents d'Al-Qaïda, après la débâcle éclair du 20 décembre au 1er janvier des islamistes somaliens, qui ont perdu les régions qu'ils contrôlaient depuis des mois.

Aucun des trois principaux membres présumés d'Al-Qaïda en Somalie n'a été tué dans l'attaque américaine de lundi, a annoncé jeudi à la presse à Nairobi un haut responsable américain sous couvert d'anonymat, ajoutant toutefois que "8 à 10" personnes qui seraient liées au réseau terroriste ont été tuées.

Les Américains recherchent particulièrement le Comorien Fazul Abdullah Mohammed et le Kényan Saleh Ali Saleh Nabhan, impliqués selon les Etats-Unis dans les attentats de 1998 (224 morts) contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie. Ils traquent aussi Abu Talha al-Sudani, un Soudanais proche d'Oussama ben Laden et expert en explosifs.

Ce haut responsable américain a affirmé que l'armée américaine avait conduit un seul raid aérien en Somalie, lundi, alors que le gouvernement somalien avait assuré que les Etats-Unis avaient bombardé mercredi le sud du pays. 


Croquis d'un AC-130Le Pentagone avait reconnu mardi avoir mené un raid en Somalie, première action militaire dans ce pays admise officiellement depuis le cuisant échec de l'opération "Restore Hope" et le retrait américain en 1994.

De son côté, Addis Abeba a affirmé que les forces éthiopiennes et somaliennes avaient mené "avec succès" ces derniers jours des attaques notamment aériennes contre des positions islamistes dans le sud de la Somalie, tuant "plusieurs terroristes".

"La chasse contre les islamistes en fuite va continuer", a cependant prévenu le ministère de l'Information éthiopien dans un communiqué.

Aucun raid aérien n'a toutefois été signalé jeudi, pour la première fois depuis lundi.

Selon le responsable américain, "aucun civil n'a été tué" pendant l'opération aérienne américaine de lundi. Mais, sur le terrain, plusieurs témoins ont affirmé que les attaques de l'aviation américaine et éthiopienne avaient fait une centaine de morts.

"Nous avons envoyé des personnes pour compter le nombre de personnes tuées (dans les bombardements). Elles ont confirmé qu'une centaine de nomades innocents avaient été tués" entre Dhobley et Afmadow (sud), a affirmé Moalim Adan Osman, un chef coutumier de Dhobley, joint par l'AFP.

Ce bilan a été donné par un autre chef coutumier à Afmadow, Cheikh Abullahi Ali Molabon.

Un témoin a affirmé avoir voir vu 29 corps près de Dhobley. "J'étais avec une équipe envoyée sur un site bombardé près de Dhobley pour enterrer les morts. Ce que j'ai vu est terrible. J'ai compté 29 morts", a raconté Absuge Mohamed Weli.

Les bombardements ont provoqué la panique parmi la population. "Il faisait nuit. Il y avait des nuages de fumée partout", a raconté, terrorisé, Dirir Moalim Hussein, un habitant de Bulo Haji, qui se trouve entre Dhobley et Afmadow.

Les opérations aériennes en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, ont été vivement critiquées par de nombreux pays. Mercredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé sa "préoccupation" et s'est prononcé pour "le déploiement rapide" d'une force de paix africaine, actuellement au point mort.

Dans Mogadiscio, la situation était calme jeudi, contrairement aux jours précédents.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Commenter cet article