Début du 1er forum social mondial en Afrique

Publié le par Adriana Evangelizt

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Début du 1er forum social mondial en Afrique,

victime de la mondialisation

Plusieurs milliers d'altermondialistes se sont retrouvés samedi à Nairobi pour le lancement du 7e Forum social mondial (FSM), qui a débuté par une marche et se tient pour la première fois en Afrique, frappée de plein fouet par les conséquences de la mondialisation.

Dans une atmosphère festive, environ 5.000 personnes ont défilé de Kibera, l'un des plus vastes bidonvilles d'Afrique, jusqu'au centre-ville de la capitale kényane, le parc Uhuru, distants d'environ 8 kilomètres.

Une cérémonie officielle d'ouverture, ponctuée de discours et de concerts, avait lieu en début d'après-midi dans ce parc, où des manifestants, venus principalement d'Afrique, d'Amérique latine et d'Europe, dansaient sous le soleil, tandis que d'autres étaient allongés dans l'herbe.

"C'est une occasion extrêmement importante. Nous combattons la pauvreté, l'ignorance, la corruption, l'exploitation", a lancé à la foule le premier président de la Zambie indépendante, Kenneth Kaunda, qui avait plus tôt participé à la marche.

Le grand rendez-vous altermondialiste, qui est organisé jusqu'à jeudi et où sont attendues environ 100.000 personnes, se veut être le contre-poids du Forum économique organisé la semaine prochaine dans la station suisse de Davos.

En tête de la marche samedi à Nairobi, une banderole annonçait qu'il est "possible de construire un monde différent".

Le défilé est parti de Kibera, symbole par excellence de la pauvreté à Nairobi: des enfants de ce bidonville, en haillons et pieds nus, ont couru autour des manifestants, qui avançaient au rythme des percussions.

La marche s'est déroulée de façon un peu chaotique, les forces de l'ordre n'ayant pas bloqué la circulation automobile. Des touristes, à bord de mini-bus, regardaient, un peu surpris, le défilé.

La tenue du FSM pour la première fois en Afrique marque la volonté des altermondialistes de se rapprocher de l'Afrique, particulièrement touchée par les conséquences de la mondialisation mais souvent absente, faute de moyens, des précédents forums.

"L'Afrique est le grand exemple de l'exploitation des êtres humains et des ressources", a estimé Patricia Murray, représentante de l'organisation environnementaliste Loreto, basée en Irlande.

"C'est la première fois que nous venons à un forum. Jusqu'ici, c'était en dehors de l'Afrique et on n'avait pas les moyens de venir", s'est réjoui Mohamed Ahmed Labeid, membre du Front Polisario, mouvement indépendantiste qui conteste l'annexion du Sahara occidental par le Maroc.

Le FSM rassemble des organisations, associations, syndicats, d'horizons divers et avec des objectifs souvent aussi variés.

"Nous sommes des messagers pour diffuser notre revendication d'un droit à l'indépendance" pour le Sahara occidental, a lancé M. Labeid. "Le Forum doit permettre de mieux impliquer les Africains dans la lutte contre le libéralisme sauvage", a expliqué à l'AFP Tabitho Mutiso, une Kényane.

Les problèmes récurrents sur le continent noir seront au centre du 7e FSM, qui se penchera notamment sur la lutte contre le sida, le poids de la dette, la souveraineté alimentaire et la nécessité d'accords de commerce justes.

Les altermondialistes tablent sur un FSM plus concret, qui deviendrait une force de propositions pour relancer un processus qui a tendance à s'essouffler, faute d'alternatives politiques.

Les organisateurs du Forum ont ainsi décidé d'innover en 2007 en instaurant une journée de "convergence de propositions d'actions".

Parmi les personnalités attendues au 7e FSM figurent la Kényane Wangari Maathai, prix Nobel de la paix 2004, Winnie Madikizela Mandela, ex-épouse de l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, et le syndicaliste paysan français José Bové.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans AFRIQUE

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