Tikriti et Bandar pendus dans le plus grand secret

Publié le par Adriana Evangelizt

Où l'on apprend que les deux condamnés étaient vêtus de combinaisons orange... ils étaient donc prisonniers des Américains dont les geôles sont tenues par des sociétés privées. Et c'est encore le contribuable étatsunien qui paye. Mais aussi irakien, n'en doutons pas. Par ailleurs, la décapitation de Bandar nous laisse fort dubitatif, une fois de plus...


Reprise des exécutions en Irak :

 Tikriti et Bandar pendus dans le plus grand secret

Deux semaines après l’exécution de Saddam Hussein dont les conditions avaient initié une grande polémique, c’est dans le plus grand secret que deux proches de l’ancien dictateur, Barzan al-Tikriti, son demi-frère et ancien patron des services secrets, et Awad al-Bandar, ex-président du tribunal révolutionnaire, ont été exécutés hier à l’aube. Si la double pendaison n’a pas donné lieu à un flot d’insultes, elle a néanmoins été l’occasion d’un événement pour le moins abject, puisque la tête de Barzan s’est détachée de son corps. Parallèlement, la tension continuait de monter entre les États-Unis et l’Iran, mis à l’index dans le nouveau plan américain pour l’Irak. Alors que George Bush qualifiait l’Iran de « menace » pour la région, Téhéran annonçait, quatre jours après l’arrestation en Irak par les forces américaines de cinq Iraniens, l’installation d’au moins 3 000 centrifugeuses afin d’enrichir de l’uranium.

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L’annonce de la mort des deux anciens dignitaires du régime baassiste suscite la « déception » de Washington


Deux semaines après l’exécution de Saddam,

Tikriti et Bandar pendus dans le plus grand secret

Deux proches de Saddam Hussein, Barzan al-Tikriti et Awad al-Bandar, ont été pendus hier dans le plus grand secret, deux semaines après l’exécution de l’ancien président irakien. L’annonce de la mort des deux anciens dignitaires du régime baassiste n’a suscité aucune réaction notoire à Bagdad, mais a été condamnée par la communauté internationale.


Le demi-frère de Saddam Hussein, Barzan al-Tikriti, ancien patron des services secrets, et Awad al-Bandar, ex-président du tribunal révolutionnaire, ont été « pendus ce matin », a annoncé le porte-parole du Premier ministre Nouri al-Maliki, Ali al-Dabbagh. Tous deux avaient été condamnés, avec l’ex-dictateur, à la peine capitale pour « crime contre l’humanité » pour leur responsabilité dans le massacre de 148 villageois chiites de Doujaïl, tués en représailles à un attentat manqué contre le convoi présidentiel dans les années 1980. L’exécution a eu lieu à 03h00 heure locale (00h00 GMT) dans un lieu qui n’a pas été révélé, en présence de témoins rigoureusement sélectionnés pour éviter tout incident. Aucune annonce préalable n’avait été faite par les autorités.

Barzan décapité


« La tête de Barzan s’est détachée de son corps lors de sa pendaison. Cela arrive rarement mais c’est arrivé. C’est un acte de Dieu (...) », a souligné M. Dabbagh, selon la traduction officielle en anglais de sa déclaration en arabe. « L’exécution s’est déroulée dans la dignité », a-t-il affirmé, soucieux d’éviter toute polémique sur le supplice des deux condamnés.


Une vidéo pirate de la pendaison de Saddam Hussein le 30 décembre, montrant l’ex-président insulté et pris à partie par plusieurs témoins lors de ses derniers instants, avait suscité l’indignation de la communauté internationale. Hier, le gouvernement a tourné une vidéo de l’exécution des deux hommes qui n’a été montrée qu’à quelques journalistes, mais ne sera pas diffusée au grand public. Ces images montrent les deux condamnés, tremblants et vêtus d’une combinaison orange de prisonnier, monter côte à côte sur la potence. Elles montrent ensuite les corps pendus : Barzan a été décapité sous le choc de la pendaison, son cadavre repose à même le sol, sur le ventre, sa tête à plusieurs mètres de là. L’annonce de la mort des deux anciens dignitaires du régime baassiste n’a suscité aucune réaction notoire à Bagdad. Elle a été saluée par quelques manifestations de joie dans la ville sainte chiite de Najaf (centre). Pour sa part, la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice, en visite en Égypte, a exprimé la « déception » de son pays après cette exécution, estimant que les deux hommes auraient dû être pendus avec « plus de dignité ». Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, regrette que les deux proches de Saddam Hussein aient été exécutés malgré ses appels à la clémence. Londres a regretté pour sa part que les exécutions n’aient, semble-t-il, pas été menées de « manière digne », alors que le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Louise Arbour, réaffirmant son opposition à la peine capitale, a estimé que ces exécutions risquaient d’entraver l’instauration de la justice en Irak.



Rencontre Blair-Hachémi à Londres

Barzan al-Tikriti, 55 ans, et Awad al-Bandar, 60 ans, ainsi que Saddam Hussein avaient été condamnés à mort le 5 novembre par le Haut Tribunal pénal irakien. Leur appel avait été rejeté le 26 décembre. Ils devaient initialement être pendus en même temps que Saddam Hussein, mais leur exécution avait été ajournée au dernier moment et avait été depuis reportée, après l’indignation suscitée par la diffusion sur Internet de la vidéo pirate de la pendaison de l’ex-dictateur.

Barzan al-Tikriti, 55 ans, et Awad al-Bandar, 60 ans, ainsi que Saddam Hussein avaient été condamnés à mort le 5 novembre par le Haut Tribunal pénal irakien. Leur appel avait été rejeté le 26 décembre. Ils devaient initialement être pendus en même temps que Saddam Hussein, mais leur exécution avait été ajournée au dernier moment et avait été depuis reportée, après l’indignation suscitée par la diffusion sur Internet de la vidéo pirate de la pendaison de l’ex-dictateur.


Par ailleurs, à Londres, le Premier ministre britannique Tony Blair a rencontré hier le vice-président irakien Tarek al-Hachémi, a annoncé Downing Street. Prié de dire quand il pensait que les Britanniques pourraient se retirer d’Irak, M. Hachémi a répondu : « D’ici à un an si nous mettons en œuvre un plan de réforme générale. Je suis persuadé qu’en un an, nous pouvons achever correctement cette entreprise. » Hachémi, qui appartient à la minorité sunnite irakienne, a en outre déclaré que l’influence de l’Iran chiite était « profonde et exceptionnelle » en Irak.

Sources Lorient Le Jour

Posté par Adriana Evangelizt

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André 16/01/2007 10:52

Une fois de plus, une rhétorique imbécile qui ne eput convaincre personne!  Ils auraient dû être pendus avec plus de dignité dit Madame Condoléance. Si ce n'était pas un crime, il y aurait de quoi rire. Les USA  ne sont vraiment pas en position de donner des leçons de dignité à qui que ce soit, quand on connait la manière sordide dont meurent les condamnés à mort dans leur pays. La peine de mort est un crime, et les assassins ont pris garde cette fois-ci d'éviter les images, c'est tout.