Rice au Proche-Orient sans plan ni proposition

Publié le par Adriana Evangelizt

Condoleeza Rice au Proche-Orient, ça ressemblerait un peu à Mickey chez les extraterrestres. Le but premier de son voyage n'est pas d'apporter quoique ce soit de neuf au conflit qui maintient les Palestiniens sous la férule du régime Sioniste qui sévit à Washington. Elle se permet de dire qu'en tant qu'universitaire, elle a beaucoup lu sur la question... ceci veut déjà tout dire. Elle fait partie de ces théoriciens qui fonctionnent d'après une réalité inscrite sur le papier, d'après les cabinets de réflexions et boîtes à idées où l'on n'a aucune approche de la réalité existant sur le terrain. C'est sans compter qu'elle est une fidèle supporter du lobby, l'AIPAC... avec ça on est servi.

Ce qui interpelle le regard, c'est qu'elle ne rencontre pas Olmert mais Avigdor Lieberman, le fasciste raciste qui est en charge du dossier iranien. Là, on touche davantage le pourquoi de son voyage en Israël. Qu'elle le rencontre lui est hautement symbolique, vu ce qu'il représente. Mais qui se ressemble s'assemble, il est vrai. Nul doute donc que le principal sujet de conversation sera l'Iran et la mise en place des plans d'attaque.

D'autre part, en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien, elle est opposée à ce que les pays arabes se joignent au quartet. Ce qui prouve le peu de cas qu'elle fait des musulmans en général qui sont pourtant les premiers concernés dans ce grave problème qui mine le monde entier.

Nous avons à faire là à des gens dont le cynisme, l'hypocrisie et le mensonge sont l'apanage. Ils font leurs coups en douce et racontent n'importe quoi au monde. Il est écrit quelque part que cela ne durera pas comme les impôts... à la longue, la corde s'use.

Condoleezza Rice arrive au Proche-Orient

sans plan ni proposition

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, arrive samedi au Proche-Orient sans plan ni proposition, mais pour écouter, a-t-elle déclaré dans l'avion qui la conduisait dans la région.

"Je ne viens pas avec une proposition, je ne viens pas avec un plan", a déclaré la chef de la diplomatie américaine aux journalistes l'accompagnant dans sa tournée, avant une étape à Shannon (Irlande).

"J'ai, en tant qu'universitaire, beaucoup lu sur les efforts passés pour tenter de faire progresser la question israélo-palestinienne et (...) si on ne prépare pas très bien le terrain, cela ne marchera pas", a expliqué Mme Rice, ancien professeur de sciences politiques à l'Université de Stanford, en Californie. "Il ne faut pas un plan 'Made in America'", a-t-elle ajouté. "Il y a trop d'acteurs importants qui sont impliqués et pour des progrès sur le front israélo-palestinien, il faudra toutes les parties".

Mme Rice, qui fait état depuis plusieurs semaines d'"ouvertures" au Proche-Orient, a indiqué qu'elle souhaitait voir "comment on peut accélérer la feuille de route", le plan de paix international qui prévoit la création d'un Etat palestinien.

Mais interrogée sur les moyens d'accélérer ce plan, elle est restée vague, rappelant la nécessité pour les Palestiniens de parvenir auparavant à un accord sur la reconnaissance du droit à l'existence d'Israël Un gouvernement palestinien d'unité nationale "serait évidemment la meilleure solution", a-t-elle noté.

Mme Rice est attendue en milieu d'après-midi en Israël pour des entretiens dans la soirée avec les ministres de la Défense Amir Peretz, des Affaires stratégiques Avigdor Liberman et des Affaires étrangères Tzipi Livni.

Elle doit se rendre samedi à Ramallah, en Cisjordanie, pour y rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas, auquel l'administration du président George W. Bush souhaite accorder une aide pour entraîner et équiper ses services de sécurité. L'administration a demandé vendredi au Congrès une enveloppe de 86 millions de dollars à cet effet.

Interrogée sur le risque que cette initiative alimente les tensions interpalestiniennes, la secrétaire d'Etat a rappelé que le mouvement radical Hamas, que les Etats-Unis et l'Union Européenne considèrent comme terroriste, était armé. Elle a précisé que ce programme serait mis en place très progressivement, ce qui permettrait d'en assurer le suivi et de l'interrompre en cas de dérapage.

Condoleezza Rice est opposée à la proposition européenne d'élargir le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union Européenne, Russie, ONU) à des pays arabes. "Je pense que le Quartette a une logique tel qu'il est", a déclaré la chef de la diplomatie américaine dans l'avion la conduisant samedi au Proche-Orient. "C'est un groupe international qui, dans un certain sens, reste extérieur à la région", a-t-elle ajouté. Mme Rice a jugé "très utile" la participation occasionnelle de certains pays de la région aux réunions du Quartette, comme cela a été le cas dans le passé. Mais le groupe international, auteur de la Feuille de route pour le Proche-Orient qui prévoit la création d'un Etat palestinien, "a une logique en soi, tel qu'il a été créé par l'ONU", a-t-elle conclu.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel-Angel Moratinos, a proposé vendredi d'associer les pays arabes au Quartette pour contribuer à débloquer le processus de paix, à l'occasion du 15e anniversaire de la Conférence de paix de Madrid sur le Proche-Orient qui avait ouvert la voie aux accords d'Oslo (1993) sur l'Autonomie palestinienne.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans IRAN ISRAEL

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