Où a disparu le rapport Beker ?

Publié le par Adriana Evangelizt

On peut dire sans se tromper que Bush a fait avec le rapport Baker ce que fit en son temps Sharon avec la feuille de route. Nous posons ci-dessous un article de Haaretz avec les commentaires d'Olmert lorsqu'il a eu pris connaissance du dit rapport. Il est clair et net désormais que l'Antichrist a fait tout le contraire de ce qui était proposé et que sa politique est dans la droite ligne de celle d'Israël. Il n'applique donc pas la politique qui serait bénéfique pour les Américains mais une politique diligenté par le Haut Sionistan sis à Washington et dont les voix de Kristoll se font bien plus entendre que les autres. L'Amérique ne s'appartient plus et son Peuple va subir les affres de cette prise de pouvoir par une idéologie oeuvrant pour un autre Etat. Ces gens-là ne veulent pas la paix au Proche-Orient. Ne veulent pas la paix avec la Syrie car il faudrait rendre le plateau du Golan. Tout est toujours axé sur une question de territoire et rien d'autre. On voit ce qu'ils ont fait avec l'Irak, la même chose attend l'Iran. Ces idéologues dangereux mettent le monde entier en danger, il faut nous en libérer une fois pour toutes.

Où a disparu le rapport Baker ?


par Haaretz




Alors que le rappport Baker est mis au panier par Bush qui renforce les troupes d’occupation en Irak, un texte éclairant de Haaretz sur la position d’Olmert, en décembre 2006, qui rejette aussi les conclusions du rapport Baker :


Au lendemain de la diffusion par la commission bipartite de son rapport détaillé sur la guerre d’Irak, le Premier ministre Ehoud Olmert a rejeté ce jeudi le lien fait par le Groupe d’Etude entre la guerre d’Irak et le conflit israélo-palestinien.

"La tentative de créer un lien entre la question irakienne et la question au Proche-Orient - nous avons un point de vue différent", a déclaré Olmert aux journalistes à Tel Aviv, dans sa première réponse au rapport, qui a été publié mercredi par le Groupe d’Etude sur l’Irak.

L’une des conclusions majeures du groupe d’étude est que les Etats-Unis sont incapables de remplir leurs objectifs au Proche-Orient sans une implication directe dans le conflit israélo-arabe.

La commission bipartite recommande que des pourparlers impliquant Israël, la Syrie, le Liban et les Palestiniens se tiennent dans le "cadre d’une Conférence de Madrid", en référence au sommet de 1991 convoquée par le président d’alors, George H.W. Bush, dans le sillage de la Guerre du Golfe de 1991, qui a déclenché le processus de paix israélo-palestinien.

Mais Olmert a déclaré ce jeudi [4 décembre ]que les conditions ne sont pas mûres pour entamer des pourparlers avec la Syrie, ajoutant qu’il n’avait reçu aucune indication de la part du président étasunien, George W. Bush, durant sa récente visite à Washington, selon laquelle les Etats-Unis pousseraient Israël à débuter de tels pourparlers.

Le président syrien, Bashar Assad a appelé ces derniers mois à un nouveau cycle de négociations avec Israël, mais Olmert les a rejetées d’un revers de main.

"La question sur ce qu’Israël peut offrir à la Syrie a déjà été soulevée. La question est, que pouvons-nous obtenir des Syriens si [nous] entamons des négociations", a dit le Premier ministre.

Il a déclaré qu’Israël, cependant, veut "de toutes nos forces" redémarrer les pourparlers de paix avec les Palestiniens. Il a rejeté les suggestions selon lesquelles le récent cessez-le-feu avec les militants palestiniens à Gaza permettrait simplement aux militants de se réarmer et de se regrouper pour un nouveau cycle de combat, disant qu’Israël ne permettrait pas que cela se produise.

Il a dit que malgré les attaques à la roquette occasionnelles par des militants de Gaza contre Israël, "nous continuerons à montrer de la retenue".

Le Premier ministre a aussi reçu favorablement une initiative de paix avancée par l’Arabie Saoudite, disant qu’elle contient "des éléments intéressants qui ne devraient pas être ignorés".

S’exprimant sur la controverse concernant les ambitions nucléaires de l’Iran, Olmert a réitéré la position d’Israël qui ne tolèrera pas un Iran nucléaire, mais ne prendra pas d’action unilatérale, préférant que la querelle soit réglée dans son entier par la communauté internationale.

Il a aussi réaffirmé son soutien à la guerre des Etats-Unis en Irak, une position qui a causé quelques controverses lors de son voyage aux Etats-Unis le mois dernier.

"Nous avons toujours ressenti, comme d’autres nations de notre région, que la déposition de Saddam Hussein a été une contribution réellement majeure à la stabilité de notre partie du monde", a-t-il déclaré.

