Robert Gates en Irak, un proche de Sadr arrêté

Publié le par Adriana Evangelizt

La chasse aux sadristes est ouverte. Aux dernières nouvelles, les quartiers des fidèles au Mahdi sont passés au peigne fin, les portes ouvertes à coups de pied, les occupants  traités avec brutalité et leurs maisons mises à sac pour y trouver des indices ou des traces de soutien à Moktada. Ils veulent coincer Sadr. La Résistance est menacée et les pires massacres vont être perpétrés pour en venir à bout. La marionnette Maliki a trahi son Ami, il croit peut-être que cela lui évitera le même sort que Saddam Hussein... il connait mal ses Maîtres sataniques.

Un poster de Moqtada al-Sadr saisi lors d'une opération

 le 19 janvier 2007 à Bagdad

 

 

Le secrétaire américain Gates en Irak,

 un proche de Sadr arrêté



Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates s'est rendu vendredi en Irak, pour la seconde fois en un mois, coïncidant avec l'arrestation à Bagdad d'un proche du puissant chef radical chiite Moqtada Sadr, soupçonné de diriger un escadron de la mort.

Le plus haut gradé américain en Irak, le général George Casey, sur le départ, a estimé en sa présence qu'il faudrait attendre la fin de l'été pour voir les premiers résultats de la nouvelle stratégie contestée du président George W. Bush, notamment à Bagdad.

"Nous avons un long chemin à parcourir", a-t-il déclaré sur la base aérienne de Tallil, près de Nassiriyah (sud). "Je pense qu'il faudra vraisemblablement attendre la fin de l'été pour que les gens de Bagdad se sentent en sécurité dans leur quartier", a-t-il ajouté.

M. Gates, nommé en novembre à la tête du Pentagone, était venu s'enquérir de la situation sur le terrain, auprès du général Casey et du général Jonathan Shaw dirigeant les troupes britanniques à Bassorah (sud).

A Bagdad, déchirée par les violences confessionnelles et où quelque 200 personnes ont péri depuis le début de la semaine, 17.500 soldats américains sont attendus en renfort dans les prochaines semaines, sur un total de 21.500 pour l'ensemble de l'Irak. 

Au moins dix personnes ont été tuées vendredi dans des violences en Irak et les corps de 17 personnes assassinées ont été découverts dans différents quartiers de Bagdad, selon des sources au sein des services de sécurité.

Face au déferlement des violences, les autorités irakiennes semblent décidées à agir contre les milices chiites, accusées d'être responsables de nombreuses attaques mais jusqu'ici épargnées pour des raisons politiques.

Cheikh Abdel Hadi al-Darraji, un porte-parole influent du courant de Sadr à Bagdad, a ainsi été arrêté par les forces spéciales de l'armée irakienne et leurs conseillers américains. Plusieurs dizaines de combattants du courant Sadr ont également été arrêtés ces derniers jours.

Pour le général Casey, l'arrestation de vendredi prouve la détermination du Premier ministre Nouri al-Maliki "à poursuivre tous les hors-la-loi", en n'épargnant aucune communauté, comme il s'y est récemment engagé dans le cadre de la nouvelle stratégie pour pacifier Bagdad.

"Jusqu'à présent, ils ont tenu leurs engagements", a souligné le général Casey.

Selon le président irakien Jalal Talabani, un Kurde, les violences dans son pays ont touché plus les chiites que les sunnites. Dans un entretien au quotidien panarabe Al-Hayat, il estime aussi que plus de 20.000 civils irakiens ont été tués entre janvier et novembre 2006, alors que l'ONU a avancé cette semaine le chiffre de plus de 34.000 civils tués en 2006.

Par ailleurs, le gouvernement irakien s'est employé à minimiser les signes de tension avec Washington, au lendemain des déclarations de M. Maliki fustigeant la "faiblesse" du président Bush depuis les élections américaines de novembre.

Le porte-parole de M. Maliki a ainsi démenti ces déclarations, publiées par le quotidien italien Corriere della Sera, assurant qu'il s'agissait "d'une interprétation et d'un commentaire de la part du journaliste, qui contredisent les paroles que M. Maliki a réellement prononcées".

Enfin, un soldat américain a été tué jeudi dans une attaque à Bagdad, portant à au moins 3.023 le nombre de militaires américains et personnels assimilés morts en Irak depuis 2003, selon un décompte de l'AFP.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Commenter cet article