Lahoud : complot contre le Liban politique et sécuritaire

Publié le par Adriana Evangelizt

Lahoud : Le complot contre le Liban est tantôt politique,

tantôt sécuritaire

S’exprimant devant une délégation de chercheurs américains et arabes en sciences politiques de l’Université américaine du Caire, le chef de l’État, Émile Lahoud, a indiqué que le Liban était soumis à des pressions extérieures dont l’objectif est de poursuivre l’exécution du complot qui a commencé avec l’assassinat de Rafic Hariri. « Les conspirateurs œuvrent à saper l’unité des Libanais, à porter un coup à la Résistance et à implanter les Palestiniens », a-t-il dit.


M. Lahoud a indiqué devant ses visiteurs que le complot peut avoir différentes facettes : il peut être tantôt politique, tantôt sécuritaire ou économique.


Insistant sur l’importance pour les Libanais de consolider leur unité, « seul moyen de faire face au complot étranger », le chef de l’État a assuré qu’il était impossible qu’ils en arrivent à la confrontation, puisqu’ils ont tiré la leçon des guerres civiles précédentes.


Répondant aux questions des chercheurs, M. Lahoud a souligné que « la dernière agression israélienne contre le Liban et la défaite subie par l’armée de l’État hébreu ont prouvé que la force n’est pas la solution aux crises dans la région du Proche-Orient ». Selon lui, l’issue reste le retour de toutes les parties à la table des négociations, à l’instar de ce qui s’est passé à Madrid, pour parvenir à une paix juste et équitable.


Le chef de l’État a en outre insisté sur le fait que la Résistance était nécessaire pour le Liban afin de faire face à Israël, soulignant que le rôle de celui-ci ne se terminera que dans le cadre d’une solution pacifique globale dans la région, car, a-t-il dit, les solutions partielles ne pourront jamais stabiliser le Proche-Orient.


Commentant enfin la situation sur le plan local, le chef de l’État a réaffirmé devant ses visiteurs que l’actuel gouvernement a perdu sa légitimité. Il en va de même, a-t-il ajouté, pour toutes les réunions et décisions qu’il prend, qui sont « nulles et non avenues ».

Sources Lorient Le jour

Posté par Adriana Evangelizt

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