Bush veut une conférence internationale et dénonce le Hamas

Publié le par Adriana Evangelizt

Pauvre de nous. Il vaut mieux entendre ça que d'être sourd. Bush veut une conférence internationale, demande aux Palestiniens de choisir Mahmoud Abbas et dénonce le Hamas. C'est ça la démocratie. Les Palestiniens ont élu le Hamas mais il leur est exigé de choisir la marionnette Abbas. De la démocratie pure et dure. Plus démocrate que ça, y'a pas. Ce n'est pas tout. On a eu droit aujourd'hui à du grand Bush. L'air grave, il a dit : "Le monde peut faire plus pour bâtir les conditions de la paix..." et dans ce grand dessein, il appelle à une conférence internationale... à l'automne. Présentement, nous pensons que l'automne est loin. Et que d'ici là, beaucoup d'eau aura passé sous les ponts. Vu tous les points chauds de la planète et le climat délétère qui règne en haut lieu, d'ici l'automne, la situation sera rendu à un point tellement culminant qu'il nous étonnerait fort que la dite conférence ait lieu. D'autant que la "conférence internationale" se limite à "les Israéliens, les Palestiniens et leurs voisins dans la région"... c'est de l'International restreint. Et puis là, Bush se met à haranguer les Arabes... "ils devraient participer activement à la promotion des négociations de paix", leur dit-il... comme si c'est eux qui depuis 1947 colonisait la Palestine en pratiquant l'immigration intensive. Mais ce n'est pas tout"les pays arabes devraient donner suite à cette initiative en mettant fin au mythe selon lequel Israël n'existe pas, en mettant un terme aux incitations à la haine dans leurs médias et en envoyant des ministres en Israël." Voilà le programme. Evidemment, de suite, Olmert a bondi de joie face à cette déclaration. Et Mahmoud Abbas aussi. Il fallait le voir yeux dans les yeux d'Olmert, c'était touchant. On n'a pas pu s'empêcher de verser une larme. Oui, très touchant.

Et puis de nouveau, Bush s'est adressé aux Palestiniens... "les Palestiniens étaient face à un "choix crucial" et que prendre le parti du Hamas "réduirait à néant" la possibilité d'un Etat palestinien." On ne peut pas être plus clair. Du chantage pur et simple. Tu en passes  par là ou par la mort. Quand on sait, de surcroit, que le Haut Sionistan ne veut pas de Palestine, les chances de réussite sont minces, de toute façon. Pour finir, Bush s'est adressé au Hamas... "Vous devez arrêter de faire de Gaza un abri sûr pour ceux qui attaquent Israël. Vous devez accepter le gouvernement légitime palestinien", permettre à l'aide internationale d'arriver à Gaza, désarmer les milices et reconnaître l'existence d'Israël." Vous devez. Je vous donne l'ordre. Vous obtempérez. Point. La question que l'on se pose, à l'heure actuelle, c'est combien de temps va durer cette mascarade ? Oui, combien de temps va-t-on être obligé de se coltiner ces infâmes qui nous mettent chaque jour un peu plus la haine ? On vous prévient les sataniques, vous ne nous obligerez pas à vous aimer et encore moins à vous reconnaître. Vous ne faites  pas partie de notre monde. Et à plus ou moins longue échéance, il faudra que vous vidiez les lieux parce que vous polluez tellement notre oxygène qu'il en devient irrespirable. La paix, c'est sans vous qu'on la fera.

 

 

 

Proche-Orient:

Bush veut une conférence internationale et dénonce le Hamas

 

George W. Bush a appelé lundi à la tenue d'une conférence internationale à l'automne pour relancer les pourparlers de paix au Proche-Orient, demandé aux Palestiniens de choisir Mahmoud Abbas et dénoncé le Hamas.

"Le monde peut faire plus pour bâtir les conditions de la paix, aussi j'appelle à la tenue d'une conférence internationale cet automne", a déclaré le président américain lors d'une allocution solennelle à la Maison Blanche.

"Les participants-clés à cette réunion seront les Israéliens, les Palestiniens et leurs voisins dans la région", a-t-il dit, en précisant que la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice la présiderait.

"Les pays arabes devraient participer activement à la promotion des négociations de paix", a aussi estimé M. Bush. "Le lancement d'une initiative par la Ligue arabe a représenté un premier pas bienvenu" et "les pays arabes devraient donner suite à cette initiative en mettant fin au mythe selon lequel Israël n'existe pas, en mettant un terme aux incitations à la haine dans leurs médias et en envoyant des ministres en Israël", a-t-il souligné.

Israël s'est aussitôt félicité de cet appel à une conférence internationale, tout comme le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Les islamistes du Hamas, qui contrôlent la bande de Gaza depuis la mi-juin, ont au contraire rejeté cette idée.

M. Bush a aussi affirmé que les Palestiniens étaient face à un "choix crucial" et que prendre le parti du Hamas "réduirait à néant" la possibilité d'un Etat palestinien. M. Abbas, au contraire, permettrait aux Palestiniens "de réaffirmer leur dignité et leur avenir et d'établir leur Etat", selon lui.

A l'intention du Hamas, il a dit: "Vous devez arrêter de faire de Gaza un abri sûr pour ceux qui attaquent Israël. Vous devez accepter le gouvernement légitime palestinien", permettre à l'aide internationale d'arriver à Gaza, désarmer les milices et reconnaître l'existence d'Israël.

"Un Etat palestinien ne sera jamais créé par la terreur", a-t-il encore dit.

Son allocution survient quatre jours avant une réunion jeudi à Lisbonne du Quartette (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU). L'ex-Premier ministre britannique Tony Blair, nouvel émissaire du Quartette, doit y assister.

Depuis plusieurs jours, les Etats-Unis résistent aux pressions de leurs alliés européens pour élargir le mandat de ce nouvel émissaire, soucieux de préserver leur prééminence sur le dossier israélo-palestinien.

Les Etats-Unis, qui voient la mission de M. Blair comme un travail préparatoire à l'établissement d'institutions viables pour les Palestiniens, sont réticents à lui définir une mission politique.

Il y a 15 jours, ils s'étaient montrés peu enclins à permettre à M. Blair de dialoguer avec le Hamas, qu'ils considèrent comme un mouvement terroriste.

Or, 10 ministres européens des Affaires étrangères ont récemment enjoint le nouvel émissaire du Quartette d'élargir son mandat pour débloquer le processus de paix.

Dans une lettre ouverte rédigée à l'initiative du Français Bernard Kouchner, les 10 pays européens - dont le Portugal, qui assure jusqu'en décembre la présidence de l'Union européenne et participera à ce titre aux réunions du Quartette - ont fixé plusieurs objectifs à M. Blair allant bien au-delà de son mandat officiel.

Ils lui demandent de faciliter l'ouverture de "négociations sans préalable sur le statut final" et de créer une "force internationale solide" dans les territoires palestiniens pour y accompagner un accord de paix. Et d'intervenir pour obtenir la libération de milliers de détenus palestiniens et des principaux dirigeants du Fatah, parti de Mahmoud Abbas.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans USA-ISRAËL

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