George Bush demande à la Chine de rencontrer le dalaï-lama

Publié le par Adriana Evangelizt

De mieux en mieux. Maintenant Bush demande à la Chine de rencontrer le dalaï-lama alors que les Chinois sont plus que furax. A notre avis, il va pouvoir aussi s'asseoir sur leur soutien en ce qui concerne l'Iran. Dans tous les cas, il va falloir qu'il s'attende à des retombées.

George Bush demande à la Chine de rencontrer le dalaï-lama

Par Paul Eckert



WASHINGTON (Reuters) - Le président américain George W. Bush a défendu son intention d'apparaître au côté du dalaï-lama lors de la cérémonie en son honneur au Congrès, malgré les critiques chinoises.

Le dalaï-lama doit recevoir la Médaille d'or du Congrès, plus haute distinction civile américaine. Le fait que Bush soit présent constituera la première apparition publique d'un président américain en exercice en compagnie du chef spirituel tibétain exilé.

Lors d'une conférence de presse à quelques heures de la cérémonie, Bush a déclaré qu'il serait présent au Congrès car il soutenait la liberté de culte et admirait le dalaï-lama, lauréat du prix Nobel de la paix en 1989.

"J'ai constamment répété aux Chinois que la liberté de culte était dans l'intérêt de leur pays", a affirmé Bush.

"Je leur ai également dit que, selon moi, il est dans leur intérêt de rencontrer le dalaï-lama. C'est ce que je dirai à nouveau lors de la cérémonie aujourd'hui au Congrès.

"S'ils s'asseyaient autour d'une table avec le dalaï-lama, ils verraient que c'est un homme de paix et de réconciliation", a ajouté Bush.

Sortant de la Maison blanche mardi après une rencontre avec Bush, le dalaï-lama, souriant, ne s'est pas ému des critiques chinoises. "C'est toujours comme ça", a-t-il dit.

Parmi les lauréats récents de la Médaille d'or du Congrès, on compte Mère Teresa, l'ancien président sud-africain Nelson Mandela et l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair.


Sources La Tribune

 

Bush et le Congrès honorent le dalaï-lama

malgré la colère chinoise


Le président George W. Bush et le Congrès américain doivent rendre mercredi un hommage sans précédent au dalaï-lama et passer outre à la colère de la Chine pour laquelle le leader tibétain est un dangereux séparatiste en exil.

Lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, M. Bush a demandé aux dirigeants chinois de rencontrer eux-mêmes également le chef spirituel tibétain.

"Il est dans leur intérêt de rencontrer le dalaï-lama et c'est ce que je vais dire aujourd'hui à la cérémonie du Congrès", a-t-il dit.

"S'ils choisissaient de s'asseoir avec le dalaï-lama, ils verraient qu'il est un homme de paix et de réconciliation", a déclaré le président américain.

Quelques heures avant la cérémonie prévue à 13H00 locales (17H00 GMT) avec tout le décorum de la république américaine, la Chine avait de nouveau vigoureusement protesté.

"La Chine éprouve un fort ressentiment" après que M. Bush a reçu le dalaï-lama dans ses appartements privés mardi, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Liu Jianchao, cité par l'agence officielle Chine Nouvelle.

En des termes d'une virulence rare s'agissant de M. Bush, il a dénoncé ses entretiens d'environ une demi-heure avec le leader tibétain comme une "grossière ingérence dans les affaires intérieures chinoises".

"Le Tibet est une partie inaliénable du territoire chinois et la question tibétaine est une affaire purement intérieure", a dit M. Liu.

"Les paroles et les actes du dalaï-lama dans les dernières décennies montrent que c'est un réfugié politique engagé dans des activités sécessionnistes sous couvert de religion", a-t-il insisté.

La quatrième rencontre entre M. Bush et le dalaï-lama est restée strictement privée et la Maison Blanche n'a même pas publié de photo.

Le président américain qui, après l'avoir reçue des mains de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi sous la coupole majestueuse du Capitole, doit remettre au dalaï lama la médaille du Parlement, plus haute distinction civile du Congrès.

M. Bush deviendra alors le premier président américain à apparaître en public au côté du dalaï-lama et devrait s'exprimer brièvement.

La Maison Blanche a refusé de dire quels propos il tiendrait, mais a souligné qu'il voyait dans le dalaï-lama un "grand leader spirituel" et un défenseur de la liberté de religion.

La Chine, elle, craint que les Etats-Unis ne renforcent la stature internationale du dalaï-lama, prix Nobel de la paix, qui personnifie à l'étranger l'opposition au régime communiste.

Elle s'inquiète de tout ce qui pourrait favoriser les menées séparatistes qu'elle prête au dalaï-lama. Ce dernier, qui a fui le Tibet après la répression d'un soulèvement contre l'autorité chinoise en 1959 et qui vit en Inde, assure ne vouloir qu'une forme d'autonomie.

Le dalaï-lama disposera d'une tribune exceptionnelle quand il prendra la parole mercredi. La Médaille d'or du Congrès le place au panthéon parlementaire à côté de Martin Luther King, Nelson Mandela, le pape Jean Paul II, Frank Sinatra et John Wayne.

La Maison Blanche a cependant dit "comprendre les inquiétudes" du gouvernement chinois.

Elle s'est employée à concilier les grands principes et les intérêts diplomatiques à un moment où les Etats-Unis sont tributaires de leur partenaire chinois dans maintes affaires internationales, comme la dénucléarisation de la Corée du Nord, les efforts pour obtenir que l'Iran renonce à ses activités nucléaires les plus sensibles ou pour forcer la junte birmane à cesser de réprimer l'opposition.

M. Bush lui-même reconnaît que les relations avec la Chine sont "complexes".

Mais la Maison Blanche s'est dite confiante que les rapports ne seraient pas sérieusement affectés par l'hommage rendu au dalaï-lama, consciente que la Chine avait elle aussi tout intérêt à entretenir de bonnes relations avec les Etats-Unis.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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