Le Pakistan dans le collimateur US

Publié le par Adriana Evangelizt

Les choses sont en train de se mettre en place et drôlement en place. Hier, nous vous avons signalé que l'OTAN, le bras armé du Nouvel Ordre Mondial mais  plus précisément de Washington dans le cas présent, avait tué 150 rebelles infiltrés du Pakistan. Comme par hasard. Negroponte s'est fait viré du Renseignement car il était trop sweet en ce qui concerne la menace nucléaire iranienne, voir l'article de Robert Parry... et maintenant, il essaie de rattraper le coup en allant dans le sens du vent. Le but du jeu pour les grands stratèges -où qui se croient tels- est d'encercler l'Iran pour ne pas lui laisser le temps de riposter lorsque tomberont les premières bombes. Or, regardez la carte... pour comprendre les stratégies des voleurs de terres et de richesses, il faut faire comme eux, se pencher sur un Atlas... le Pakistan est en clair...

Les troupes US sont déjà en Afghanistan qui possède une frontière commune avec l'Iran... elles sont aussi en Irak de l'autre côté... et en face on trouve les pays que Condoleeza Rice doit visite dont l'Arabie Saoudite... l'Iran se trouve donc complètement cerné sauf au nord. Mais vu la mort du dictateur, les USA ont déjà commencé les approches allant dans ce sens... comme vous pouvez le constater sur la carte ci-dessous, les jeux sont faits... l'Iran est bien entouré et les sous-marins sont déjà dans la Caspienne et dans le golfe persique...

Stigmatiser le Pakistan n'est donc qu'une stratégie visant à imposer de gré ou de force la présence américaine à ce pays en vue de la prochaine attaque de l'Iran. Souvenons nous d'ailleurs que les USA avaient déjà menacé Musharraf de renvoyer son pays à l'âge de pierre s'il ne coopérait pas. Quand on sait, de surcroît, que Ben Laden est mort et qu'Al Qaïda est entre les mains de certains services secrets, l'excuse ou le prétexte des terroristes de la nébuleuse nous fait doucement sourire... le Pakistan va être obligé de se soumettre et d'accepter les forces US sur son territoire en vue de la prochaine attaque de l'Iran, voilà la vérité.

Terrorisme: malaise à Washington

 sur le rôle du Pakistan

 


Les récentes déclarations du directeur du Renseignement national américain accusant le Pakistan de donner asile à des responsables d'Al-Qaïda reflètent les doutes de Washington sur l'engagement d'Islamabad à lutter contre le terrorisme, estiment des experts.

Lors d'une audition au Sénat jeudi, le patron du renseignement américain, John Negroponte, a estimé que le Pakistan demeurait un sanctuaire pour les chefs terroristes.

"Le Pakistan est notre partenaire dans la guerre contre le terrorisme et a capturé plusieurs leaders d'Al-Qaïda, a-t-il dit. Toutefois, il demeure une source importante de l'extrémisme islamique". M. Negroponte a indiqué qu'Al-Qaïda "renforce son réseau opérationnel qui irradie à partir de l'endroit où se terrent ses responsables vers ses affiliés à travers tout le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord et l'Europe".

"Nous avons capturé et tué de nombreux membres importants d'Al-Qaïda mais les principaux résistent toujours", a-il ajouté. Le Pakistan s'est irrité de ces remarques, son ministère des Affaires étrangères les qualifiant de "critiques discutables". Le ministère a ajouté que le Pakistan avait fait plus que n'importe quel pays pour combattre le terrorisme.

Mais les responsables américains et les experts jugent que M. Negroponte n'a pas exagéré la situation.

Le réseau terroriste Al-Qaïda se renforce et tisse de nouveaux liens avec des sympathisants au Moyen-Orient, en Europe et en Afrique du Nord à partir du Pakistan et ce pays est conscient du problème, a ainsi indiqué vendredi le département d'Etat américain. "C'est un problème et (...) les Pakistanais en sont conscients. Ils ne veulent pas cette situation, pas plus que nous ou les Afghans ou n'importe qui d'autre", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.

"Absolument, il y a un malaise croissant aux Etats-Unis concernant le Pakistan et j'irai plus loin en disant qu'il y a un malaise croissant au niveau international à propos du Pakistan", renchérit Frederic Grare, un expert du centre de recherche Carnegie Endowment for International Peace.

M. Grare, qui est à la tête d'un projet d'évaluation des politiques américaines et européennes à l'égard du Pakistan, a ajouté que "l'hypothèse traditionnelle" est que le Pakistan abrite des groupes, tels que les talibans, pour protéger ses intérêts régionaux et "livreraient ceux qui sont liés à des groupes terroristes et peuvent attirer des problèmes".

"Mais maintenant la question est de savoir si les Pakistanais protègent réellement ces gens ou s'ils les gardent comme une sorte de +monnaie d'échange+ éventuelle", s'interroge-t-il.

Le Pakistan a aidé les talibans à prendre le pouvoir en 1996, pour rompre les relations avec le mouvement en 2001 après les attentats du 11-Septembre attribués à Al-Qaïda, dont le chef en fuite, Oussama ben Laden avait trouvé refuge en Afghanistan.

Le président du Pakistan, Pervez Musharraf, a signé en septembre un accord de paix controversé avec des chefs tribaux, selon lequel les combattants des talibans et d'Al-Qaïda seraient expulsés de leurs régions, mais les attaques frontalières se sont multipliées depuis. La politique de M. Musharraf dans les zones tribales "est en train d'échouer", estime quant à lui Peter Brookes, un ancien sous-secrétaire d'Etat adjoint à la Défense.

"Je pense que Musharraf est avec nous sur Al-Qaïda mais je crains qu'Al-Qaïda et d'autre jihadistes ne trouvent refuge dans cette partie du pays", dit-il. "Il y a de fortes présomptions qu'Oussama ben Laden et le numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, se trouvent dans l'Hindu Kush pakistanais et pas en Afghanistan", a ajouté M. Brookes.

Le nouveau secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a indiqué pour sa part vendredi qu'il se rendrait bientôt en Afghanistan pour juger des moyens de mettre fin aux violences.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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André 13/01/2007 16:34

A  propos du Pakistan, il ne faut pas oublier que c'est une puissance nucléaire et que si Musharaff est renversé, il y a grand risque de voir le Hezbollah prendre le pouvoir. Ce ne serait pas la première fois qu'un coup foireux des services secrets américains leur pète à la figure. Dans ce cas, la bombe atomique aux mains du Hezbollah, ça craint pour Israël....