Poutine: la Russie rejette le "capitalisme d'Etat"

Publié le par Adriana Evangelizt

Pour comprendre le travail accompli par Poutine pour son pays, il faut déjà savoir comment était la Russie lorsqu'il a été élu. Il faut savoir ce qu'en avait fait les oligarques maffieux qui volaient toutes les richesses -dont le pétrole- avec l'aide des Américains et ce, sous les régimes d'Eltsine et de Gorbachev. Oui, il faut voir la misère noire dans lequel le Peuple russe était plongé.  Un extrait d'un article posé sur notre blog consacré à Poutine pour l'année 1997 : "Au mois d'aout rien qu'à Moscou, entre 200 000 et 400 000 personnes ont depuis perdu leurs emplois.../...  Le pourcentage de ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté est passé de 8 à 30 pourcent. Le salaire mensuel moyen de $120 est tombé à $42; la pension de $54 à $18. Sans compter ceux qui passent des mois sans recevoir leurs chèques de paye ou de pension. Les professeurs reçoivent $30 à Moscou, beaucoup moins dans les provinces./. Dans de nombreux villages, le chauffage et l'électricité ont été coupés à cause de l'état lamentable des installations ou l'épuisement total des matériaux de chauffage.../... L'espérance de vie pour les hommes est tombée à 55 ans, jetant la Russie plus bas qu'au centième rang parmi les nations du monde." Voir la suite sur notre blog qui n'est pas fini, nous répétons.   La première chose que Poutine a dû faire, c'est de trouver une solution pour que les capitaux rentrent et comment pratiquer si ce n'est en  contrôlant notamment l'industrie des hydrocarbures ? On accuse Poutine de ne pas vouloir brader ses industries à l'étranger. Ceci, il ne le fera jamais de toute façon, il aime trop son pays. Il attend que son pays soit bien assis pour laisser les autres venir chez lui. Tout comme là, il choisit quelqu'un de jeune, de dynamique, qu'il va former pendant cinq ans notamment dans la politique extérieure des requins US et autres. Pourquoi tout le monde tape sur Poutine ? Parce qu'il refuse la tutelle étatsunienne. Et il a raison. Quant à la démocratie, il faut bien savoir que le grand-père de Poutine faisait partie de la première génération où le servage était abolli. Comptez. Les Russes n'ont pas la même Histoire que nous. Si nous avons fait la Révolution en 1789, il nous a fallu attendre encore pour obtenir certains droits. En Russie c'est la même chose. Il faut lui laisser le temps. La transition est en train de se faire. Peu à peu. Le seul gros point noir de Poutine, c'est la Tchétchénie, malheureusement. Mais ceux qui le critiquent pour ça en oubliant copieusement la Palestine, ne sont pas des Justes.

Poutine: la Russie rejette le "capitalisme d'Etat"


MOSCOU - La Russie n'a pas l'intention de passer à un système de capitalisme d'Etat, a déclaré mardi son président Vladimir Poutine, alors que le contrôle de l'Etat sur des pans importants de l'économie s'est renforcé depuis qu'il est arrivé au pouvoir il y a presque huit ans.

"Nous ne nous apprêtons pas à passer au capitalisme d'Etat. Ce n'est pas notre choix, ce n'est pas notre voie", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec des hommes d'affaires dont le président de la Chambre de commerce et d'industrie russe Evgueni Primakov et le PDG du groupe pétrolier Rosneft, Sergueï Bogdantchikov.

"Nous ne conserverons pas ces entreprises d'Etat, par exemple dans l'aéronautique et dans les chantiers navals. Lorsque ces secteurs pourront se tenir sur leurs pieds et devenir compétitifs sur les marchés mondiaux, alors nous créerons les conditions pour qu'ils travaillent exclusivement dans des conditions de marché", a-t-il ajouté.

Les monopoles d'Etat ne doivent pas être autorisés à "étouffer l'activité" économique, a-t-il dit.

La Russie a resserré son contrôle sur des pans entiers d'industrie ces dernières années, notamment dans les hydrocarbures, et prépare une loi limitant les investissements étrangers dans les secteurs jugés "stratégiques".

Le président Poutine a également saisi l'occasion pour plaider pour une politique budgétaire moins stricte, et plus orientée vers l'aide sociale, à moins de trois mois de la présidentielle du 2 mars 2008, évoquant le Fonds de stabilisation mis en place en 2004.

"Nous ne pouvons pas permettre que le peuple soit volé plus longtemps, quel que soit le niveau auquel montent les prix de l'énergie", a-t-il déclaré.

"C'est pourquoi nous avons décidé de répartir ces ressources" et de les allouer à des programmes sociaux et d'aide à l'innovation économique.

Le Fonds de stabilisation accueille une partie des recettes fiscales issues des exportations du pétrole, accrues grâce aux prix mondiaux élevés. Il s'élevait en novembre à 144,43 milliards de dollars, selon les données du ministère des Finances.

Il devrait selon le ministre des Finances Alexeï Koudrine atteindre 158 milliards de dollars au 1er janvier 2008, avant d'être divisé en février en un Fonds de réserve, doté de l'équivalent de 10% du PIB russe et destiné à protéger l'économie d'une éventuelle chute des cours du pétrole, et un Fonds de prospérité national, dans lequel le gouvernement pourra puiser pour ses dépenses.

Le président Poutine a en outre salué la hausse des taxes pesant sur l'industrie minière et pétrolière, jugeant que cette politique avait fait la preuve de son efficacité.

"Nous sentions qu'elles avaient du gras en trop et que nous pouvions redistribuer une partie du poids de l'impôt", a-t-il dit.

"Comme la pratique l'a montré, cela a été fait correctement", a-t-il estimé, avant d'ajouter que "peut-être, cela n'est pas suffisant".

(©AFP / 11 décembre 2007 16h03)

Sources Romandie

Posté par Adriana Evangelizt

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