Hugo Chavez s'en prend aux Etats-Unis à l'ouverture du sommet de l'Opep

Publié le par Adriana Evangelizt

Hugo Chavez s'en prend aux Etats-Unis

 à l'ouverture du sommet de l'Opep

Le troisième sommet des chefs d'Etat de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s'est ouvert samedi à Ryad sur une mise en garde du président Chavez aux Etats-Unis, alors que les prix de l'or noir se situent à des niveaux quasi-records.

"Si les Etats-Unis commettent la folie d'envahir l'Iran ou d'agresser à nouveau le Venezuela, alors le prix du pétrole n'atteindra pas 1OO dollars, mais 200 dollars", a déclaré M. Chavez, au cours de son intervention à l'ouverture du sommet, auquel participe également le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

"Le pétrole est la source de toutes les agressions" dans le monde, a encore affirmé le président vénézuélien, ajoutant que c'était la "raison sous-jacente" de la guerre en Irak et des menaces contre l'Iran.

L'Opep "devrait s'établir comme un agent géopolitique actif", a encore déclaré M. Chavez dans le premier discours prononcé pendant ce sommet qu'il ouvrait en tant qu'hôte de la précédente réunion de Caracas, en 2000.

S'exprimant sitôt après le président Chavez, le roi Abdallah d'Arabie saoudite a estimé pour sa part que le pétrole ne devait "pas se transformer en outil de conflit".

Selon lui, l'Opep a "deux objectifs principaux: la protection des pays membres et de l'économie mondiale" et s'oppose aux "perturbations inopinées des prix du pétrole".

Le souverain saoudien a également annoncé la création d'un fonds doté de 300 millions de dollars pour la protection de l'environnement, financé par l'Arabie saoudite.

Il s'agit du troisième sommet de l'Opep, fondée en 1960, après ceux d'Alger en 1975 et de Caracas. Il doit s'achever dimanche avec la publication d'un communiqué final.

Les membres actuels de l'organisation sont l'Algérie, l'Angola, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l'Indonésie, l'Iran, l'Irak, le Koweït, la Libye, le Nigeria, le Qatar et le Venezuela.

L'Equateur, dont le président Rafael Correa participe au sommet, doit réintégrer formellement l'Opep ce week-end après l'avoir quittée en 1992 pour ne pas être soumis à ses quotas de production.

Les dirigeants de l'Opep ont indiqué ces derniers jours qu'il ne fallait pas s'attendre à une augmentation de leur production malgré le haut niveau des cours qu'ils attribuent essentiellement à la spéculation financière.

Une éventuelle décision sur ce point a été renvoyée à la conférence ministérielle de l'Opep début décembre à Abou Dhabi.

Les prix du pétrole ont augmenté de près de 70% depuis un an et se situent actuellement un peu en-dessous de 100 dollars.

Le sommet s'est ouvert en l'absence du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi qui ne s'était également pas rendu au sommet de la Ligue arabe organisé en mars dans la capitale saoudienne en raison des relations tendues qu'il entretient avec l'Arabie saoudite.

Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono était également remplacé par son vice-président Jusuf Kalla.

La capitale saoudienne a été soumise à d'importantes mesures de sécurité, les rues de la ville se retrouvant vidées de leurs habitants qui ont reçu deux jours de congés pour l'occasion.

Pendant la préparation du sommet, des divergences sont apparues entre Iraniens et Vénézuéliens d'un côté et Saoudiens de l'autre sur la nécessité de faire figurer dans le communiqué final une référence à la dépréciation du dollar.

Les Iraniens, soutenus par les Vénézuéliens y étaient favorables mais le secrétaire général de l'Opep Abdallah el-Badri a affirmé que "le dollar ne serait pas dans le communiqué final" du sommet.

Les prix du pétrole sont fixés en dollars sur les marchés mondiaux et le fait que la devise américaine a perdu 25% de sa valeur face à l'euro ampute les revenus des pays producteurs.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt


Publié dans Venezuela

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