Bush met en parallèle approches du nucléaire nord-coréen et iranien

Publié le par Adriana Evangelizt

Bush met en parallèle approches du nucléaire nord-coréen et iranien

Le président américain George W. Bush a invoqué mercredi l'exemple nord-coréen pour envisager la possibilité de discussions directes avec l'Iran, mais à condition que le régime islamique commence par suspendre ses activités nucléaires les plus sensibles.

M. Bush a souligné que les dossiers nucléaires nord-coréen et iranien réclamaient un traitement distinct, mais a dit que les Etats-Unis avaient accepté de s'asseoir à la table de négociations avec la Corée du Nord et qu'ils pourraient le faire, sous certaines conditions, avec l'Iran. Il s'exprimait au moment précis où les progrès vers la dénucléarisation de la Corée du Nord paraissent justifier sa décision de participer à des négociations multilatérales à six avec le régime communiste.

Refus
Au contraire, l'Iran, avec lequel les Etats-Unis n'ont plus de relations diplomatiques depuis 1980, continue de refuser de suspendre l'enrichissement d'uranium, malgré les sanctions imposées par le Conseil de sécurité de l'ONU et la menace de nouvelles mesures de rétorsion internationales. La Corée du Nord est devenue en 2006 une puissance nucléaire militaire en procédant à son premier essai.

L'Iran assure que son programme nucléaire est purement civil, ce que les Etats-Unis et d'autres refusent de croire. Les deux pays sont des tenants de "l'axe du mal" dénoncé en 2002 par M. Bush. M. Bush a rappelé que les Etats-Unis avaient offert en 2006 à l'Iran de participer à des discussions multilatérales, à condition que la République islamique commence par suspendre l'enrichissement d'uranium, et ce en dépit des déclarations "très provocatrices" du président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui a appelé à "rayer Israël de la carte". "La décision lui appartient maintenant, plus à moi", a dit M. Bush.

Incertitudes


M. Bush établissait le parallèle entre l'Iran et la Corée du Nord au moment où cette dernière, poursuivant un processus engagé en février, s'engageait à démanteler les installations de son principal site nucléaire et à fournir un inventaire atomique complet d'ici à la fin de l'année. M. Bush a été critiqué par les plus durs dans son camp pour son approche nord-coréenne, récompensant selon eux un régime susceptible de manquer à ses obligations, comme il l'a fait par le passé. Il est aussi critiqué par d'autres pour son refus de dialoguer sans condition avec l'Iran.

Dans les deux cas, il a plaidé à la fois la fermeté et la démarche multilatérale, associant en particulier la Chine vis-à-vis de la Corée du Nord, et les grandes puissances européennes vis-à-vis de l'Iran. Il a souligné que tout nouveau manquement de la Corée du Nord à ses engagements devait avoir des "conséquences".

Quant à l'Iran, il a répété sa volonté de résoudre la crise par la diplomatie, au moment où le durcissement des tensions fait craindre une confrontation militaire. Mais il a de nouveau dénoncé le soutien du régime islamique au Hezbollah radical au Liban. Il a réaffirmé la nécessité de l'engagement américain en Irak, voisin de l'Iran: "Il n'y aurait rien de pire pour la paix mondiale que les Iraniens se mettant à croire que les Etats-Unis n'ont pas la volonté ni la détermination d'aider de jeunes démocraties à survivre".

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Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans IRAN ISRAEL

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