Rice ne parvient pas à convaincre

Publié le par Adriana Evangelizt

Il n'y a qu'à lire La prochaine "offre généreuse" mise à nu pour comprendre de quoi il retournera si Abbas va à Annapolis. Cela ressemblera très probablement à l'offre généreuse de Barak qui a fait passer Arafat pour un non-partenaire pour la paix avec tous les mensonges et toute la désinformation qui ont suivi. Tant que le Sionisme règnera au sommet en Israël, il n'y aura jamais de Palestine. Ils viennent encore de réquisitionner 112 ha de terres palestiniennes en poussant des hauts cris parce qu'ils étaient accusés de vouloir coloniser encore. Comme excuse, ils ont dit que c'était pour construire des routes en vue de la "complétion" du mur d'apartheid. Ils oublient seulement, ces voleurs, que cette terre ne leur appartient pas. Et tout est à l'avenant. Ces pauvres palestiniens sont soumis chaque jour à des incursions, des humiliations, des brimades.Tout dépend d'Israel qui fait son beurre sur le dos des victimes comme le sionisme. Que cela soit l'eau, l'électricité, la sortie des marchandises, tout absolument tout dépend de l'ogre sioniste qui ricane en commettant ses monstruosités et au nom de tous les juifs. Ils construisent pour des colons venant d'ailleurs mais détruisent les maisons des palestiniens, arrachent leurs oliviers et leur interdisent de bâtir leur propre demeures. Ces gens-là sont ignobles. Si Abbas avait un peu de fierté, il n'irait pas à cette mascarade. C'est juste une façon de noyer le poisson parce qu'ils préparent la guerre contre l'Iran. Barak est à Washington en ce moment pour des projets de système anti-missiles et ce n'est certainement pas pour des prunes. Si l'Iran est attaqué, il y aura forcément des retombées. Et Olmert n'a pas honte de demander aux juifs du monde entier de venir vivre en Israël, texto : "Venez nous rejoindre ici, car c'est le meilleur endroit pour vivre". Vous dire le culot monstre des sionistes quand on sait qu'Israël est le seul pays où les juifs sont vraiment en danger avec la politique qui s'y applique. Et pour finir, il faut quand même dire deux mots de Rice qui elle non plus n'a honte de rien. Elle a profité de son passage en Cisjordanie à Béthléem pour aller prier à la Basilique de la Nativité dédié au Sauveur Juif de Palestine. Elle peut prier Rice, on sait  de quel côté ira son âme. Avec celle de tous les sionistes sis à Washington et à Tel Aviv...

Rice ne parvient pas à convaincre

par Monique Mas


Présentée en juillet dernier par Washington au Quartette des médiateurs pour le Moyen-Orient (Nations unies, Union européenne, Russie et Etats-Unis), la rencontre d’Annapolis, près de Washington, était prévue la seconde quinzaine de novembre. Une date que la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, en tournée au Moyen-orient, envisage aujourd’hui de repousser à décembre sans pour autant avoir obtenu du Premier ministre israélien Ehud Olmert la promesse du «document clair accompagné d’un calendrier» pouvant servir de base à des négociations que réclame le président de l’Autorité palestinienne et chef du Fatah, Mahmoud Abbas. Condoleezza Rice voit compromis ses efforts pour donner figure de conférence de paix à la réunion d’Annapolis qu’elle doit présider et où elle n’a pas invité le Hamas palestinien.

«Les participants clés à cette réunion seront les Israéliens, les Palestiniens et leurs voisins dans la région», avait indiqué George Bush en juillet dernier pour faire approuver par le Quartette des médiateurs pour le Moyen-Orient, alors réuni à Lisbonne, son intervention dans le dossier. S’il espérait pouvoir se prévaloir d’une relance des négociations israélo-palestiniennes enterrées avec les résultats de la Conférence d’Oslo (1991), George Bush hésitait quand même à parler d’une «conférence de paix» à Annapolis.

Abbas n’ira pas «à n’importe quel prix» à Annapolis

Aujourd’hui, la perspective rapprochée de la Réunion internationale sur le Moyen-Orient voit Israël poursuivre ses programmes d’emprise territoriale et refuser de s’engager sur les questions qui fâchent (frontières, statut de Jérusalem, réfugiés palestiniens, etc.), des voix s’élevant par ailleurs jusqu’aux Etats-Unis pour faire observer que l’exclusion de l’un des protagonistes palestiniens, le Hamas, n’augure rien d’utile d’Annapolis. Et si c’est aussi pour neutraliser le mouvement islamiste que Washington presse Ehud Olmert de donner quelque grain à moudre à Mahmoud Abbas, ce dernier affirme qu’il n’ira pas à Annapolis «à n’importe quel prix».

