Le chef de la diplomatie russe rejette les sanctions économiques contre Téhéran

Publié le par Adriana Evangelizt

Nucléaire: le chef de la diplomatie russe rejette

 les sanctions économiques contre Téhéran

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé mardi que des sanctions économiques unilatérales contre l'Iran ne contribueraient pas à une solution à la crise liée au programme nucléaire iranien, à l'issue d'une brève visite à Téhéran.

Des sanctions unilatérales contre l'Iran "ne contribuent pas à la poursuite des efforts collectifs" pour trouver une issue à la crise liée au programme nucléaire de la République islamique, a déclaré M. Lavrov, cité par Interfax, après un entretien avec le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad.

"La Russie est en faveur d'un règlement pacifique des questions liées au programme nucléaire iranien. Nous allons suivre résolument les décisions qui ont été adoptées par le Conseil de sécurité de l'ONU. Et nous confirmons notre attachement aux actions collectives", a indiqué le ministre russe.

Les nouvelles sanctions américaines visent le corps des Gardiens de la révolution, accusé de contribuer à la prolifération d'armes de destruction massive ainsi qu'une unité d'élite de l'armée iranienne, la force Al-Quds, accusée de soutenir le terrorisme.

Trois banques d'Etat sont également dans le collimateur, ainsi que des particuliers et des agences gouvernementales.

Les Occidentaux accusent l'Iran de chercher à utiliser son programme d'enrichissement d'uranium pour la fabrication de l'arme atomique. Mais Téhéran dément et assure que son programme est uniquement pacifique.

Au cours de sa visite, M. Lavrov s'est aussi prononcé en faveur d'une coopération "plus active" de Téhéran avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour lever les inquiétudes de la communauté internationale et "restaurer la confiance envers le caractère civil" de son programme nucléaire.

M. Lavrov était arrivé en début de soirée à Téhéran. Sa visite intervient deux semaines après le déplacement historique du président russe, Vladimir Poutine, le premier d'un chef du Kremlin depuis 1943.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait alors déclaré au président russe qu'il "examinerait" une proposition de ce dernier, sans autre précision.

L'ancien responsable du dossier nucléaire, Ali Larijani, avait précisé que la "suggestion particulière" du président russe concernait le programme nucléaire de l'Iran, mais le président Ahmadinejad avait affirmé qu'il n'existait pas de proposition concernant le dossier nucléaire.

Ces dernières semaines, le président russe s'est démarqué de la position des Occidentaux en la matière.

En visite au Portugal la semaine dernière pour participer au sommet Russie-Union européenne, M. Poutine a durement critiqué la position américaine et les nouvelles sanctions décidées par Washington contre Téhéran.

"Pourquoi envenimer la situation, la conduire dans une impasse, menacer de sanctions ou même d'action militaire?", a-t-il lancé. "Vous pouvez courir dans tous les sens comme un fou agitant un rasoir mais ce n'est pas le meilleur moyen de régler le problème".

Le président iranien, cité mardi par l'agence Irna, a quant à lui de nouveau dénoncé les sanctions américaines.

"Les Etats-Unis pensent qu'ils peuvent obliger l'Iran à reculer avec des sanctions unilatérales et utilisent certains éléments intérieurs qui affirment que les gens ont des problèmes économiques, mais nous avons identifié ces perturbateurs économiques et nous allons bientôt les éliminer", a-t-il dit.

Enfin, le directeur adjoint de l'AIEA, Olli Heinonen, et les responsables nucléaires iraniens ont repris leurs discussions sur des centrifugeuses P1 et P2.

L'AIEA attend des détails sur l'obtention par l'Iran des composants des centrifugeuses de type P1, dont près de 3.000 fonctionnent à l'usine d'enrichissement de Natanz (centre), et sur les recherches concernant le modèle P2.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Poutine Bush

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