Il part ou il reste, scénarios sur l'avenir politique de Poutine

Publié le par Adriana Evangelizt

Il part ou il reste,

scénarios sur l'avenir politique de Poutine

L'avenir politique du président Vladimir Poutine reste l'objet de toutes les spéculations à l'occasion des législatives russes dimanche, présentées par son parti comme un référendum en sa faveur.

Tête de liste de son parti Russie unie à ce scrutin, il dispose de plusieurs options pour rester au pouvoir ou garder une "influence", comme il dit, au-delà de la présidentielle de mars 2008 à laquelle il ne peut se présenter.

Voici les principaux scénarios évoqués :

PRESIDENT DE NOUVEAU

Il y a trois options:

- La Constitution lui interdit de briguer un troisième mandat consécutif en 2008 (après deux mandats en 2000-2004 et 2004-2008), mais il peut se représenter en 2012. Point faible : sa popularité risque de s'effriter d'ici là.

- Un successeur élu le 2 mars 2008 donne rapidement sa démission pour raisons de santé. Une nouvelle présidentielle est convoquée à laquelle M. Poutine peut se présenter.

- Il démissionne d'ici au 2 mars 2008, nomme un président par intérim, observe une pause et se représente. Point faible: cette option est contraire à l'esprit de la Constitution. Le président Poutine a lui-même dit à plusieurs reprises qu'un "nouveau président" serait élu en 2008.

CHEF DU PARTI ET/OU DE LA MAJORITE PARLEMENTAIRE

Il prend la direction de Russie unie, qui proposera le gouvernement et le président. Le parti aura aussi le pouvoir de destituer le chef de l'Etat s'il obtient une majorité des deux-tiers au Parlement, un scénario crédible au vu des sondages.

Le centre du pouvoir se déplace du Kremlin vers Russie unie où les fidèles de Poutine occuperont des postes clés.

M. Poutine s'est lui-même réservé un "droit moral" d'influer sur le Parlement et sur le gouvernement à l'issue des législatives.

Point faible: la Constitution garantit de très larges pouvoirs au président qui conduit la politique internationale, possède le code nucléaire et nomme les dirigeants de la Défense, de l'Intérieur, des services secrets et de la justice. La loyauté d'un nouveau président est sujet à caution.

PREMIER MINISTRE

Le 1er octobre, en annonçant qu'il conduira la liste de Russie unie aux législatives, M. Poutine relève que diriger le gouvernement est une proposition "parfaitement réaliste".

Point faible: les pouvoirs du Premier ministre sont nettement moindres que ceux du président. M. Poutine a exclu depuis de modifier les institutions russes pour se tailler un poste de Premier ministre sur mesure.

PRESIDENT DE LA DOUMA

Tête de liste de Russie unie, il peut choisir de quitter le Kremlin pour devenir député (il a cinq jours pour le faire après l'annonce des résultats officiels des législatives le 16 décembre) et prendre la présidence de la Douma (chambre basse du Parlement).

Point faible: pouvoirs réduits. Un porte-parole du président a assuré qu'il ne deviendrait pas député.

SECRETAIRE DU CONSEIL DE SECURITE RUSSE

Ce scénario est évoqué par des proches de M. Poutine.

Le poste, vacant depuis juillet, offre des prérogatives en matière de politique étrangère et de défense, à géométrie variable selon la personnalité de son titulaire.

"LEADER NATIONAL"

Les dirigeants de Russie unie ainsi que plusieurs mouvements récemment créés demandent à M. Poutine de rester le "leader national" sans en expliciter les mécanismes.

Abdoul-Khakim Soultygov, membre de Russie unie, a carrément proposé de changer le système politique pour faire de M. Poutine le "leader national" à qui les autres pouvoirs feraient acte d'allégeance. Il n'a pas été suivi par la direction du parti.

Certains membres de son entourage estiment qu'il pourrait prendre la tête d'une fondation

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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