Venezuela: Chavez envoie l'armée dans les champs de pétrole et menace les Etats-Unis

Publié le par Adriana Evangelizt

L'immixion et l'ingérence continuent. Les fomenteurs de troubles ne peuvent pas laisser les gens tranquilles.

Venezuela: Chavez envoie l'armée dans les champs de pétrole

et menace les Etats-Unis

 

Le président vénézuélien Hugo Chavez a ordonné vendredi l'envoi de l'armée dans tous les champs pétrolier du pays, menaçant les Etats-Unis de les priver de pétrole, avant le référendum de dimanche sur la révision socialiste de la Constitution.

"J'ai donné l'ordre au ministère de la Défense (...) de mettre en place les plans de protection de nos champs pétroliers et de nos raffineries. A partir de cette nuit, ils seront protégés par l'armée", a-t-il déclaré.

M. Chavez s'exprimait devant des milliers de ses partisans à Caracas, à l'occasion de son discours de fin de campagne, avant le référendum sur la réforme qui vise à instaurer un Etat socialiste au Venezuela.

Il a affirmé qu'il n'y aurait "plus une goutte de pétrole pour les Etats-Unis", si Washington mettait en oeuvre son plan de déstabilisation au Venezuela.

Le chef de l'Etat a promis de "mettre KO l'empire américain", accusant les Etats-Unis de préparer avec l'oppposition une opération baptisée "Plan Tenaille" pour "déchaîner la violence" au cas où la réforme serait adoptée.

Sixième pays producteur mondial de brut, le Venezuela produit environ trois millions de barils de pétrole par jour, dont la moitié est exportée aux Etats-Unis, selon les chiffres officiels.

Selon M. Chavez, le gouvernement américain tente de générer des perturbations en prévoyant de "raconter comme un disque rayé qu'il y a eu de la fraude" lors du référendum.

"Si avec cette excuse, il lancent la violence au Venezuela, j'ordonnerai lundi au ministre (de l'Energie, Rafael) Ramirez d'arrêter les envois de pétrole aux Etats-Unis", a-t-il souligné.

Une marée humaine de plusieurs dizaines de milliers de militants avait répondu à l'appel du chef de l'Etat, en envahissant l'avenue Simon Bolivar, principale artère de la capitale, où l'opposition avait réuni la veille un rassemblement similaire

"Oui avec Chavez", "Chavez pour toujours", crient ses sympathisants, dont la plupart avaient revêtu des chemises et casquettes rouge, la couleur du régime.

"Notre président représente l'espérance, le changement, la fin de la pauvreté. C'est un homme du peuple qui vit pour le peuple", lance à l'AFP Alberto Cebolla, un agent de la compagnie pétrolière nationale PDVSA (Petroleos de Venezuela), bailleur de fonds des programmes sociaux du régime.

"Nous ne sommes pas les fils à papas qui ont manifesté pour l'opposition", ironise cette homme joufflu de 30 ans, qui a parcouru 500 kilomètres depuis l'Etat de Zulia, dans le nord du pays, pour écouter le "Comandante".

En béret et treillis militaire, Carlos Bolivar, un ouvrier de 49 ans, qui assure avoir pu reprendre ses études grâce à l'aide gouvernementale, explique être venu soutenir "un homme qui a donné sa vie pour défendre les pauvres".

"Chavez est ce qui est arrivé de meilleur au pays", glisse, Narlis Martinez, une travailleuse sociale de 37 ans, en tirant par la main sa fillette pour la rapprocher de l'estrade.

Affrétés depuis plusieurs régions du pays, des dizaines d'autobus, remplis de militants, ont fait route depuis l'aube, en direction de Caracas pour grossir les rangs de la manifestation.

Pour la première fois, le président vénézuélien, qui accuse l'opposition de préparer un plan avec les Etats-Unis pour le "neutraliser" après le référendum, se trouve sous la menace d'un revers électoral. Les derniers sondages prévoient un scrutin extrêmement serré, alimentant la crainte de violences.

Même les classes populaires affichent leur doute devant cette réforme constitutionnelle, qui permet au chef de l'Etat de se présenter indéfiniment à la présidentielle et censurer la presse en cas de crise, tout en érigeant le socialisme en modèle économique.

Nouveau porte-parole des anti-Chavez, l'ancien général Raul Baduel, ex-ministre de la Défense, qui jouit encore d'un certain prestige dans les rangs militaires, a dénoncé "une fraude en cours et un coup d'Etat".

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Venezuela

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