Taxi vers le côté obscur

Publié le par Adriana Evangelizt

TAXI VERS LE CÔTE OBSCUR :

LE TERRORISME PEUT-IL DÉTRUIRE LA DÉMOCRATIE ?

par Gregoire Seither

IES News Service


En attendant une version française (qui ne viendra peut-être jamais),vous pouvez voir le documentaire ici :
http://www.mininova.org/tor/953637

La droite US a relancé sa machine à mobilisation pour empêcher la diffusion publique aux Etats-unis du documentaire “Taxi to the Dark Side” (Jigsaw Productions), présenté pour la première fois en Avril dernier au Tribeca Film Festival. Ce film puissant a recu de nombreux prix cet été et est nominé aux Oscars. Rien que la bande annonce vous fait sursauter :

Le film est construit autour du destin d’un chauffeur de taxi Afghan, dont on ne connait que son prénom, Dilawar, complètement innoncent de tout lien avec des terroristes, qui a été torturé à mort dans la prison secrète que les Etats-unis ont installée sur la base aérienne de Bagram en Afghanistan.Taxi to the Dark Side” documente le parcours des politiques sécuritaires de l’Administration Bush, depuis Bagram (..) jusqu’à Guantánamo (..) et Abu Ghraib.Il montre comment les racines de ces politiques sont a chercher dans les programmes d’expérimentation du comportement humain (privations sensorielles, utilisation de drogues…) qui avaient été mis en place dans les années 1950 par la CIA pour comprendre comment fonctionne la torture.

Le documentaire retrace également l’opposition que ces politiques ont rencontrées au sein de l’administration mais aussi de l’armée et présente quelques officiels hauts-placés qui ont tenté de s’opposer : par exemple l’ancien conseiller légal de la Navy, Alberto Mora, ou encore Lawrence Wilkerson, ancien directeur de cabinet du Secrétaire d’Etat Colin Powell, qui témoignent de la violence des échanges entre pro- et anti-torture. Ou encore John Yoo, un des architectes de la politique des “renditions exceptionnelles” (les prisons secrètes de la CIA dans des pays utilisant la torture) qui justifie les “choix stratégiques” de la Maison Blanche, rejoint en cela par le Vice-Président Dick Cheney.

La dernière partie du documentaire raconte la bataille au congrès des Etats-unis pour tenter de restaurer la norme des Conventions de Genève interdisant la torture (à travers les prises de position et les compromis tragiques de John McCain).

Plus intéressant, les auteurs du documentaire montrent comment la célèbre série télévisée “24 heures chrono” (qui a été réalisée avec une assistance technique des services de renseignement US) diffusée sur Fox TV a contribué à légitimer la torture auprès de l’opinion publique, en minimisant son impact sur l’intégrité physique des personnes qui y sont soumises (”c’est juste un mauvais moment à passer”) et en martelant aux spectateurs qu’il y a urgence et qu’on ne peut s’embarasser de conventions et de droits de l’homme dans ces cas là (”le faux scénario de la bombe à retardement”).

Sources Libertés Internet

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans AFGHANISTAN

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