Les États-Unis retirent un projet de résolution au Conseil de sécurité

Publié le par Adriana Evangelizt

Où l'on voit bien que cette conférence n'était qu'une mascarade. Les Etats-Unis ont retiré le projet de résolution qui appelait tous les États à « appuyer politiquement et diplomatiquement les efforts des Israéliens et des Palestiniens pour mettre en œuvre leur programme d’action », y compris en « empêchant tout soutien aux actes de violence ou de terrorisme visant à faire dérailler ces efforts." On comprend mieux, lorsque l'o apprend qu’Israël « n’était pas sûr que le projet de résolution était le meilleur vecteur » pour soutenir le processus de paix. Selon un diplomate à l’ONU, Israël ne souhaitait pas une intervention du Conseil de sécurité. On est dégouté par toutes ces manoeuvres d'autant que l'on sait très bien que les organisations sionistes font tout ce qui est en leur pouvoir pour que la Palestine ne voit jamais le jour. Jusqu'à quand va-t-on supporter ces suppôts ?

Proche-Orient - Mahmoud Abbas s’était un peu trop vite félicité du texte destiné à soutenir Annapolis


Les États-Unis retirent un projet de résolution

au Conseil de sécurité

Les États-Unis ont retiré hier soir un projet de résolution déposé la veille au Conseil de sécurité de l’ONU pour soutenir la relance à Annapolis du processus de paix au Proche-Orient, dont venait de se féliciter le président palestinien Mahmoud Abbas. Pressés de questions sur la raison de ce retrait qui pourrait avoir son origine dans le fait que les Palestiniens et surtout Israël n’avaient pas été consultés avant le dépôt du texte, les diplomates américains ont donné de cette volte-face des explications d’où perçait un certain embarras. « Nous avons considéré cette question et en fin de compte, la secrétaire (d’État Condoleezza Rice) estime que les résultats positifs d’Annapolis se suffisent à eux-mêmes », a déclaré le porte-parole du département d’État, Sean McCormack, laissant ainsi entendre qu’un texte à l’ONU n’était pas utile. Prié de dire si l’ambassadeur américain à l’ONU, Zalmay Khalilzad, qui avait déposé le texte jeudi, était allé trop vite en besogne, M. McCormack a éludé la question, répétant la ligne du jour : « Les événements et les résultats d’Annapolis se suffisent à eux-mêmes. »


Jeudi, après avoir déposé le texte au Conseil, M. Khalilzad avait indiqué que les membres du Conseil allaient « consulter les parties », c’est-à-dire Israël et les Palestiniens. Cette déclaration a été interprétée comme signifiant que cette consultation n’avait pas été effectuée avant la rédaction du texte, comme c’est d’ordinaire le cas. Hier, son adjoint Alejandro Wolff est lui aussi resté très vague sur les motifs du retrait. « Il est apparu qu’il y avait un peu d’inconfort à propos de ce type de texte et nous avons réalisé que l’accent devrait être mis et maintenu sur Annapolis et ses résultats », a-t-il dit. M. Wolff a souligné qu’en deux jours de discussions au Conseil, ses 15 membres avaient été « unis » dans leur soutien de la conférence d’Annapolis et de ses résultats.


M. Abbas s’était pourtant félicité hier matin du dépôt du projet de résolution, y voyant « une preuve de sérieux » de la part de Washington. Après ce retrait, le représentant permanent de la Palestine à l’ONU, Riad Mansour, a déclaré à l’AFP que les Palestiniens « étaient en faveur d’une réaction de soutien du Conseil de sécurité aux résultats d’Annapolis sous quelque forme que ce soit ». Mais l’ambassadeur adjoint israélien, Daniel Carmon, a indiqué qu’Israël « n’était pas sûr que le projet de résolution était le meilleur vecteur » pour soutenir le processus de paix. Selon un diplomate à l’ONU, Israël ne souhaitait pas une intervention du Conseil de sécurité, considérant que la relance du processus de paix décidée à Annapolis relevait d’une question bilatérale entre Israéliens et Palestiniens. L’ambassadeur de France à l’ONU, Jean-Maurice Ripert, a regretté le retrait du texte. « La France jugeait utile que le Conseil de sécurité puisse exprimer son soutien à la dynamique créée à Annapolis », a-t-il dit.


Le projet de texte proposait notamment que le Conseil « approuve le programme d’action pour des négociations et pour la mise en œuvre des diverses obligations découlant de la “feuille de route”, sur lequel les dirigeants israéliens et palestiniens se sont entendus le 27 novembre à Annapolis ». Il appelait tous les États à « appuyer politiquement et diplomatiquement les efforts des Israéliens et des Palestiniens pour mettre en œuvre leur programme d’action », y compris en « empêchant tout soutien aux actes de violence ou de terrorisme visant à faire dérailler ces efforts ». Enfin, il appelait les États et organisations internationales qui le peuvent à aider au développement de l’économie palestinienne, notamment lors de la prochaine conférence des donateurs à Paris.


En outre, dans une interview publiée hier par le quotidien Yediot Aharonot, le Premier ministre israélien Ehud Olmert a réaffirmé sa volonté de progresser dans le processus de règlement politique du conflit avec les Palestiniens. « Pour l’instant, je n’ai encore renoncé à rien et lorsque je dois m’obstiner et me battre, je le fais. Je préfère ne pas transformer chaque désaccord avec les Palestiniens en esclandre, car je veux progresser (...) », a-t-il assuré. « Je ne m’attends pas à une crise dans la coalition gouvernementale », a-t-il ajouté, en allusion au risque que deux de ses partis alliés, le Shass (religieux orthodoxe) et Israël Beiténou (ultranationaliste), rejoignent l’opposition en raison de ses éventuelles concessions aux Palestiniens.

Sources Lorient le Jour

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans USA-ISRAËL

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