Poutine hausse le ton face à l'Otan et sur le traité FCE

Publié le par Adriana Evangelizt

Nous nous trouvons dans la même situation qu'en 1938, nous répétons. ON a laissé faire Hitler. On laisse faire Bush et les Sionistes. Comme on a ostracisé la Russie lors de la dernière guerre, le scénario est identique et mille autres similitudes. Que dire de la baisse du dollar, de la montée de l'euro et du pic pétrolier ? Voir Le choix de la défaite qui explique que l'on se trouve dans la même situation et Etat de guerre... où il est question de la crise du Kosovo...

 

Poutine hausse le ton face à l'Otan et sur le traité FCE

Le président russe Vladimir Poutine a de nouveau haussé le ton mardi contre les "pays de l'Otan" qui "gonflent les muscles" aux frontières de la Russie, avertissant que Moscou ne resterait pas sans réponse.

Dans ce contexte, il a réaffirmé sa détermination à suspendre la participation de la Russie au traité sur les Forces conventionnelles en Europe (FCE), un des textes clés régissant la sécurité sur le Vieux Continent depuis la fin de la Guerre froide, à compter du 12 décembre. "La Russie ne peut pas se permettre de rester passive quand d'autres gonflent les muscles", a-t-il dit, cité par les agences russes, lors d'une réunion des chefs des forces armées au ministère russe de la Défense. "Nous voyons que certains Etats et membres de l'Alliance atlantique augmentent leurs ressources militaires près de nos frontières en violation des accords conclus", a poursuivi le chef de l'Etat. La suspension de la participation russe au traité FCE est une des "réponses" à cette situation, a-t-il dit, notant que la Russie s'y voyait "contrainte" alors que ses partenaires de l'Otan n'ont pas ratifié la version révisée du traité adoptée en 1999. "Nous n'appliquerons rien unilatéralement, (alors que) nos partenaires n'ont pas ratifié le traité, certains ne l'ont même pas signé", a-t-il dit. "La Russie étudiera une reprise de ses obligations quand ils auront adhéré à la version adaptée du FCE et surtout l'appliqueront", a-t-il ajouté.

Le traité FCE a été signé en 1990 par les pays de l'Otan et du Pacte de Varsovie, un an avant la chute de l'URSS. Il a été "adapté" en 1999 à Istanbul pour tenir compte de la disparition du bloc soviétique qui unissait la défense de l'URSS et des pays socialistes d'Europe de l'Est. Mais les pays de l'Otan n'ont pas ratifié cette version révisée, arguant du maintien de troupes russes dans des régions séparatistes pro-russes de Géorgie et de Moldavie, deux ex-républiques soviétiques. Le président russe a insisté par ailleurs sur la nécessité pour la Russie d'avoir des forces nucléaires modernes et adaptées. "L'une de (nos) missions principales reste d'augmenter l'aptitude au combat des forces nucléaires stratégiques. Elles doivent être en mesure de riposter de façon adéquate et immédiate à tout agresseur", a-t-il dit. La Russie dénonce, outre l'extension de l'Otan vers ses frontières, le projet de bouclier antimissile américain en Europe, qui prévoit la construction d'un radar ultra-sophistiqué en République tchèque et l'installation de dix intercepteurs de missiles en Pologne. Vladimir Poutine a déploré à cet égard que les propositions russes, notamment celle d'utiliser le radar de Gabala en Azerbaïdjan en lieu et place d'un radar tchèque, restent sans réponse. "Ces propositions, celle par exemple sur la création d'un système antimissile unifié, avec un accès égal de tous à sa gestion restent sans réponse", a-t-il dit. Le chef d'Etat major russe, le général Iouri Balouevski, a martelé que la Russie suspendrait sa participation au FCE le 12 décembre. "Cette décision sera impérativement mise en oeuvre, telle qu'elle a été prise et dans les délais", a-t-il dit.


Il a répété par ailleurs que la Russie ne se presserait pas de sortir du traité sur les Forces nucléaires intermédiaires (FNI). "On n'a pas besoin de se presser de sortir de ce traité. Il faut s'efforcer de rallier à cet accord tous ceux qui fabriquent ce type de missiles", a-t-il dit. Le président Poutine a brandi la menace en octobre d'une sortie de la Russie du FNI si ce traité ne prenait pas un "caractère universel".

Sources Tageblatt

Posté par Adriana Evangelizt

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