L’Iran est-elle « intéressée » par une taloche américaine ?

Publié le par Adriana Evangelizt

On comprend mieux dans cet article pourquoi Gordon Brown a enlevé ses troupes dans le sud de l'Irak... quelque chose se prépare...

L’Iran est-elle « intéressée » par une taloche américaine ?

par Patrick Lagacé

Pour la deuxième fois en une semaine, la Maison-Blanche montre les dents face à l’Iran. D’abord, ce fut Bush, samedi, qui a lancé (avec un petit rictus) que les pays « intéressés » à éviter une Troisième guerre mondiale devraient convaincre l’Iran de renoncer à ses ambitions « nuculaires ». Puis, aujourd’hui, c’est Cheney, le vrai CEO de la Maison-Blanche et de la branche exécutive du gouvernement américain, qui menace Téhéran de « graves conséquences » si le programme nucléaire iranien suit son cours. Le papier de l’AFP rappelle que la menace de « graves conséquences » s’était retrouvée, en 2002, dans la bouche de Darth Cheney, face à l’Irak. Dennis Ross, ancien négociateur des États-Unis pour la région, qualifie ces propos de sérieux

Bref, la machine de relations publiques est en 5e vitesse, on cherche à convaincre l’opinion publique que l’Iran pose non seulement un danger potentiel via son programme nucléaire, mais également un danger immédiat pour les intérêts américains en Irak (l’Iran, pays voisin, exerce une influence importante dans la vie civile et politique irakienne, cousinage chiite oblige).

À lire, le papier de Sy Hersh, dans le New Yorker, sur la mise à niveau des plans iraniens du Pentagone. Pour Hersh, le retrait des Britanniques du sud de l’Irak n’est pas un hasard : en cas de frappe américano-anglaise sur l’Iran, les troupes de Sa Majesté seraient gravement exposées à des représailles iraniennes.

Question qui n’intéresse absolument pas le concert des nations, mais qui va intéresser la populace de notre majestueux et merveilleux pays : un gouvernement Harper réagirait comment, à une demande du président américain de participer à une offensive (qu’importe sa forme) sur l’Iran ?

C’est une question, comme ça.

En passant, frapper l’Iran ne sera pas un « walk in the park », contrairement à l’Irak et à l’Afghanistan. Les Iraniens, via des groupes comme le Hezbollah, ont les capacités tactiques de frapper leurs ennemis, dans le cadre d’une guerre asymétrique. Détails dans le papier de Hersh, que je citais.

Une autre question : mettons que l’Iran est frappé par l’alliance américano-anglaise. Un mélange de frappes aériennes et d’opérations des forces spéciales sur le terrain. Mettons. Une réplique iranienne consistant à, par exemple, faire sauter des symboles et intérêts américains à l’étranger consisterait-elle, en soi, du terrorisme ?

À part de ça, ben il fait beau et même un peu chaud, dans mon coin du globe. Et j’ai hâte de que l’automne ressemble vraiment à l’automne. Et j’ai hâte que l’ère Bush-Cheney finisse.

Sources Blog de Patrice Lagassé

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans IRAN ISRAEL

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