La Maison Blanche réfute prendre avec l'Iran le même chemin qu'avec l'Irak

Publié le par Adriana Evangelizt

La Maison Blanche réfute prendre avec l'Iran le même chemin qu'avec l'Irak


La Maison Blanche a réfuté vendredi être sur la voie de la guerre avec l'Iran comme avec l'Irak de Saddam Hussein, tout en continuant à se réserver la possibilité du recours à la force et en "espérant" ne pas avoir à en arriver là.


"Je ne crois pas qu'on puisse établir le moindre parallèle" entre l'action actuelle du gouvernement américain et celle qui a conduit à l'invasion de l'Irak en 2003, a dit un porte-parole de la Maison Blanche, Tony Fratto.

L'administration Bush est "totalement déterminée" à employer la diplomatie pour obtenir de la République islamique qu'elle suspende ses activités nucléaires les plus sensibles, a-t-il assuré.

Cependant il a répété le principe du président George W. Bush de "n'écarter aucune option", et n'a pas catégoriquement exclu que les tensions ne conduisent à une confrontation militaire: "Nous espérons vraiment, vraiment que cela ne sera pas le cas. (...) Ce que nous espérons, c'est qu'une solution diplomatique mène à des négociations".

L'apparent durcissement récent de l'administration Bush vis-à-vis du régime islamique, de nouvelles sanctions américaines annoncées jeudi et la persistance iranienne dans son attitude de défi ont ravivé le souvenir des mois ayant précédé la guerre en Irak.

M. Bush vient d'agiter le spectre d'une Troisième Guerre mondiale si l'Iran avait la bombe atomique. Son vice-président Dick Cheney a brandi la menace de "graves conséquences".

Un tel langage rappelle "la rhétorique belliqueuse qui a précédé l'invasion de l'Irak", s'est ému le sénateur démocrate Robert Byrd.

Les Etats-Unis accusent l'Iran, leur bête noire, de chercher à se doter de la bombe atomique sous le couvert d'activités nucléaires civiles.

L'Iran proclame que ses activités nucléaires sont purement pacifiques. Il défie depuis des mois les pressions américaines et internationales, continuant à enrichir malgré les sanctions infligées par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Les Américains et leurs partenaires européens poussent à l'adoption de nouvelles mesures de rétorsion par le Conseil de sécurité dans les prochaines semaines.

Mais, avec la multiplicité des sources de tensions bilatérales et le risque que de nouvelles sanctions internationales ne soient pas aussi vigoureuses qu'ils le voudraient, les Américains ont décidé de resserrer l'étau unilatéralement.

Pour fermer les canaux de financement du régime islamique, ils ont annoncé jeudi l'inscription sur la liste noire du Trésor de l'armée idéologique iranienne, pour sa contribution à la prolifération des armes de destruction massive, et de l'une des unités les plus opaques de cette armée, pour son soutien au terrorisme.

Pour Washington, le régime iranien ne fait pas que travailler à une arme nucléaire et vouloir la destruction d'Israël; il soutient ceux qui combattent les soldats américains chez le voisin irakien, il aide les talibans chez le voisin afghan et les organisations antiisraéliennes considérées comme terroristes, il oeuvre à la déstabilisation du gouvernement libanais.

Cependant, les efforts américains au Conseil de sécurité risquent de se heurter aux résistances russes et chinoises.

En pleine crispation entre Moscou et Washington, le président Vladimir Poutine, selon lequel il n'existe aucune preuve que l'Iran cherche à avoir la bombe, s'est opposé jeudi à tout ce qui peut "envenimer" la situation iranienne: sanctions ou menace d'opérations militaires.

A la Maison Blanche, M. Fratto a assuré que les Russes soutenaient l'idée d'une nouvelle résolution du Conseil de sécurité. Mais il n'a pas parlé d'un soutien russe à de nouvelles sanctions.

Sources
Edicom

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans IRAN ISRAEL

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article