Le cabinet d’Olmert a déclaré ce mercredi qu’il est improbable que Bush change sa politique au Proche-Orient en ce qui concerne Israël, en dépit des recommandations de la commission bipartite, conduite par l’ancien secrétaire d’Etat James Baker et l’ancien parlementaire démocrate Lee Hamilton.

Des sources au cabinet du Premier ministre ont dit mercredi soir qu’Olmert n’est pas concerné outre mesure par ce rapport parce que, lors son dernier entretien avec Bush à la Maison Blanche, il lui a été promis que les Etats-Unis ne se détourneraient pas des principes de leur politique en ce qui concerne les groupes terroristes et leur opposition au programme nucléaire iranien.

Le négociateur palestinien Saeb Erekat a toutefois bien accueilli l’appel de la commission étasunienne à une paix complète. "Nous accueillons favorablement ce rapport et nous espérons que l’administration US la traduira en actes. Notre région a besoin de paix et de dialogue", a déclaré Erekat ce jeudi.

Le comité a présenté son rapport à Bush mercredi, proposant des recommandations sur la politique à conduire concernant le bourbier en Irak.

Les recommandations principales du rapport concernent la politique étasunienne en Irak et appellent à un changement du rôle principal des forces américaines, qui devraient passer du combat à l’entraînement de l’armée irakienne. La commission recommande aussi de diminuer le nombre de soldats américains déployés en Irak.

Ce rapport décrit la situation en Irak comme étant "grave" et "allant en se détériorant". [1].

En ce qui concerne Israël, la commission Baker-Hamilton recommande des pourparlers suivant deux grands axes : Syrie-Liban et les Palestiniens.

La commission établit les conditions que Damas doit remplir pour être considérée comme un interlocuteur efficace. Certaines d’entre elles sont similaires à celles posées par l’administration Bush au régime d’Assad en échange d’un dialogue.

Les Etats-Unis continuent d’exiger de la Syrie qu’elle évite d’interférer dans les affaires intérieures du Liban ; qu’elle coopère dans l’enquête sur le meurtre de l’ancien Premier ministre, Rafik Hariri ; qu’elle cesse toute assistance au Hezbollah et qu’elle entreprenne des efforts pour persuader le Hamas de reconnaître le droit à l’existence d’Israël.

En même temps, la commission conclut qu’Israël doit rendre le Plateau du Golan à la Syrie en tant que partie du traité de paix et dit qu’en échange, Israël se verra accorder des garanties de sécurité sur ce front de la part des Etats-Unis.

En ce qui concerne les Palestiniens, le rapport Baker-Hamilton conclut que des pourparlers sur un règlement final devraient se tenir, afin qu’une solution à deux Etats, en ligne avec les idées de Bush, puisse être accomplie.

Cette commission a aussi préconisé à l’administration Bush d’apporter son soutien total au Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas et d’essayer d’encourager et de faire avancer les pourparlers sur la création d’un gouvernement palestinien d’unité nationale.

La commission a abordé brièvement la question du programme nucléaire iranien et sa principale recommandation est que cette question devrait continuer à être prise en main par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Elle suggère aussi que des efforts doivent être faits pour convaincre l’Iran de contribuer à la stabilisation en Irak au moyen de groupes de soutien régionaux - que la commission Baker-Hamilton suggère de mettre en place.

Répondant à la mention de la Syrie par la commission bipartite et de pourparlers avec Israël, l’agence de presse officielle syrienne, SANA, s’est focalisée, dans son reportage de mercredi, sur la question du Plateau du Golan.

L’agence de presse a souligné la recommandation du groupe selon laquelle l’administration étasunienne doit faire pression sur Israël pour qu’il rende le Plateau du Golan à la Syrie en tant que partie d’un accord de paix.

Le vice-président syrien, Farouk al-Shara, a déclaré mercredi que Damas est intéressée par un processus de paix qui rendrait le Plateau du Golan à la Syrie "jusqu’au retour complet aux lignes du 4 juin 1967".

"Un processus de paix qui n’accomplirait pas cet objectif serait inacceptable", a déclaré le responsable syrien.

Al-Shara a aussi dit qu’à la fois l’Iran et la Syrie devraient être impliqués à résoudre la crise en Irak, en réponse à la recommandation du rapport Baker-Hamilton selon laquelle Téhéran et Damas devraient s’engager à contribuer à stabiliser l’Irak.


[1] voir l’édito de Politis http://www.politis.fr/article1938.html après la décision de Bush d’envoyer 21000 hommes supplémentaires en Irak.

Haaretz 7 décembre 2006, publié par Questions critiques.free

Sources Global Research

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans IRAN ISRAEL

Commenter cet article