Les Palestiniens veulent que les donateurs se dépensent politiquement aussi

Publié le par Adriana Evangelizt

Mahmoud Abbas n'a pas mâché ses mots aux donateurs sur la colonisation et l'occupation qui nuit à la paix. Et la Livni continue sur la sécurité. Pas un instant il ne viendrait à l'idée de ces sionistes que tant qu'ils ne rendront pas la terre qu'ils ont volé, il y aura de la Résistance. Ils ramènent tout à eux. C'est le centre du monde, que voulez vous. Tout pour eux, rien pour les autres.

Les Palestiniens veulent que les donateurs

 se dépensent politiquement aussi

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, venu plaider pour une aide financière internationale, a pris lundi à témoin les donateurs réunis à Paris face à la politique israélienne qui entrave selon lui tout progrès vers un Etat palestinien.

Trois semaines après la conférence d'Annapolis, aux Etats-Unis, qui a donné lieu à une relance des négociations israélo-palestiniennes, M. Abbas a exposé devant les représentants de quelque 70 pays et 20 organisations internationales les difficultés qui ont miné le processus d'emblée.

"Comment peut-on lancer des négociations sérieuses pour mettre fin au conflit, comme cela a été convenu devant le monde entier, au moment où une des parties (Israël) poursuit la colonisation et ne procède pas à une sérieuse révision de cette politique?", s'est-il interrogé.

Une controverse sur la poursuite de la colonisation juive, notamment à Jérusalem-est, a en effet dominé le premier round de négociations entre Israël et les Palestiniens qui s'est tenu le 12 décembre dans la foulée de la conférence d'Annapolis.

M. Abbas a ainsi exigé "un arrêt de toutes les activités de colonisation sans exception, le démantèlement des 127 colonies sauvages érigées depuis 2001, la réouverture des institutions palestiniennes fermées à Jérusalem, la levée des barrages militaires, l'arrêt de la construction de la barrière de séparation et la libération des prisonniers".

"Je demande à mes voisins israéliens d'apporter une réponse claire à toutes ces questions. Je ne suis pas venu ici et je n'irai à aucune rencontre simplement pour m'engager dans des joutes verbales ou chercher des mesures cosmétiques peu significatives ne donnant pas lieu à une transformation radicale menant à la fin de l'occupation", a-t-il dit.

Après avoir exhorté les donateurs à mettre la main à la poche "pour éviter une catastrophe totale" en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, il a remercié les participants à la conférence d'"être venus dire à notre peuple et au peuple israélien que le monde est déterminé de faire instaurer la paix par des actes et non pas des paroles".

"2008 doit être l'année de la paix et le monde doit afficher sa détermination à atteindre cet objectif", a-t-il lancé.

L'Autorité palestinienne, par la voix de son Premier ministre Salam Fayyad, a réclamé officiellement aux donateurs une aide de 5,6 milliards de dollars sur trois ans, dont 3,9 milliards en soutien direct au budget, pour financer un ambitieux plan de développement destiné à doter un futur Etat palestinien d'institutions solides et d'une économie viable.

Affirmant que l'occupation israélienne a "asphyxié" l'économie palestinienne, M. Fayyad a répété que ce plan ne saurait avoir les résultats escomptés sans la levée des restrictions israéliennes sur la circulation en Cisjordanie et le bouclage de la bande de Gaza.

"Ce qui doit être fait est clair. Travaillez avec nous pour mobiliser la volonté politique et les moyens nécessaires pour transformer ces objectifs en réalité", a-t-il dit.

Présente à la conférence, la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni a indirectement répondu aux propos de M. Abbas en liant une paix véritable au renforcement de la sécurité d'Israël.

"Pour relancer le processus de paix, (...) nous devons améliorer la situation économique et sécuritaire dès maintenant. (...) Une paix véritable ne pourra jamais être atteinte si nous ne créons pas les conditions sur le terrain pour qu'elle puisse se développer", a-t-elle déclaré

M. Abbas a pour sa part répété devant les donateurs son refus de dialoguer avec le Hamas si le mouvement islamiste ne renonce pas au pouvoir dont il s'est emparé par la force à la mi-juin dans la bande de Gaza.

"D'abord le putsch doit prendre fin et ensuite il faudra consulter le peuple en organisant des élections législatives et présidentielle sous supervision internationale", a-t-il dit.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans GRAND MOYEN ORIENT

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