Avant sa mort, Saddam a écrit un "poème d'amour" à sa femme

Publié le par Adriana Evangelizt

Avant sa mort, Saddam Hussein a écrit "un poème d'amour"

à sa femme, selon l'un de ses avocats

Par Bouazza Ben Bouazza

 Canadian Press


TUNIS (AP) - Aux derniers jours de sa vie, l'ancien président irakien Saddam Hussein a eu un regain de tendresse en écrivant "un poème d'amour" à sa première femme, Sadjida, et en adressant un message "chaleureux" à sa fille Raghad, a affirmé l'un de ses avocats, Me Ahmed Seddik, dans un entretien à l'Associated Press.

"Mon coeur est encore tendre et je suis toujours capable d'aimer, d'être sentimental et attentionné", aurait lancé l'ex-homme fort de Bagdad à ses avocats au cours de l'une de leurs ultimes rencontres peu avant son exécution, selon Me Seddik, interrogé vendredi à Tunis.

"C'est l'autre visage de Saddam Hussein que vous ne connaissez peut-être pas et sachez aussi que la moindre petite chose peut me faire pleurer", aurait ajouté celui qui a été pendu le 30 décembre dernier.

Sur les dernières volontés du condamné, l'avocat tunisien, qui affirme l'avoir rencontré 16 fois depuis son arrestation fin 2003, la dernière quatre jours avant l'exécution, s'est fait l'écho des "salutations chaleureuses" qu'il a tenu à adresser à sa fille Raghad qui réside à Amman en Jordanie et dont il a pourtant fait assassiner le mari, le général Hussein Kamel Hassan al-Madjid, coupable d'avoir fait défection en Jordanie en 1995 avec son frère Saddam et l'épouse de ce dernier, Rana, deuxième fille du raïs.

Saddam Hussein a qualifié Raghad d'"héroine" et lui a fait part de "sa reconnaissance et sa fierté" pour avoir "dirigé avec capacité la lutte durant des années", a ajouté Me Seddik sans plus de précisions.

Selon l'avocat tunisien, le président irakien déchu a semblé ne pas vouloir donner l'impression de faiblir face à l'échéance fatale qui l'attendait. "Ne vous inquiétez pas, je suis préparé au pire depuis le premier jour de mon arrestation", leur a-t-il déclaré, selon Me Seddik, en affirmant que "ce sera la plus belle fin que je puisse avoir".

L'avocat rapporte par ailleurs que Saddam Hussein aurait fait part de son appréhension et de son inquiétude au sujet des dissensions religieuses en Irak. Selon lui, sa plus grande crainte concernait les sunnites dont il voulait qu'ils ne tombent pas dans le piège de la division, leur recommandant de se comporter selon le principe que tout citoyen irakien est partie intégrante de la patrie.

Sources :
Canada com

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