«Evidemment, Condoleezza Rice sait bien, comme tout le monde, qu'il est risqué d’annoncer une réunion» avant d’avoir «accompli le travail de fond pour la préparer». C’est pourtant à cela qu’elle emploie son temps dans la perspective d’Annapolis. Mais, dit-elle, «cela faisait tellement longtemps que les parties n'avaient pas eu l'occasion de discuter sérieusement des questions de fond (...) qu'il fallait une étincelle pour qu'elles s'engagent de façon active et intensive». Si c’est le cas d’Israël, sa hâte à confisquer la semaine dernière de nouvelles terres palestiniennes aux abords de Jérusalem témoigne en tout cas d’une optique bien différente.

Israël ira les mains vides

«J'ai dit qu'il fallait un document sérieux et substantiel qui aborde les questions clés», insistait la secrétaire d’Etat américaine, le Premier ministre israélien Ehud Olmert s’obstinant à tenter de faire entériner une sorte de cahier de promesses générales au président palestinien, Mahmoud Abbas. Du coup, Condoleezza Rice a dû en rabattre, expliquant mercredi qu’un document «n'a pas besoin d'être détaillé pour être sérieux et substantiel». Bref, il suffirait qu’il «aborde la création d'un Etat palestinien» pour que «tout le monde comprenne qu’il aborde les questions clés». Il est vrai qu’entre-temps, dimanche dernier, Condoleezza Rice a revu Ehud Olmert.

Israël et l’Autorité palestinienne «ne trouveront pas les solutions à des problèmes vieux de plusieurs décennies dans le court document qu'ils préparent pour une réunion internationale», convient aujourd’hui Condoleeza Rice en écartant la demande palestinienne de «fixer une échéance afin qu'on puisse aboutir à des résultats». A défaut de rêver parvenir à un «accord sur le statut final», indique-t-elle, Washington se contenterait de trouver «une base pour aller de l'avant» d’ici Annapolis où «l'objectif est de stimuler la négociation bilatérale avec un soutien régional et international».

A Ramallah, en Cisjordanie, où s’est entièrement repliée l’Autorité palestinienne depuis le coup de force du Hamas dans la bande de Gaza en juin dernier, Condoleezza Rice assurait mercredi que George Bush a fait de l’instauration d’un Etat palestinien «l'une des plus importantes priorités de son administration durant ce qui reste de son mandat». «Franchement, nous avons mieux à faire que d'inviter les gens à Annapolis si c'était simplement pour la photo», assure-t-elle. Nul doute pour autant qu’à l’instar de l’administration Bush, Israël joue la montre en attendant la prochaine présidentielle américaine, en novembre prochain.

Condoleezza Rice a dû rabattre ses ambitions

Condoleezza Rice a dû rengainer ses sermons sur les récents développements de la politique israélienne du fait accompli, Ehud Olmert lui suggérant qu’Israël pourrait en échange songer à renoncer à certains quartiers de Jérusalem-Est annexés depuis 1967. Dans ces conditions, Mahmoud Abbas prêche dans le désert quand il exhorte Washington à «aider les Palestiniens à obtenir la fin de toutes les activités de colonisation et de confiscation des terres palestiniennes ainsi que l'arrêt de la construction du mur» érigé par Israël en Cisjordanie. Le rapport des forces lui est contraire et l’hypothèque Hamas apparaît comme une entrave supplémentaire plutôt qu’un atout, même si Washington et Quartette l’assurent de leur soutien dans ce bras de fer inter-palestinien.

Le chef du Fatah, Mahmoud Abbas, voit se réduire à pas grand-chose ses chances de damer le pion du Hamas en arrachant des concessions et un calendrier israélien à Annapolis. Il n’est plus très sûr de devoir s’y rendre, dit-il, ce qui viderait le projet américain de toute substance, même virtuelle. Pour sa part, l’Egypte pro-américaine du président Moubarak fait mine de prendre l’administration Bush au mot, s’accrochant au report d’Annapolis à une «date mieux adaptée», en décembre peut-être. Le Caire préfère y voir un signe de la détermination de George Bush «à parvenir à une percée durant la dernière année de son administration».

On peut compter en effet sur l’administration Bush pour valider Annapolis quels qu’en soient le résultat ou la vacuité en faisant valoir, par exemple, la réaffirmation de son soutien à la création d’un Etat palestinien. Pour autant, «nous ne pouvons négocier et continuer à négocier jusqu'à la fin des temps», a lancé le chef de la diplomatie égyptienne en réclamant lui-aussi à Israël des engagements précis et un calendrier. Un vœu pieux pour l’instant. De son côté, la très chrétienne Condoleezza Rice a profité mercredi de son passage en Cisjordanie dans la ville natale du Christ, Bethléem, pour prier en la Basilique de la Nativité, dédiée au Sauveur juif de Palestine.

Sources RFI

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans USA-ISRAËL

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