Les meilleurs ennemis d'Al Qaïda

Publié le par Adriana Evangelizt

Alors voilà un article qui nous a fait tilt... quand on dit que ce n'est pas ben Laden qui est derrière Al Qaïda mais le Mossad-Cia -ce qui est la même chose tant l'infiltration est copieuse- les ennemis d'Al Qaïda sont le Hezbollah et l'Iran, curieux non ? Il manque le Hamas...

Les meilleurs ennemis d'Al Qaïda

Al Qaïda se découvre des ennemis communs avec les Etats-Unis : l’Iran et le Hezbollah libanais. Qui l’eût cru ?

En cette fin d’année « mécréante » et ce début des célébrations de la Fête du sacrifice, l’heure est aux bilans et à l’expression des vœux. Déjà rodé au rituel, c’est Ayman Al-Zawhari, le bras droit et cerveau gauche de Ben Laden, qui s’y colle encore. « Interviewé » par son canal de com’ préféré, la boite de production As-sahab qui a mis en ligne l’enregistrement le 16 décembre sur les forums djihadistes, le docteur égyptien a donc dressé l’inventaire de l’exercice djihad 2007 et fixé les objectifs 2008 pour la holding Al-Qaïda. 97 minutes à écouter refaire le monde vu – et rêvé – par Al-Qaïda, c’est long… Bakchich se les est farcies et en a retenu quelques enseignements.

On comprend ainsi au fil de cette « (re-lecture des événements », titre du doc, que la géopolitique, selon Al Qaïda, se résume à une lecture du monde en deux camps, façon Bush, finalement : les amis – ceux qui sont « avec nous » et qui le restent – et les ennemis – ceux qui sont « contre nous » ou qui le deviennent : les traîtres.

L’année 2007 a été visiblement très productive pour cette dernière catégorie, à en croire ses propos. L’Irak reste un révélateur éclairant de ces lignes qui bougent. Y compris dans les rangs des adversaires, qui se voient lâchés par leurs propres amis. Pour preuve, la décision britannique de « fuir » en transférant la souveraineté aux forces irakiennes dans la région sud de Bassorah. Lâchées aussi, ces forces de sécurité nationales, sur lesquelles s’appuient les États-Unis pour préparer leur retrait, qui se voient envoyer au casse pipe contre les terroristes sans armes ni équipements et la peur au ventre. En face, dans le camp des insurgés, ce sont certains chefs de tribus sunnites et groupes faux nez de résistance, fustigés par Al-Zawahri pour avoir retourné leur veste, et choisi de collaborer avec les forces américaines, « à coups de dollars ».

Ce monde en guerre où les traîtres sont légions peut réserver encore quelques surprises géopolitiques. Ainsi, découvre-t-on, les États-Unis et Al Qaïda ont un ennemi en commun : l’Iran. Il fut un temps où la triangulaire marchait dans l’autre sens, quand les États-Unis étaient l’ennemi commun d’Al-Qaïda et de l’Iran… Terminé ! Le régime chiite, autrefois exemple à suivre pour l’établissement d’un État islamique, est désormais relégué au rang de Grand Satan de l’islam, non seulement pour l’aide apportée aux Américains dans l’invasion de l’Afghanistan en 2001 puis de l’Irak en 2003, mais aussi pour son soutien aux milices chiites, conçues comme des forces supplétives de l’armée américaine pour combattre les sunnites en Irak. Une contribution, au service de leur propre volonté de puissance, que les États-Unis ont vite fait d’oublier. « L’Iran a planté un couteau dans le dos de la nation musulmane, et les traces de ce coup restera dans la mémoire des Musulmans pour longtemps », gronde Al-Zawahri. Alors, que l’Iran se débrouille seul en cas d’attaque américaine

Pas de pitié non plus pour le leader du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, qu’Al-Zawahri s’était bien gardé de critiquer pendant la guerre contre Israël à l’été 2006 du fait du large soutien dont le leader chiite bénéficiait alors dans les opinions arabes et musulmanes. Le voilà taxé de « poupée » des Ayatollah, et de traître aux Palestiniens. Dans ce monde où décidément les vrais potes musulmans se font rares, vers quels recours se tourner ? L’Armée, voyons ! Un bon coup d’état militaire, la dernière trouvaille d’Al-Zawahri pour « sauver le Pakistan », condamné sinon à devenir « l’Américastan, l’Indianstan ou l’ Israelistan » (sic) sous le commandement de Mussharaf. Les dirigeants arabes vont commencer à aimer Al Qaïda…

Sources Bakchich

Posté par Adriana Evangelizt



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