Bush, Führer du 21ème siècle

Publié le par Adriana Evangelizt

Le chroniqueur d'un quotidien gouvernemental syrien :

 Bush, Führer du 21ème siècle



Dans un article paru dans le quotidien gouvernemental syrien Al-Thawra, Ghaleb Hassan Muhammad déclare que "l'empire américain" est au bord de l'effondrement et qualifie le président Bush de "Führer du 21ème siècle". Extraits : (1)

Dans un article paru dans le quotidien gouvernemental syrien Al-Thawra, Ghaleb Hassan Muhammad déclare que "l'empire américain" est au bord de l'effondrement et qualifie le président Bush de "Führer du 21ème siècle". Extraits : (1)


"George Bush, le Führer du 21ème siècle, est victime de la maladie mortelle d'hybris"

"Il est important d'avoir du pouvoir, mais il est plus important encore de le gérer correctement et d'en profiter. Même un novice en politique et en relations internationales peut sans mal s'apercevoir que l'équipée du président Bush Junior en Irak représente un tournant important dont l'histoire se souviendra comme du début de la chute du grand empire américain.

Bien que tous les médias tyranniques se mobilisent dans une vaine tentative pour présenter les événements [en Irak] comme tout le contraire [de ce qu'ils sont réellement], c'est la géographie qui [aura le dernier mot]. C'est ce qui s'est passé avec le grand empire romain, l'empire britannique et l'empire français, lors de l'attaque tripartite contre l'Egypte en 1956 (…) C'est aussi ce que l'histoire a inscrit sur le certificat de décès de la bête nazie – le Führer – qui en son temps détenait les rênes du pouvoir et comptait sur celui-ci en menant son entreprise d'extermination d'une partie de l'humanité et de conquête de l'autre partie pour en faire des esclaves au service des 'surhommes aryens' (…)

Oui, il s'agit bien d'hybris, la maladie mortelle des puissants. Et c'est aujourd'hui George Bush Junior, le Führer du 21ème siècle, qui est victime de cette même maladie mortelle. Elle est contractée par l'incapacité à user du pouvoir [avec sagesse].

Le célèbre plan d'Eisenhower visant à combler le vide occasionné au Moyen-Orient par les déclin des empires français et britannique était [à l'époque] un plan relativement réaliste en termes de relations politiques et internationales. [Combler le vide], c'est ce que désirent les puissances quand d'autres puissances se retirent, laissant le vide derrière elles. Mais une petite zone géographique comme le Moyen-Orient est une chose, et le monde dans son ensemble en est une autre.

La [politique] de comblement du vide adoptée par les cercles politiques américains après la chute de l'Union soviétique est généralement qualifiée en termes politico-stratégiques de "siècle américain". Cette expression implique de toute évidence que le 21ème siècle sera américain dans tout le sens du terme – hégémonie militaire, économique, culturelle, etc.

Comme chacun sait, l'archipel du vide créé par la chute de l'Union soviétique et de l'ordre socialiste s'étend de la mer baltique à l'Europe de l'Est et à l'Europe centrale, aux Balkans, au Moyen-Orient et à l'Asie centrale, jusqu'aux frontières de la Chine.

Cet archipel est incontestablement [un microcosme] du monde. Imposer l'hégémonie américaine au monde signifie prendre le contrôle des décisions internationales et faire des autres pays des employés de l'Oncle Sam mettant sa politique à exécution. Les employés sont bien sur [plus ou moins importants], vu qu'il est impensable de ranger un pays comme la France au même niveau que la République Karzaï [l'Afghanistan]."

"Même si cela prend du temps, même si l' [Amérique] se montre puissante et impitoyable, le peuple se soulèvera de nouveau, tel un volcan [en éruption] (…) et réduira les envahisseurs à des restes de laides images."

"Nombreux sont ceux qui pensent que c'est l'appui de la plupart des pays occidentaux accordé au gouvernement américain dans sa 'guerre sainte' ou 'croisade', comme Monsieur George Bush l'a lui-même qualifiée, et la position neutre adoptée par plusieurs [autres] pays, qui ont encouragé le 'Führer américain' à commettre l'erreur qui pourrait bien être la dernière [de son gouvernement] (…)

Une fois de plus, la géographie et l'histoire auront [le dernier mot] (…) Même si cela prend du temps, même si l'ennemi est puissant et impitoyable, le peuple se soulèvera de nouveau, tel un volcan [en éruption] ou un déluge d'eau (…) et réduira les envahisseurs en restes de laides images dans la mémoire des habitants du pays.

Quand nous tournerons [la caméra] de la scène des événements, c'est-à-dire de l'Irak, aux Etats-Unis, nous assisterons encore plus clairement à la défaite [de l'Amérique] dans cette guerre. Le rejet par le peuple américain de cette guerre, qui s'intensifie de jour en jour, est la preuve la plus frappante de la crise dans laquelle se trouvent le gouvernement américain et les néo-conservateurs de la Maison Blanche. Aussi longtemps que les décisionnaires refuseront d'accepter cette réalité, et donc de l'affronter avec sagesse et sans démagogie politique et idéologique, l'Amérique devra faire face à une grande catastrophe.

Plus d'un analyste occidental a estimé que l'objectif du gouvernement américain dans cette guerre était de resserrer l'emprise sur la Syrie et l'Iran et de les isoler complètement, sous prétexte que ces pays se mêlent des affaires [des autres Etats du] Moyen-Orient, de la Palestine et du Liban à l'Irak (…) Ce gouvernement, ou plutôt les quelques personnes saines d'esprit qui y restent, découvriront que l'ingérence de l'Iran et de la Syrie est la seule façon pour lui d'éviter la mort politique et stratégique dans la région."

(1) Al-Thawra (Syrie), 10 octobre 2007

Sources MEMRI

Posté par Adriana Evangelizt



Publié dans Un pouvoir fasciste

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